Annonce

mercredi, avril 20, 2016

Financement des partis politiques: PKP et Legault acceptent l'offre de Couillard et ouvriront les livres de leur formation

http://www.journaldemontreal.com/

MISE à JOUR 
 QUÉBEC - Le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) acceptent de soumettre leur financement politique à une vérification indépendante.
Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, et celui de la CAQ, François Legault, sont donc prêts à relever le défi que leur a lancé Philippe Couillard.

Le Journal de Québec a révélé mercredi que le premier ministre proposait de passer au peigne fin le financement du Parti libéral du Québec (PLQ) des 20 dernières années, à condition que les partis d’opposition acceptent de se prêter au jeu.

«Si la condition du chef du Parti libéral est que le Parti québécois fasse de même, je vous réponds que oui, nous ferons de même», a déclaré Pierre Karl Péladeau.

Il a ajouté que la seule façon pour rétablir la confiance des citoyens envers les élus était de «lever l’opacité qui est sur le PLQ depuis de nombreuses années».

Dans le cas de la CAQ, qui n’a été créée qu’en 2011, les libéraux exigent qu’elle soumette pour étude les livres de l’Action démocratique du Québec (ADQ), qu’elle a avalée en 2012. François Legault n’y voit aucun problème.

«On n’a rien à cacher», a-t-il déclaré.

Le chef de la CAQ propose même de rendre publics les résultats des vérifications indépendantes qui seront effectuées.

«Le premier ministre a fait un pas dans la bonne direction en acceptant d’ouvrir ses livres pour une vérification interne, mais il nous faut maintenant les détails, il faut que ces informations deviennent publiques», a-t-il fait valoir.

François Legault demande également à ce que le Directeur général des élections du Québec ait lui aussi la possibilité d’enquêter sur le financement politique des 20 dernières années. Le délai de prescription est actuellement de cinq ans.

Oui à une enquête sur le financement du PLQ

http://www.journaldemontreal.com/

Couillard se dit prêt à ouvrir ses livres si Péladeau et Legault en font autant


Le premier ministre Philippe Couillard et ses troupes libérales sont en faveur d’une enquête sur le financement politique du parti, selon nos informations. Toutefois, les autres partis devront aussi ouvrir leurs livres, fait savoir le gouvernement.

MISE à JOUR 

 Si les autres partis le font, le gouvernement Couillard est prêt à passer au peigne fin le financement du Parti libéral des 20 dernières années, a appris Le Journal.
Le premier ministre Philippe Couillard et ses troupes libérales sont en faveur d’une enquête sur le financement politique du parti, selon nos informations. Toutefois, les autres partis devront aussi ouvrir leurs livres, fait savoir le gouvernement.Seule condition, Pierre Karl Péladeau et François Legault devront aussi montrer patte blanche sur les pratiques de leurs partis depuis 1996.
Le chef caquiste réclame haut et fort que le premier ministre déclenche une enquête pour déterminer les sommes qui pourraient avoir été collecté illégalement par le PLQ depuis 20 ans.
Selon nos informations, les libéraux sont en faveur d’une telle investigation. Mais leurs adversaires politiques devront en faire autant, ce qui implique notamment que le chef caquiste fouille dans les entrailles adéquistes.
«On trouve la proposition très réjouissante dans la mesure où François Legault soumettrait la CAQ, mais aussi l’ADQ, à ce processus rigoureux, tout comme le PQ», a confié une source haut placée au gouvernement.
Contributions irrégulières
Si on est favorable au déclenchement d’une enquête, au gouvernement, on est toujours en discussion sur les modalités de remboursement des contributions irrégulières. Qui sera chargé de mener ces vérifications? Une autre question à l’étude actuellement dans les rangs libéraux.
Les us et coutumes du financement politique du PLQ font les manchettes depuis belle lurette. Les pratiques du PQ, de la CAQ et de feu l’ADQ ont été beaucoup moins étayées sur la place publique et sont méconnues des Québécois, plaide-t-on en coulisse.
On se plaît à rappeler que Tony Accurso a contribué jadis à la caisse électorale adéquiste et que l’ancien chef de l’ADQ, Mario Dumont, a déjà participé à une activité de financement dans un édifice qui appartenait à l’entrepreneur.
On signale également que le témoin vedette de la commission Charbonneau, Lino Zambito, a dit avoir financé l’ADQ à l’aide d’un système illégal de prête-noms.
Rapport Moisan
Dans les officines libérales, on ne se lasse pas non plus de ressortir le rapport Moisan, qui a conclu que le PQ a fermé les yeux sur des accrocs à la loi électorale pour bénéficier des largesses de l’ancien patron de Groupaction, Jean Brault.

Début des procédures judiciaires pour Nathalie Normandeau et six coaccusés

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/

PUBLIÉ LE MARDI 19 AVRIL 2016 À 19 H 56 | Mis à jour à 5 h 59

C'est ce matin que débutent les procédures judiciaires pour Nathalie Normandeau et six coaccusés, dont l'ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, au palais de justice de Québec. Cette première étape, qui se fera en l'absence de l'ancienne vice-première ministre du Québec, n'est que le début d'un long processus.
L'avocat de l'ancienne ministre libérale a déjà confirmé que sa cliente n'assistera pas à cette première comparution puisqu'elle n'est pas tenue d'y être. Il pourrait en être de même pour les autres accusés.
La comparution ce matin permettra aux avocats de la défense d'obtenir la preuve retenue contre leur client. À la lumière des dossiers montés par la Couronne, les accusés devront décider s'ils optent pour un procès devant juge seul ou devant juge et jury.
« Je n'ai pas vu la preuve, mais on peut présumer qu'il s'agit d'une preuve quand même importante. Donc, il faut aussi laisser le temps aux avocats de la défense d'en prendre connaissance, de l'analyser et de faire le choix approprié quant à chacun de leur client », explique le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), René Verret.
En plus de Nathalie Normandeau, son ex-chef de cabinet, Bruno Lortie, trois anciens dirigeants de la firme de génie-conseil Roche, Marc-Yvan Côté, Mario Martel et France Michaud, l'ex-maire de Gaspé, François Roussy et un ex-responsable du bureau de circonscription de Pauline Marois dans Charlevoix, Ernest Murray, ont été arrêtés le 17 mars dernier par l'Unité permanente anticorruption.
Ils font face à des accusations de complot, corruption, fraude envers le gouvernement et abus de confiance concernant du financement politique. Des accusations qui sont passibles d'une peine d'emprisonnement.
Un procès commun?
La poursuite souhaite un procès commun pour les sept accusés, ce qui permettrait d'accélérer le processus et de réduire les coûts.
« Le fait que la dénonciation comporte sept personnes, ça indique que la poursuite a manifesté son intention de tenir un procès unique, un procès pour les sept personnes », précise Me Verret.
Mais les accusés pourraient demander un procès individuel. « Il y a une possibilité qu'un accusé demande ou présente une requête dans le but d'avoir un procès séparé. On a déjà vu ça dans le passé », ajoute l'avocat.
Avant cela, les accusés devront déterminer s'ils souhaitent une enquête préliminaire. Si un des accusés en demande la tenue, tous les accusés subiront une enquête préliminaire, précise Me Verret.
La comparution est prévue à 9 h 30 au palais de justice de Québec.