Commandites: Jacques Corriveau reconnu coupable

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Michael Nguyen


Dernière mise à jour: 01-11-2016 | 13h46



MONTRÉAL - Jacques Corriveau, un proche de l'ancien premier ministre Jean Chrétien et acteur clé du scandale des commandites, a été reconnu coupable de de toutes les accusations qui pesaient contre lui, mardi, au palais de justice de Montréal.
Il était accusé de trafic d'influence, de fabrication de faux et de recyclage de produits de la criminalité.
Corriveau, 83 ans, n'a pas réagi en entendant le verdict, qui pourrait lui valoir un maximum de 10 années d'incarcération. Il s'est contenté d'écouter, avant de quitter la salle pour se rendre dans un cubicule avec son avocat, Me Gérald Soulière.
«Mon client est très déçu, c'est certain, a commenté Me Soulière en rappelant l'âge du coupable. Je dirais même qu'il est atterré.»

INFLUENCE

Selon la théorie de la Couronne, que le jury a retenue, toute l'affaire a commencé à la suite du référendum de 1995. Le gouvernement fédéral avait lancé le programme des commandites en débloquant un budget afin de faire de la promotion lors d'événements culturels, sociaux et sportif.
C'est là que Corriveau aurait utilisé son influence pour permettre l'octroi de contrats en échange d'une commission de 17,5 %. De 1997 à 2003, Corriveau aurait ainsi empoché plus de 7 millions $.
Notons que Corriveau était un proche du premier ministre de l'époque Jean Chrétien. Il pouvait allait souper et dormir au 24 Sussex (la résidence officielle du premier ministre), il tutoyait la femme de M. Chrétien, et il avait même embauché un fils de M. Chrétien dans sa propre compagnie.

PAS SURPRIS

Le procureur de la Couronne, Jacques Dagenais, n'a pas été surpris par le verdict.
«C'était une preuve plutôt blindée», a-t-il dit après le verdict, tout en rappelant que l'enquête de la Gendarmerie Royale du Canada avait duré six ans.
Le procureur a également rappelé qu'il était très important que Corriveau soit jugé par ses pairs, étant donné que le scandale des commandites touchait les contribuables.
«C'était le dernier chapitre (du scandale)», a ajouté Me Dagenais.
Reste toutefois à déterminer la peine à infliger à Corriveau. Une date à ce sujet sera fixée vendredi, au palais de justice de Montréal.