Annonce

Aucun message portant le libellé Le chef du Parti libéral du Canada (PLC). Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Le chef du Parti libéral du Canada (PLC). Afficher tous les messages

mardi, mars 22, 2016

Points saillants du budget fédéral déposé par le ministre Bill Morneau

http://www.985fm.ca/economie/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 22 mars 2016 à 16h10. Modifié par 98,5 fm à 16h45.
OTTAWA - Voici les points saillants du budget déposé mardi par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau:
- Le déficit prévu pour l'année financière 2016-2017 atteint 29,4 milliards $; il doit ensuite être réduit à 29,0 milliards $ en 2017-2018, 22,8 milliards $ en 2018-2019, 17,7 milliards $ en 2019-2020 et 14,3 milliards $ en 2020-2021.

- Les dépenses de programmes bondissent sous le nouveau gouvernement libéral: elles passent de 270,9 milliards $ en 2015-2016 à 291,4 milliards $ en 2016-2017, puis à 304,6 milliards $ en 2017-2018. En 2020-2021, elles doivent atteindre 323,2 milliards $.

- Le ministre Morneau prévoit que ses mesures de relance de l'économie entraîneront une hausse du produit intérieur brut de 0,5 pour cent dans la première année et de 1,0 pour cent au cours de la deuxième année.

- Les parents d'enfants de moins de 18 ans toucheront la nouvelle Allocation canadienne pour enfants à compter du mois de juillet. Une famille qui a deux enfants et dont le revenu annuel s'élève à 90 000 $ recevra 5650 $, soit 2500 $ de plus que dans le système actuel.

- Le gouvernement prévoit des investissements de 8,4 milliards $ en cinq ans pour l'amélioration des conditions de vie des peuples autochtones.

- Abolition du fractionnement du revenu pour les couples avec enfant, du crédit d'impôt pour les activités sportives des enfants ainsi que du crédit d'impôt pour les activités culturelles des enfants.

- Le taux d'imposition pour les petites entreprises est réduit de 11 à 10,5 pour cent, mais l'engagement du précédent gouvernement de le ramener à 9 pour cent est reporté indéfiniment.

- Une somme additionnelle de 5,6 milliards $ sur une période de cinq ans est allouée aux anciens combattants et à leurs familles, dont une augmentation de l'indemnité d'invalidité, qui pourra atteindre 360 000 $. Le gouvernement entend aussi rouvrir neuf centres de services pour anciens combattants qui avaient été fermés par le précédent gouvernement, en plus d'en ajouter un autre.

- Le gouvernement entend investir 675 millions $ sur une période de cinq ans dans la Société Radio-Canada.

dimanche, août 23, 2015

Élections Canada 2015 Trudeau promet à Couillard « un vrai partenariat » fédéral-provincial

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Mise à jour le samedi 22 août 2015 à 15 h 06 HAE
Le chef du PLC, Justin Trudeau, le 13 août 2015 à Saskatoon
Le chef du PLC, Justin Trudeau, le 13 août 2015 à Saskatoon  Photo :  PC/Liam Richards

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, s'engage à négocier une nouvelle entente à long terme sur le financement des soins de santé avec les provinces s'il remporte les élections du 19 octobre. Dans une lettre adressée au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, il promet en outre « un vrai partenariat » entre Ottawa et les gouvernements provinciaux.
M. Trudeau est le premier chef à répondre à la lettre envoyée la semaine dernière par Philippe Couillard, dans laquelle le premier ministre demande un engagement clair des chefs sur un certain nombre de dossiers, dont le transfert en matière de santé, la péréquation et le pouvoir fédéral de dépenser.
Conscient des « défis que représentent la hausse des coûts de santé et le vieillissement de la population pour les gouvernements provinciaux », le PLC « convoquera une rencontre fédérale-provinciale afin de convenir d'une entente à long terme sur le financement des soins de santé », écrit M. Trudeau dans sa lettre de quatre pages, dont Radio-Canada a obtenu copie samedi matin.
Dans sa missive, Justin Trudeau s'engage aussi à tenir une rencontre annuelle avec les premiers ministres des provinces s'il est élu. « Les défis auxquels nous faisons face ne peuvent être résolus uniquement à partir d'Ottawa », fait-il valoir, ajoutant que ces défis « exigent un vrai partenariat entre le gouvernement fédéral et les provinces ».
Climat, infrastructures et péréquation
Le chef libéral promet en outre de revoir les modalités de la péréquation, mais seulement si les finances d'Ottawa le permettent. « Il nous faudra tenir compte du cadre fiscal que nous lèguera le gouvernement actuel », prévient-il.
En ce qui concerne les changements climatiques, M. Trudeau réitère sa promesse d'inviter les premiers ministres des provinces à l'accompagner à la Conférence de Paris, en décembre, et d'organiser une réunion avec ceux-ci dans les 90 jours suivant la conférence, « dans le but d'élaborer un cadre d'action pour réduire les émissions de carbone au Canada ».
« Rétablir le financement [de Radio-Canada] » et « protéger la gestion de l'offre » figurent également parmi les intentions du leader libéral, tout comme l'instauration d'un processus de nomination des juges à la Cour suprême « plus transparent », « plus respectueux des provinces » et qui garantira que les candidats retenus « puissent travailler dans les deux langues officielles ».
Des sujets passés sous silence
Justin Trudeau omet cependant de dire dans sa lettre si un gouvernement libéral irait de l'avant avec le projet de péage sur le futur pont Champlain, se contentant d'écrire qu'il s'est déjà engagé à « effectuer des investissements substantiels en infrastructures ». « Je prends bonne note de vos commentaires en ce qui a trait à l'allocation des fonds », ajoute-t-il.
Son adversaire du NPD Thomas Mulcair lui reproche en outre une omission équivoque concernant le droit de retrait avec pleine compensation des provinces. Contrairement au PLC, un gouvernement néo-démocrate accepterait que le Québec se retire « sans condition » des programmes fédéraux, a-t-il affirmé samedi, soulignant que les deux mots en question ne figurent pas dans la lettre libérale.
M. Mulcair s'est engagé à répondre aux demandes du premier ministre Couillard d'ici la fin de la campagne électorale.

mercredi, juillet 22, 2015

Trudeau revient à la charge sur la position du NPD sur la souveraineté du Québec

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 21 juillet 2015 à 18h20.
Trudeau revient à la charge sur la position du NPD sur la souveraineté du Québec
LAVAL, Qc — Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, affirme que le Nouveau Parti démocratique (NPD) se doit d'expliquer aux Canadiens pourquoi il estime que le Québec devrait avoir une voie plus facile vers la souveraineté que celle déterminée par la Cour suprême du Canada.
Écoutez le reportage :
 
 
 
00:00
 
00:00
 
 
 
 
 
 
M. Trudeau est revenu à la charge contre la position du NPD à l'égard de l'indépendance du Québec, mardi, lors d'un événement au Cosmodôme de Laval, au lendemain de la publication d'un sondage Léger qui place son parti au quatrième rang au Québec, avec le NPD significativement en tête.

M. Trudeau a réagi à l'hypothèse que le fort appui au NPD au Québec puisse être attribué à sa sollicitation sans crainte des voix de souverainistes au Québec.

«Je regrette, mais je ne crois pas que quiconque accusera un jour un libéral portant le nom Trudeau d'avoir peur d'affronter les souverainistes», a rétorqué le chef libéral en anglais.

Poursuivant sur la question en français, M. Trudeau a affirmé que la population était bien au fait de sa position sur l'unité du pays, ainsi que sur l'importance de respecter la Cour suprême dans ses décisions.

«Depuis 10 ans, on a un gouvernement à Ottawa qui fait fi des décisions de la Cour suprême, et de voir que (le chef du NPD Thomas) Mulcair est en désaccord avec la Cour suprême sur l'unité du pays, je pense qu'il se doit d'expliquer (pourquoi) aux Québécois et aux Canadiens», a-t-il soutenu.

«Sur un enjeu tel que celui de l'unité nationale, je pense qu'il est important pour quiconque veut devenir premier ministre et qui est en désaccord avec une telle chose d'expliquer pourquoi», a poursuivi le chef libéral.

M. Trudeau a affirmé que le PLC était d'accord avec la décision de la Cour suprême en 1998 à l'effet que la question à un référendum ainsi que le résultat devaient être «sans ambiguïté» pour que le gouvernement fédéral se trouve dans l'obligation de négocier une séparation. La Cour suprême n'a pas spécifié un seuil, mais a indiqué plus d'une fois qu'il faudrait davantage qu'une majorité simple.

M. Mulcair a réitéré, lundi, que son parti préconise une majorité simple de 50 pour cent plus un, telle qu'inscrite dans la Déclaration de Sherbrooke du NPD, un document de politiques qui élabore l'approche du parti à l'égard du Québec.

M. Trudeau a soutenu que la position du NPD sur la souveraineté du Québec demeurait floue et que la formation se devait de mieux expliquer pourquoi elle est en désaccord avec la Cour suprême.

M. Mulcair a dit, lundi, être fier de l'approche «ouverte, optimiste et positive» de son parti à l'égard de la participation du Québec dans les affaires du pays.

Depuis que le NPD s'est emparé de 59 des 75 circonscriptions fédérales au Québec aux élections de 2011, les Québécois ont élu un gouvernement minoritaire du Parti québécois avant de l'écarter deux années plus tard à la faveur d'un gouvernement libéral majoritaire.

M. Trudeau a dit admettre que son parti avait «beaucoup de travail à faire» pour remonter au sommet dans les sondages, tout en ajoutant que bon nombre de Canadiens sont en vacances et ne commenceront pas à porter une véritable attention aux élections avant les dernières semaines de l'été.

Il a dit croire que le premier ministre Stephen Harper choisirait probablement de déclencher une campagne électorale prématurée pour bénéficier des règles permettant aux partis de dépenser davantage durant une plus longue campagne.

«J'ai vraiment hâte au déclenchement des élections (...) pour présenter l'équipe qu'on a. On a plus de 70 candidats au Québec, on a plus que 300 candidats au pays. Le Parti libéral est prêt», a dit M. Trudeau.

D'autre part,M. Trudeau a affirmé que les familles riches n'avaient pas besoin de la Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) du gouvernement conservateur, et qu'il allait donner celle de sa propre famille à un organisme de bienfaisance.

Le chef libéral, père de trois jeunes enfants, a calculé que sa famille recevrait environ 3000 $ de plus cette année en fonction des nouvelles modalités de la prestation.

Il a dit qu'il donnerait cette somme à La Maison bleue, un groupe dans sa circonscription de Papineau à Montréal investi dans l'aide aux femmes vulnérables durant la maternité et les premiers jours après la naissance d'un enfant.

Le chef libéral avait déjà indiqué qu'il n'appliquerait pas, avec son épouse, pour la mesure conservatrice de fractionnement du revenu, disant croire dans les deux cas que le gouvernement erre en n'aidant pas les familles qui en ont réellement besoin.

mardi, mai 05, 2015

Trudeau: baisse d'impôt pour la classe moyenne, hausse pour les riches

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 04 mai 2015 à 10h33. Modifié par 98,5 Sports à 20h02.
Trudeau: baisse d'impôt pour la classe moyenne, hausse pour les riches
Justin Trudeau/Twitter
GATINEAU, Canada - Au nom du «rêve canadien» et de la justice sociale, Justin Trudeau promet de prendre aux riches pour redonner à la classe moyenne s'il est élu premier ministre du Canada en octobre prochain.
Le chef du Parti libéral du Canada (PLC) a dévoilé lundi un pan majeur de sa politique économique, concrétisant du coup son opération charme auprès des électeurs de la classe moyenne.
« Nous allons demander aux Canadiens qui en ont les moyens d'en faire un peu plus », a résumé M. Trudeau à des familles triées sur le volet qui s'étaient rassemblées dans un restaurant de Gatineau pour assister à son annonce.

Afin d'y parvenir, il propose de remanier les paliers d'imposition pour taxer davantage le «un pour cent» des ménages les plus fortunés et, par ricochet, en faire bénéficier les contribuables qui gagnent moins de 90 000 $.

En vertu du plan libéral, le taux d'imposition des ménages dont le salaire annuel oscille entre 44 701 $ et 89 401 $ passerait de 22 à 20,5 pour cent — une réduction de sept pour cent équivalant à une baisse d'impôt pouvant aller jusqu'à 670 $ par année, par personne.

Les Canadiens les mieux nantis, eux, se retrouveraient dans une nouvelle catégorie sur le plan fiscal: un palier d'imposition de 33 pour cent verra le jour pour ceux dont le salaire annuel dépasse les 200 000 $. Leur taux est actuellement plafonné à 29 pour cent.

Les taux d'imposition demeureraient inchangés pour les ménages dont le revenu annuel se situe entre 89 401 $ et 138 586 $ (26 pour cent) et ceux qui gagnent de 138 586 $ à 200 000 $ (29 pour cent).

Cette refonte du régime fiscal n'aurait pas d'incidence sur les revenus de l'État — le manque à gagner de 3 milliards $ en économies d'impôt pour la classe moyenne serait compensé par les 3 milliards $ en revenus générés par les hausses d'impôt des plus riches, selon le plan libéral.

Le remaniement vise à redonner aux Canadiens de la classe moyenne la chance de prospérer, a plaidé Justin Trudeau, l'air décontracté, sans veston ni cravate, dans un décor qui avait tout des mises en scène que l'on voit en campagne électorale.

« Nous devons aux familles ce que nous avions tous dans notre enfance. Cette certitude que l'avenir sera meilleur », a-t-il lancé.

« C'est ça, le rêve. Ce rêve très canadien qu'on a ravi à trop d'entre nous pour le bénéfice de quelques privilégiés », a poursuivi M. Trudeau, continuant à présenter le gouvernement Harper comme une formation qui privilégie les plus riches au détriment de la classe moyenne.

Le chef libéral, qui se faisait reprocher depuis des mois sa timidité à formuler des engagements concrets et chiffrés, a également annoncé une deuxième pièce maîtresse de son programme, lundi.

Il a promis que si le PLC était porté au pouvoir, il abolirait la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE) et la Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) pour les remplacer par l'Allocation canadienne aux enfants (ACE).

« La nouvelle allocation pour enfants sera simple, mensuelle et libre d'impôts. Mais par-dessus tout, elle sera équitable », a-t-il résumé.

Cette allocation atteindrait jusqu'à 6400 $ par année, soit 533 $ par mois, pour chaque enfant âgé de moins de six ans et jusqu'à 5400 $ annuellement par enfant âgé entre six et 17 ans.

Justin Trudeau a soutenu que toutes les familles avec des enfants âgés de moins de 18 ans et dont le revenu annuel est inférieur à 150 000 $ recevraient ainsi plus d'argent qu'elles n'en obtiennent avec les mesures conservatrices.

Cette mesure coûtera 22 milliards $ par année. Elle sera financée par les économies réalisées grâce à l'abolition de la PFCE (10 milliards $) et de la PUGE (8 milliards $), mais également par l'annulation du fractionnement du revenu, qui rapportera 2 milliards $.

Les libéraux n'ont pas précisé où ils iraient chercher les 2 milliards $ manquants, mais ils ont laissé entendre qu'ils pourraient notamment utiliser le surplus budgétaire de 1,7 milliard $ qui est prévu en 2016-2017.

L'annulation de l'augmentation du plafond du Compte d'épargne libre d'impôt (CÉLI), que le gouvernement Harper a promis de faire passer de 5500 $ à 10 000 $, pourrait aussi permettre de financer l'allocation, a indiqué M. Trudeau.

« Mais en plus de ça, on va faire des choix très différents de ce gouvernement conservateur », a indiqué le député de Papineau lors du point de presse qui a suivi son allocution.

Les conservateurs ont rapidement taillé en pièces le plan libéral, le résumant avec une expression que l'on risque d'entendre abondamment d'ici les élections prévues le 19 octobre prochain.

«Voilà la taxe Trudea u», a lâché en point de presse le ministre de l'Emploi et du Développement social, Pierre Poilievre.

Les libéraux « croient qu'on ne peut pas faire confiance aux parents (pour) dépenser leur propre argent » et ont dit « que les parents dépenseraient cet argent sur la bière » et du « maïs soufflé », a-t-il raillé.

Le ministre Poilievre faisait référence à une bourde commise en 2005 par le directeur des communications de l'ex-premier ministre libéral Paul Martin.

« Ne donnez pas aux familles 25 dollars par jour pour qu'elles aillent le dépenser en bière et en 'popcorn', donnez-leur des places en garderie », avait lâché Scott Reid en pleine campagne électorale.

Dix ans plus tard, Justin Trudeau laisse entendre que l'implantation d'une allocation ne signifie pas que ses troupes ont fait une croix sur la promesse libérale de longue date de créer un programme national de garderies.

« Nous allons avoir d'autres choses à dire dans les semaines et les mois à venir sur la petite enfance », s'est-il contenté de répondre lorsqu'on lui a posé la question à l'issue de son discours.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD), pour sa part, s'est engagé à créer un réseau national de garderies à 15 $ par jour, a rappelé le porte-parole de la formation en matière de finances, Nathan Cullen.

Le député a dit vouloir étudier avec attention le plan mis de l'avant par les libéraux avant de le commenter davantage.

Mais sur la question des impôts, M. Cullen a fini par laisser tomber que les néo-démocrates s'étaient déjà engagés «à ne pas augmenter l'impôt sur le revenu pour l'ensemble des Canadiens».

De passage à Sept-Îles, son chef Thomas Mulcair a pour sa part critiqué le fait que le plan Trudeau ne comporte pas — pour l'instant, à tout le moins — de hausses d'impôt pour les entreprises.

Il a fait valoir que «les seuls Canadiens qui ne paient pas leur juste part en ce moment sont les grandes sociétés canadiennes».

vendredi, avril 10, 2015

Le NPD réclame une enquête sur Justin Trudeau

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 09 avril 2015 à 20h19. Modifié par Danielle Arsenault à 20h23.
Le NPD réclame une enquête sur Justin Trudeau
Justin Trudeau/Courtoisie:
 Parti libéral du Canada
OTTAWA - Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a réclamé jeudi une enquête sur les pratiques du chef libéral Justin Trudeau, qui aurait utilisé des ressources parlementaires à des fins partisanes.
La nouvelle survient un jour à peine après que les libéraux eurent eux-mêmes déposé une plainte contre les néo-démocrates qui, selon eux, utilisent les bureaux de circonscription des députés comme quartier général pour leurs vastes campagnes de porte-à-porte.

Les deux requêtes ont été transmises au président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, qui préside aussi le Bureau de régie interne, un comité parlementaire multipartite responsable de légiférer sur les dépenses et les ressources à la disposition des députés.

Dans une lettre, le député néo-démocrate de Windsor, Brian Massé, fait état d'une réunion du caucus libéral au parlement, au mois de juin, pendant laquelle M. Trudeau avait présenté plusieurs candidats libéraux aux prochaines élections. La rencontre ne semblait pas avoir un lien avec les procédures de la Chambre des communes, ni avec les électeurs de la circonscription de M. Trudeau, a remarqué M. Massé.

Or, selon lui, le Parti libéral a enfreint les règles, puisque les bureaux du Parlement ne peuvent être utilisés pour des visées partisanes.

Le député libéral Ralph Goodale croit toutefois que ce règlement s'applique seulement pour les députés individuellement et non aux réunions du caucus, qui sont, par nature, politiques. M. Goodale affirme que tous les partis invitent leurs employés aux réunions — dont le NPD.

Selon M. Goodale, le directeur de campagne nationale du NPD participe souvent à ces rencontres.

D'ailleurs, quelques minutes après que les néo-démocrates eurent envoyé leur missive, les libéraux ont riposté en partageant sur les réseaux sociaux des images de la candidate torontoise Linda McQaig devant les députés néo-démocrates réunis en caucus.

«(Les néo-démocrates) lancent toute la boue qu'ils peuvent lancer pour détourner l'attention de leurs propres difficultés», a déploré M. Goodale.

En 2014, le Bureau de régie interne des Communes avait ordonné aux néo-démocrates de rembourser près de 4 millions $ pour avoir utilisé des ressources parlementaires à des fins partisanes.