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jeudi, janvier 19, 2017

Les critiques russes contre Obama n'avaient rien de «personnel»

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Publié le 19 janvier 2017 à 08h31 | Mis à jour à 08h31
Barack Obama et Vladimir Poutine... (Photo Archives AP)
Barack Obama et Vladimir Poutine
PHOTO ARCHIVES AP
Agence France-Presse
Moscou
Les relations entre la Russie et les États-Unis se sont «profondément détériorées» sous la présidence de Barack Obama, mais il n'y a jamais rien eu de «personnel» dans les critiques du Kremlin à son égard, a indiqué jeudi la présidence russe.
«Personne ne s'est permis de critique personnelle à l'égard d'Obama», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
«Dans le cadre officiel, personne n'a fait de critiques personnelles, ce n'était pas envisageable», a ajouté M. Peskov, soulignant qu'«à Moscou, il y a toujours eu et il y aura toujours du respect pour les présidents de tous les pays».
Toutefois, «il faut constater que sous la présidence de M. Obama, nos relations se sont profondément détériorées, à tous les niveaux», a-t-il noté, citant la mise en place du bouclier antimissile américain dans l'est de l'Europe, qui a provoqué la colère de Moscou.
«Au cours de la dernière décennie, les États-Unis ont agi à plusieurs reprises de manière franchement hostile contre notre pays», a déclaré le porte-parole, expliquant que «c'est pour cela que le président (Vladimir) Poutine et la partie russe ont autant de raisons d'affirmer que, malheureusement, notre désir de construire de bonnes relations avec l'Amérique n'a pas toujours été réciproque».
Dmitri Peskov a indiqué qu'aucun dernier contact n'était prévu entre le président sortant et le chef de l'État russe d'ici vendredi et l'investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Lors de sa dernière conférence de presse mercredi à la Maison-Blanche, Barack Obama a estimé qu'il était dans «l'intérêt de l'Amérique» d'avoir des «relations constructives avec la Russie». «Cela a été mon approche pendant ma présidence», a dit le 44e président américain. «Là où nos intérêts ont convergé, nous avons travaillé ensemble».
Les relations entre Moscou et Washington sont au plus basses depuis l'annexion en mars 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie, suivie d'un conflit dans l'Est séparatiste de l'Ukraine où Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de soutenir militairement les rebelles.