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mardi, juillet 21, 2015

Débats électoraux : Le PLC craint que les francophones soient désavantagés

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 20 juillet 2015 à 21h52. Modifié par Jean-François Cyr à 22h54.
Débats électoraux : Le PLC craint que les francophones soient désavantagés
Le chef du NPD, Thomas Mulcair, le chef du PLC et premier ministre, 
Stephen Harper, et le chef du PLC, Justin Trudeau
/Montage: photos archives Presse Canadienne
OTTAWA - Les libéraux fédéraux craignent que les francophones du pays soient désavantagés par le refus des conservateurs de participer aux débats des chefs au cours de la prochaine campagne électorale prévue à l'automne.
Le Parti libéral du Canada (PLC) a déploré, lundi, par voie de communiqué, l'organisation actuelle des échanges oratoires.

La semaine dernière, le Parti conservateur a maintenu son refus de participer au débat du Consortium des radiodiffuseurs, et ce, même si La Presse a abandonné l'idée de faire sa propre rencontre des chefs des partis politiques. La Presse s'est ralliée au regroupement des médias, composé de CBC News, CTV News, Global News, Radio-Canada et Télé-Québec, faisant en sorte que les conservateurs participeront à un seul débat en langue française, celui du réseau TVA, le 2 octobre.

Le parti de Stephen Harper s'est limité à participer à un maximum de deux débats en français et trois en anglais.

Les débats dans la langue de Shakespeare sont déjà connus : celui du magazine Maclean's, celui de l'organisation Munk Debates et celui du quotidien The Globe and Mail.

Les libéraux qualifient le refus des conservateurs comme étant un «pied de nez aux Québécois et aux francophones partout au pays». Selon eux, un nombre égal de débats dans les deux langues devraient être présentés dans tout le pays pour rejoindre le plus d'électeurs possible.

La semaine dernière, le porte-parole du parti conservateur (PC), Kory Teneycke, rappelait le mantra adopté dès le départ affirmant que la position du parti «en ce qui concerne les débats du soi-disant consortium» n'avait pas changé.

«Les avenues possibles pour un second débat en français sont de plus en plus difficiles à imaginer», avait alors ajouté M. Teneycke.

Le PLC a donc peu d'espoir de voir un autre affrontement en français, avec tous les chefs de partis, s'annoncer dans les prochaines semaines.

Le Parti libéral ajoute que sa plateforme prévoit la mise sur pied d'une commission indépendante qui sera chargée d'organiser les débats pendant les campagnes électorales pour, notamment, «mettre fin aux manoeuvres partisanes entourant les débats».

samedi, avril 11, 2015

Les francophones perdent du poids dans la région

http://www.lapresse.ca/le-droit/politique/

Publié le 08 avril 2015 à 15h14 | Mis à jour le 08 avril 2015 à 23h24
La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue... (ARCHIVES, LeDroit)
ARCHIVES, LEDROIT
La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle que le français et l'anglais a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %. À Gatineau, la proportion a triplé, passant de 3% à 9,5%.
PAUL GABOURY
Le Droit
Le poids démographique des francophones encaisse un net recul, tant à Ottawa qu'à Gatineau, même si leur nombre continue de s'accroître depuis 30 ans. La proportion d'anglophones est elle aussi en baisse, de part et d'autre de la rivière des Outaouais, alors que le nombre d'allophones a littéralement explosé entre 1981 et 2011.
Ces données inédites sont tirées du Portrait des groupes de langues officielles d'Ottawa et de Gatineau, préparé par Statistique Canada à la demande du Commissariat aux langues officielles. L'enquête décrit l'évolution des groupes linguistiques entre 1981 et 2011.
Les résultats ont été dévoilés mercredi à divers intervenants de la région de la capitale.
À Ottawa, l'examen des données sur la langue maternelle révèle que la proportion de francophones est passée de 19,2 % à 15 % en l'espace de trois décennies, alors que les anglophones ont vu leur part du gâteau fléchir de 70,9 % à 63,7 %. La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %, ce qui leur confère désormais la deuxième plus importante proportion de l'échiquier linguistique de la capitale, devant les Franco-Ontariens.
En nombres absolus, la population ayant l'anglais comme langue maternelle atteint 555 500 personnes, contre 185 700 individus ayant une « autre langue » et 131 300 autres ayant grandi avec la langue de Molière.
À Gatineau, la proportion de la population de langue française a aussi diminué, passant de 84 % à 78,4 %, alors que la part des anglophones est demeurée à peu près stable, passant de 13 à 12 %. La population ayant une autre langue maternelle a plus que triplé en 30 ans, passant d'un maigre 3 % à 9,5 %.
Toujours sur la rive québécoise, le français accuse également un recul au chapitre de la « langue parlée », passant de 85,7 % à 83,7 %, tandis que l'anglais a légèrement progressé, passant de 13,8 % à 15,7 %. À la maison, la population déclarant parler uniquement le français a aussi diminué au cours de la dernière décennie, de 72 % en 2001 à 67,4 % en 2011. Celle parlant uniquement l'anglais est passée de 9,2 à 10,2 % pendant la même période.
La population gatinoise de langue anglaise a vu son effectif augmenter de 80 % entre 1981 et 2011, passant de 23 000 à 41 400 personnes, alors que la population ayant le français comme langue parlée a crû de 55 %, passant de 142 400 à 210 000 personnes.
Les immigrants adoptent l'anglais
À Ottawa, la population immigrante tend à adopter principalement l'anglais comme langue parlée, si bien que son utilisation a augmenté au cours des 30 dernières années (79,6 % à 82,3 %), alors que celle du français a diminué (19,5 % à 16,4 %).
Dans la capitale, 97 % de la population dit pouvoir soutenir une conversation en anglais, un chiffre pratiquement inchangé depuis 30 ans, alors que la population pouvant soutenir une conversation en français a légèrement augmenté, passant de 36 % à 38 %.
Dans les environs
Dans les environs d'Ottawa, les francophones sont majoritaires (65 %) dans Prescott-Russell, seul endroit qui présente une proportion plus élevée que la capitale (15 %). Le français est la première langue parlée par une majorité de résidents de Casselman (81,6 %), Hawkesbury (80,7 %), Alfred-Plantagenet (76,2 %), La Nation (67,9 %), Clarence-Rockland (65,2 %), Champlain (62,5 %) et Hawkesbury-Est (61,4 %), contre 45,5 % à Russell.