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mardi, juin 07, 2016

La réforme du droit familial paralysée

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/

Québec refuse de s’engager à amorcer la modernisation du Code de la famille

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
Photo: Jacques Boissinot La Presse CanadienneLa ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
Les retombées législatives de l’affaire Éric contre Lola attendront : le gouvernement du Québec n’entend pas donner de suite immédiate au rapport de 600 pages déposé il y a tout juste un an par le Comité consultatif sur le droit de la famille. Cela même si la ministre de la Justice a tenté de convaincre ses collègues qu’il fallait agir, a appris Le Devoir.

« Sous ce gouvernement, oubliez la réforme du droit de la famille », se désole en entretien le juriste Alain Roy, qui a présidé les travaux du comité d’experts entre 2013 et 2015. M. Roy a rencontré la ministre Stéphanie Vallée vendredi dernier et est ressorti de la rencontre« profondément déçu », convaincu que les travaux de son comité resteront sans suite.

« On nous laisse croire que le dossier est actif, qu’on reconnaît l’importance du rapport, mais sans pour autant s’engager dans la suite du processus, dit-il. Au final, la poussière s’accumule sur le rapport, au point de le faire progressivement disparaître du radar. »

La ministre Vallée lui aurait assuré « que le dossier n’est pas tabletté et que l’idée de réformer certains secteurs du droit de la famille mérite d’être à terme envisagée », relate M. Roy. Mais dans la foulée, elle « a refusé de s’engager de quelque manière que ce soit à assurer une suite au rapport, notamment par la tenue de consultations publiques ».Constat ? « Aucune annonce à court ou moyen terme. La ministre a d’autres priorités. »

Conseil des ministres

Pourtant, selon un document confidentiel obtenu par Le Devoir de source gouvernementale et destiné au Conseil des ministres, Mme Vallée a proposé à ses collègues d’élaborer et de« rendre public un document de consultation basé sur les recommandations du rapport, lequel ferait l’objet d’une consultation publique ».

Datée du 25 avril 2016, la note détaille le budget estimé pour les consultations souhaitées (entre 375 000 $ et 400 000 $) et donne la liste des villes où on prévoit les tenir. Signées de la main de Mme Vallée, les trois pages parlent d’un document de consultation et d’un questionnaire qui « pourraient être en ligne à la mi-juin », avant une tournée prévue de la fin août à la fin octobre.

Mme Vallée rappelle dans le texte qu’elle avait promis le 8 juin 2015 que le gouvernement ferait « connaître au cours des mois [suivants] les suites qu’il entend donner en vue de moderniser le droit de la famille pour mieux répondre aux besoins actuels des couples et des familles ».

Consensus

La réforme proposée par le comité consultatif est majeure, indique-t-elle aussi à ses collègues — le document de 600 pages propose 82 recommandations. Les modifications au droit de la famille « bouleverseraient les droits et obligations des couples et des familles québécoises, écrit-elle. La réforme nous commande donc d’être vigilants et d’assurer l’existence d’un consensus social avant d’apporter des changements législatifs aussi importants. »

D’où l’idée d’une consultation publique pour « constater les options qui font l’objet d’un consensus, sans nécessairement obliger le gouvernement à prendre dès maintenant position », souligne la ministre.

À ce jour, la position de Québec à l’égard d’une réforme du droit de la famille demeure ambiguë. Interrogée lundi sur les suites qu’elle entend donner au rapport Roy, la ministre Vallée — qui a pratiqué le droit familial avant d’entrer en politique — a répondu auDevoir « qu’il est manifeste que le modèle familial québécois a beaucoup évolué au cours des dernières décennies. Plusieurs documents, rapports et recommandations ont été formulés dans les dernières années, et cela contribue à la réflexion en cours au sujet de l’adaptation du droit de la famille et aux réalités du XXIe siècle. »

Son bureau a par ailleurs indiqué qu’il « ne commente pas les discussions du Conseil des ministres ».

Trop vaste ?

Alain Roy pense que Stéphanie Vallée « démontre un authentique intérêt pour la réforme »du Code de la famille. « Mais elle a frappé un mur au bureau du premier ministre ou au Conseil des ministres », a-t-il conclu de sa rencontre de vendredi. La ministre lui aurait dit que « l’agenda du ministère de la Justice doit aussi se concilier avec celui du gouvernement ». « J’en ai compris que ça bloquait en haut lieu, dit-il, et que les questions de justice sociale à la base du droit de la famille n’intéressent pas le gouvernement Couillard. »

Dans l’entourage du premier ministre, on réplique « qu’il n’y a pas de désintérêt » de la part du premier ministre, mais que l’ampleur des propositions du comité consultatif nuit à l’avancement du dossier. « On se demande par quel bout prendre ça », indique-t-on.

Or, le rapport de 600 pages a souvent été présenté comme un tout par les experts impliqués.« L’une de nos principales recommandations était d’assurer la cohérence d’ensemble du droit de la famille, ce qui lui fait actuellement cruellement défaut en raison des réformes ponctuelles et successives dont il a fait l’objet depuis la dernière grande réforme intervenue en 1980 », explique Alain Roy.

À deux ans des élections, M. Roy pense maintenant qu’il « est probablement déjà trop tard pour entreprendre un tel chantier ».

La décision de la Cour suprême dans l’affaire Éric contre Lola avait été largement interprétée comme une invitation à ce que Québec revoie son Code de la famille, jugé en partie discriminatoire. C’est dans ce contexte que le gouvernement Marois avait mis sur pied le comité Roy. Depuis, d’autres décisions des tribunaux — notamment sur l’adoption des enfants nés de mère porteuse, ou encore la portée juridique des mariages religieux — sont venues illustrer les difficultés d’accorder le droit de la famille aux réalités conjugales et familiales d’aujourd’hui.

L’enfant comme porte d’entrée
Le changement de fond au coeur de la réforme proposée serait d’instaurer un« régime parental impératif » : au lieu d’être le mariage, la porte d’entrée au droit de la famille deviendrait plutôt la naissance d’un enfant. Les parents d’un enfant commun seraient ainsi tenus à certaines obligations mutuelles — même s’ils vivent en union libre. Celui qui aurait sacrifié une partie de sa carrière pour s’occuper d’un enfant pourrait être dédommagé par un montant forfaitaire. Autrement, le rapport touche plusieurs grandes questions liées au droit de la famille : filiation, possibilité pour un couple marié de se soustraire au partage du patrimoine familial, autorité parentale, etc.

lundi, juin 06, 2016

Sondage EXCLUSIF Cogeco Nouvelles: Alexandre Cloutier loin devant

http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le lundi 06 juin 2016 à 07h05. Modifié à 08h52.
Sondage EXCLUSIF Cogeco Nouvelles: Alexandre Cloutier loin devant
Quatre des cinq candidats joignent le chef par intérim Sylvain Gaudreault/PC
(Cogeco Nouvelles) - Selon un sondage SOM-Cogeco Nouvelles, les Québécois sont peu intéressés par la course à la direction du Parti québécois. En fait, le sondage indique que seulement un répondant sur trois s'intéresse à cette course.
LES DÉTAILS AVEC CHANTAL LEBLOND
 
 
 
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Même chez les électeurs du parti, seulement 56 % démontrent un intérêt.
Le même sondage exclusif démontre que chez les candidats, Alexandre Cloutier a une bonne longueur d'avance sur ses adversaires: un répondant sur qutre croit qu'il ferait le meilleur chef.
Avec 25% des faveurs, il devance Véronique Hivon par 9%. Jean-François Lisée et Martine Ouellet ferment la marche. 
Le référendum
Par ailleurs, les deux tiers des Québécois ne croient pas que le Parti québécois devrait s'engager à tenir un référendum sur la souveraineté s'il est élu aux prochaines élections. Et près de un électeur du PQ sur deux pense de même.
Seulement 13% des répondants estiment que le meilleur moment pour tenir un nouveau référendum serait lors d'un premier mandat.
Ce sondage en ligne a été mené du 31 mai au 2 juin auprès de 1891 internautes. La marge d'erreur est de 1,8%, 19 fois sur 20.

Arrestation d'un Français qui préparait 15 attentats

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/

Arrestation d'un Français qui préparait 15 attentats
Photo AFP

Olga Shylenko


Dernière mise à jour: 06-06-2016 | 08h08

KIEV, Ukraine - Un Français qui préparait des attentats contre une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts en France avant et pendant l'Euro-2016 a été arrêté en mai en Ukraine en possession d'un arsenal de guerre, ont annoncé lundi les services secrets ukrainiens (SBU).
Cette annonce intervient alors que la France, touchée en janvier et novembre 2015 par des attentats revendiqués par l'organisation État islamique, est sur le qui-vive à moins d'une semaine du début du championnat de soccer. Le président François Hollande a admis dimanche l'existence d'une menace d'attentat lors de la compétition, tout en promettant de «prendre toutes les garanties pour que cet Euro-2016 soit réussi».
Ce Français de 25 ans, inconnu des services de police, a fait part selon le SBU de son opposition à «la politique de son gouvernement concernant l'arrivée massive d'étrangers en France, la diffusion de l'islam et la mondialisation». Un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite a été saisi lors d'une perquisition à son domicile dans la Meuse, selon une source policière française.
«Le SBU a réussi à empêcher quinze actes terroristes planifiés en France à la veille et pendant le championnat d'Europe de soccer», a annoncé lundi à la presse le chef des services secrets ukrainiens, Vassil Grytsak.
«Piégé par les services secrets, le citoyen français a reçu cinq fusils d'assaut Kalachnikov, plus de 5 000 munitions, deux lance-roquettes antichar, 125 kg de TNT, 100 détonateurs, 20 cagoules et d'autres choses», a précisé M. Grytsak, en ajoutant que l'homme a été arrêté le 21 mai alors qu'il tentait de franchir la frontière ukraino-polonaise dans le village de Iagodyn.
Arrivé en Ukraine en décembre 2015, il avait pris contact, en se faisant passer pour un bénévole, avec des unités militaires dans l'est du pays, où les forces ukrainiennes affrontent des séparatistes prorusses.
Promettant d'apporter de l'aide et de l'équipement aux militaires, il «a commencé à s'intéresser aux moyens d'acheter en Ukraine des armes, des explosifs et d'autres équipements», selon les services ukrainiens.
Son arrestation découle d'un travail de près de six mois des services ukrainiens, a assuré M. Grytsak.
Le SBU n'avait pas l'intention selon lui de révéler cette arrestation avant la fin de l'Euro-2016, mais y a été poussé après des fuites dans la presse. Le premier match de la compétition doit avoir lieu vendredi entre la France et la Roumanie.

UN «SALARIÉ IRRÉPROCHABLE»

En France, une enquête a été ouverte et confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy (est).
Les enquêteurs français n'ont toutefois «rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste» et vont demander «des compléments d'informations» aux Ukrainiens, selon une source policière.
«Une demande d'entraide judiciaire internationale a été envoyée mais aucune pièce de justice n'a été envoyée pour l'heure par les Ukrainiens», a ajouté la même source.
Une perquisition menée au domicile du Français à Nant-le-Petit, un village de la Meuse (est) de 80 habitants, n'a «rien révélé de particulier» hormis le t-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite.
Interrogé par l'AFP lundi, le maire de Nant-le-Petit, Dominique Pensalfini-Demorise, a dressé le portrait d'un «gamin très agréable avec ses voisins, intelligent et sympathique, qui était prêt à rendre service.»
Luc Voidey, le directeur technique de la coopérative Elitest à Brumath, l'entreprise dans laquelle l'homme interpellé en Ukraine travaille comme inséminateur, l'a pour sa part décrit comme «un salarié irréprochable».