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samedi, juin 27, 2015

Outaouais: 2 morts et 3 blessés dans une collision entre plusieurs véhicules

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le samedi 27 juin 2015 à 07h56. Modifié par Jean-François Cyr à 08h24.
MONTRÉAL ? Une collision impliquant trois véhicules a fait deux morts et trois blessés vendredi soir à Chénéville, en Outaouais.
Vers 22 h 30, un automobiliste a tenté un dépassement dans une pente ascendante de la route 315. S'aperçevant qu'une autre voiture arrivait en sens inverse, il a regagné sa voie et heurté une camionnette qui le devançait.
Celle-ci s'est retrouvée en plein milieu de la route et a frappé le véhicule qui circulait sur l'autre voie.

Les deux occupants de la camionnette, un homme de 18 ans et une femme de 19 ans, ont été tués, après avoir été éjectés de leur véhicule.

Les trois personnes qui se trouvaient dans l'autre véhicule ont subi des blessures qui ne menaçent pas leur vie.

Quand au conducteur fautif, il n'a pas été blessé, et il devra faire face à de graves accusations.

vendredi, avril 17, 2015

La relation amoureuse de Stéphanie Vallée provoque un malaise

http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/actualites-regionales/

Publié le 17 avril 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Roch Cholette et Stéphanie Vallée sont en couple depuis... (PHOTOS ARCHIVES LEDROIT)
PHOTOS ARCHIVES LEDROIT
Roch Cholette et Stéphanie Vallée sont en couple depuis janvier dernier.
Simple potin en début d'année, la relation amoureuse de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, est devenue la source d'un malaise grandissant en Outaouais, depuis quelques semaines.
La ministre responsable de l'Outaouais entretient de manière officielle, depuis janvier dernier, une relation de couple avec Roch Cholette, l'animateur vedette du 104,7 FM et ancien député libéral, reconnu pour ses commentaires tranchés et parfois abrasifs sur nombre d'enjeux municipaux, régionaux et provinciaux.
La liaison amoureuse entre ces deux personnalités publiques et politiques parmi les plus en vue de la région est un secret de polichinelle dans les cercles politico-médiatiques, depuis plusieurs mois. Il en est cependant bien autrement pour le public, puisque tant M. Cholette que Mme Vallée n'ont jamais divulgué leur relation publiquement.
Pour de nombreux observateurs du monde médiatique, l'absence de déclaration d'intérêt de l'animateur de radio et de son employeur est « inadmissible », voire « malhonnête ». Des spécialistes de l'éthique journalistique dénoncent le peu de considération de M. Cholette et de l'entreprise Cogeco pour le droit du public à l'information dans ce dossier.
Le manque de transparence du couple commence aussi à agacer bien des intervenants de plusieurs secteurs d'activités dans la région. Le malaise serait de plus en plus palpable au sein de la députation régionale et aurait même atteint certains membres du cabinet des ministres du gouvernement de Philippe Couillard.
Mme Vallée a informé le premier ministre de sa relation en tout début d'année. Mais des ministres parmi les plus en vue du gouvernement ayant défilé au micro de Roch Cholette au cours des derniers mois n'avaient aucune idée de la relation amoureuse de ce dernier avec leur collègue de la Justice, ce qui en aurait froissé quelques-uns.
LeDroit a contacté de nombreuses sources dans ce dossier, notamment dans les différents paliers de gouvernement et dans les institutions publiques de la région. Aucune de ces sources n'a accepté de parler à visage découvert. La crainte de représailles est bien réelle.
Plusieurs des personnes contactées continuent de croire que Mme Vallée a suffisamment de respect pour la charge publique qu'elle occupe pour ne pas divulguer d'informations privilégiées ou stratégiques à son conjoint sur des enjeux politiques et régionaux. 
Cependant, tous affirment que la situation actuelle comporte un risque de bris de confiance. Le couple aurait avantage à confirmer rapidement sa relation sur la place publique, disent-ils.
Le risque de voir la circulation de l'information à l'intention de la ministre être, dans une certaine mesure, compromise dans des dossiers régionaux chers à l'animateur de radio commence à inquiéter.
Des intervenants se questionnent sur les informations dont dispose réellement M. Cholette lorsqu'il est en ondes, et s'interrogent même à savoir si certaines de ses positions ne sont pas des messages envoyés subtilement par la ministre Vallée. Toutefois, rien ne permet de prouver de telles affirmations, mais plusieurs s'entendent pour dire que l'importance de l'apparence de conflit d'intérêts provoque cette ambiance malsaine dans les coulisses.

« Cogeco devrait être honnête avec son public »

Du temps qu'il était directeur général de l'information des Services français de Radio-Canada, Alain Saulnier n'aurait jamais accepté qu'un de ses employés à la couverture des affaires publiques et politiques entretienne une relation amoureuse avec un membre actif du gouvernement. « Je l'aurais retiré complètement de la couverture politique », dit-il.
Aujourd'hui professeur réputé en journalisme à l'Université de Montréal, M. Saulnier juge qu'il est du devoir de Cogeco de rendre publique la relation amoureuse qu'entretient son animateur vedette au 104,7 FM, Roch Cholette, avec la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée.
« L'entreprise Cogeco devrait être totalement transparente dans ce dossier, explique-t-il. Elle devrait avoir l'honnêteté de dire clairement, en toute franchise et en toute transparence, que cette relation existe. Cogeco devrait être honnête à l'égard de son public. L'entreprise n'a pas à jouer à cache-cache avec le public. Il y a là un abcès à crever, c'est évident. »
«Obligations de transparence»
Professeur titulaire en communications à l'Université d'Ottawa et spécialiste de l'éthique journalistique, Marc-François Bernier ajoute qu'il s'agit d'une « norme de transparence simple qui permet au public de juger par lui-même si ça affecte le lien de confiance et la crédibilité » qu'il accorde à l'animateur.
Si l'employeur est à l'aise avec cette situation, il doit divulguer cette information, note le spécialiste. « Quand on sent que c'est délicat de dire les choses, c'est qu'on sent qu'il y a un problème, dit-il. C'est une lumière jaune qui s'allume. »
Que Roch Cholette ne soit pas journaliste dans le sens le plus strict du terme ne change rien, selon M. Bernier. « Ça ne lui enlève pas ses obligations de transparence et d'imputabilité, dit-il. La préoccupation première dans ce dossier, c'est le droit du public à l'information et il s'agit d'une information qui est d'intérêt public. C'est aussi important pour que les gens qui passent à son émission sachent à qui ils ont réellement affaire. Ils ont le droit de savoir à qui ils parlent et ensuite ils feront le choix éclairé d'y aller ou non. »
Alain Saulnier lance aussi une flèche à la ministre de la Justice et au gouvernement de Philippe Couillard qui avait dit vouloir faire de la transparence un élément important de son action politique. « Cette transparence devrait aussi toucher le conseil des ministres, soutient-il. S'il y a des fausses perceptions qui découlent d'apparences de conflit d'intérêts parce qu'il y a un manque de transparence, c'est un objectif que n'accomplit pas ce gouvernement. La ministre, en toute honnêteté et transparence, devrait confirmer de façon publique sa relation. Elle n'est pas obligée d'en faire tout un plat, mais ça reste une information qui est d'intérêt public. »
Le directeur général du 104,7 FM, Bob Rioux.... (Photo Facebook) - image 3.0
Le directeur général du 104,7 FM, Bob Rioux.
PHOTO FACEBOOK

Aucun problème d'éthique au 104,7

L'animateur vedette du 104,7 FM, Roch Cholette, a informé son employeur, dès le retour des Fêtes, en janvier dernier, qu'il ne pouvait plus interviewer la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée. Cette dernière a fait de même avec le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.
Dès lors, la rumeur est devenue potin et le potin est devenu un cas problématique d'éthique journalistique et de transparence. Mis au fait de la situation dès les premières semaines de l'année,LeDroit a alors tenté d'obtenir les commentaires de la ministre Vallée, ce que cette dernière, par le biais de son attachée de presse, a catégoriquement refusé, prétextant le respect de sa vie privée.
Le directeur général de la station 104,7 FM qui appartient au radiodiffuseur Cogeco, Bob Rioux, a pour sa part accepté de commenter la situation, mais avait indiqué au Droit que M. Cholette n'avait pas à faire de déclaration d'intérêt auprès de ses auditeurs ou des intervenants qui défilent à son micro.
« Il n'a pas à préciser sa relation publiquement, a affirmé M. Rioux, en janvier. Il sait ce qu'il a à faire. Il est un professionnel. Nous avons à Cogeco un code d'éthique et journalistique et M. Cholette en connaît les balises. La vie privée de mes employés, ce n'est pas de mes affaires. Je n'ai pas à être à l'aise ou pas avec cette situation. Ce que j'ai à faire, c'est l'encadrer, de m'assurer de son objectivité et qu'il ne se retrouve pas en conflit d'intérêts. Les gens insatisfaits feront une plainte au Conseil de presse, c'est là pour ça. »
En négligeant d'informer la population et les intervenants à son émission, M. Cholette « ne trompe pas l'auditeur », insiste M. Rioux, qui ajoute faire confiance au jugement de son animateur. Depuis cet entretien tenu il y a trois mois, Cogeco n'a posé aucun geste visant à informer la population sur la relation amoureuse Cholette-Vallée.
Roch Cholette, selon l'entente avec son employeur, n'a plus reçu la ministre Vallée en entrevue. Il s'est cependant permis plusieurs commentaires concernant des dossiers touchant au ministère de la Justice ou à des enjeux régionaux dans lesquels la ministre joue un rôle primordial.

samedi, avril 11, 2015

Les francophones perdent du poids dans la région

http://www.lapresse.ca/le-droit/politique/

Publié le 08 avril 2015 à 15h14 | Mis à jour le 08 avril 2015 à 23h24
La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue... (ARCHIVES, LeDroit)
ARCHIVES, LEDROIT
La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle que le français et l'anglais a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %. À Gatineau, la proportion a triplé, passant de 3% à 9,5%.
PAUL GABOURY
Le Droit
Le poids démographique des francophones encaisse un net recul, tant à Ottawa qu'à Gatineau, même si leur nombre continue de s'accroître depuis 30 ans. La proportion d'anglophones est elle aussi en baisse, de part et d'autre de la rivière des Outaouais, alors que le nombre d'allophones a littéralement explosé entre 1981 et 2011.
Ces données inédites sont tirées du Portrait des groupes de langues officielles d'Ottawa et de Gatineau, préparé par Statistique Canada à la demande du Commissariat aux langues officielles. L'enquête décrit l'évolution des groupes linguistiques entre 1981 et 2011.
Les résultats ont été dévoilés mercredi à divers intervenants de la région de la capitale.
À Ottawa, l'examen des données sur la langue maternelle révèle que la proportion de francophones est passée de 19,2 % à 15 % en l'espace de trois décennies, alors que les anglophones ont vu leur part du gâteau fléchir de 70,9 % à 63,7 %. La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %, ce qui leur confère désormais la deuxième plus importante proportion de l'échiquier linguistique de la capitale, devant les Franco-Ontariens.
En nombres absolus, la population ayant l'anglais comme langue maternelle atteint 555 500 personnes, contre 185 700 individus ayant une « autre langue » et 131 300 autres ayant grandi avec la langue de Molière.
À Gatineau, la proportion de la population de langue française a aussi diminué, passant de 84 % à 78,4 %, alors que la part des anglophones est demeurée à peu près stable, passant de 13 à 12 %. La population ayant une autre langue maternelle a plus que triplé en 30 ans, passant d'un maigre 3 % à 9,5 %.
Toujours sur la rive québécoise, le français accuse également un recul au chapitre de la « langue parlée », passant de 85,7 % à 83,7 %, tandis que l'anglais a légèrement progressé, passant de 13,8 % à 15,7 %. À la maison, la population déclarant parler uniquement le français a aussi diminué au cours de la dernière décennie, de 72 % en 2001 à 67,4 % en 2011. Celle parlant uniquement l'anglais est passée de 9,2 à 10,2 % pendant la même période.
La population gatinoise de langue anglaise a vu son effectif augmenter de 80 % entre 1981 et 2011, passant de 23 000 à 41 400 personnes, alors que la population ayant le français comme langue parlée a crû de 55 %, passant de 142 400 à 210 000 personnes.
Les immigrants adoptent l'anglais
À Ottawa, la population immigrante tend à adopter principalement l'anglais comme langue parlée, si bien que son utilisation a augmenté au cours des 30 dernières années (79,6 % à 82,3 %), alors que celle du français a diminué (19,5 % à 16,4 %).
Dans la capitale, 97 % de la population dit pouvoir soutenir une conversation en anglais, un chiffre pratiquement inchangé depuis 30 ans, alors que la population pouvant soutenir une conversation en français a légèrement augmenté, passant de 36 % à 38 %.
Dans les environs
Dans les environs d'Ottawa, les francophones sont majoritaires (65 %) dans Prescott-Russell, seul endroit qui présente une proportion plus élevée que la capitale (15 %). Le français est la première langue parlée par une majorité de résidents de Casselman (81,6 %), Hawkesbury (80,7 %), Alfred-Plantagenet (76,2 %), La Nation (67,9 %), Clarence-Rockland (65,2 %), Champlain (62,5 %) et Hawkesbury-Est (61,4 %), contre 45,5 % à Russell.