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mercredi, janvier 06, 2016

La juge dont le mari avait publié à son insu des photos d'elle, nue, se confie

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 05 janvier 2016 à 18h12. Modifié par Jacques Thériault à 19h17.
La juge dont le mari avait publié à son insu des photos d'elle, nue, se confie
WINNIPEG - Une juge du Manitoba dont le mari avait publié à son insu des photos d'elle, nue, sur internet, soutient que les procédures du Conseil canadien de la magistrature ont été pour elle comme des agressions sexuelles répétées.
Lori Douglas, qui était juge en chef adjointe du Manitoba lorsque le scandale a éclaté, s'est confiée récemment à la revue Canadian Lawyer, qui en fait sa une du numéro de janvier.

Selon Mme Douglas, savoir que les employés du Conseil canadien de la magistrature pouvaient consulter les photos, pendant les audiences disciplinaires, s'apparentait «aux tortures infligées aux femmes en temps de guerre».

«Ça me faisait très, très, très mal — atrocement — de savoir que les personnes qui m'interrogeaient avaient vu ces photos», dit-elle au magazine des avocats canadiens. Dans le même article, elle soutient que si elle avait été un homme, les réactions à ces photos n'auraient pas été pareilles.

L'ex-juge affirme qu'elle-même n'a rien fait de mal dans cette affaire, et que le Conseil aurait dû prendre sa défense plutôt que de la traîner dans une sordide procédure disciplinaire. «Personne n'a pris ma défense. Si ça avait été un homme, le Conseil aurait dit: 'Pauvre Joe: il a marié une folle'», cite le magazine.

Mme Douglas n'a pu être jointe par La Presse Canadienne pour commenter davantage et son avocat n'a pas retourné notre appel.

Johanna Laporte, porte-parole du Conseil canadien de la magistrature, a indiqué que l'article du Canadian Lawyer est lu attentivement par la direction mais on n'a pas encore décidé si l'organisme offrirait une réplique.

Le Conseil de la magistrature reprochait à Mme Douglas d'avoir omis d'évoquer cette affaire lorsqu'elle a présenté sa candidature pour devenir juge en 2004, et que ces photographies pouvaient miner la confiance de la population dans le système judiciaire.

Les audiences ont duré des années et coûté au moins 3 millions $, sans compter le salaire de Mme Douglas, qui était en congé payé pendant toutes les procédures. Elle a finalement pris sa retraite en mai dernier après avoir conclu une entente avec le Conseil de la magistrature.

L'ex-mari de Mme Douglas, Jack King, mort en 2014, avait pris des photos d'elle et les avait publiées sur internet à son insu en 2003. Me King les avait aussi montrées à un client, Alexander Chapman, pour l'inciter à avoir des relations sexuelles avec elle. Estimant qu'il s'agissait de harcèlement sexuel, M. Chapman a finalement touché 25 000 $ pour détruire les photos et abandonner sa poursuite. Mais il a conservé les photos et les a rendues publiques en 2010.

«J'ai perdu mon emploi. J'ai perdu ma vie. J'ai perdu ma réputation, rappelle Mme Douglas au magazine. Mis à part mon fils, je n'avais plus beaucoup de motifs de continuer.»

Un «pur et dur» à la CAQ

http://www.journaldemontreal.com/

MICHEL HÉBERT
MISE à JOUR 
François Legault ne pouvait rêver de commencer l’année sur une meilleure note. Le pur et dur Stéphane Gobeil quitte le PQ pour se joindre à la CAQ. Avec une belle profession de foi, en plus! Nationalisme et prospérité! 
Ce transfuge est plus important qu’il n’y paraît. M. Gobeil est ce qu’on appelle un vieux routier de la politique. Un apparatchik de longue date. Un vieux de la vieille du mouvement souverainiste. Un vétéran de l'invisible. Un barbouze de l'indépendance.
Il a côtoyé Gilles Duceppe durant des années, s’est joint ensuite au clan de Pauline Marois. Il a écrit des discours, des mémoires, etc, et pondu un livre intitulé «Un gouvernement de trop», vite devenu une bible chez les indépendantistes.
Ce transfuge-là, ce n’est pas n’importe qui. M. Gobeil était au cœur de l’argumentaire souverainiste depuis plusieurs années. Il en sait des choses. Et plus qu’il ne pourra jamais en dire, à moins d’écrire ses mémoires...
Je crois, comme mon collègue Daniel Leblanc du Globe and Mail, qu’il se «passe quelque chose» au PQ pour qu'un tel personnage passe à la CAQ. Un pur et dur ne lève pas les feutres sans raison majeure.
Certains avancent que d’autres feront comme lui. Qu’ils ne croient pas que le PQ puisse être sauvé du naufrage par PKP. 2018, c'est le mur. La date de péremption.
Les humeurs varient dans les officines. Pas vraiment nourries par la colère. Personne ne peut pointer du doigt quelqu'un ou quelque chose. C'est comme s'il y avait quelque chose dans l'air. Comme si l’atmosphère était contaminée par l’éventualité d’une catastrophe... Et la certitude que le pays, ce n’est certainement pas pour demain, voire après demain.
Vous me direz que ce ne sont que des racontars. Évidemment, et plusieurs voudront fermer les yeux et les oreilles. Pour continuer de jongler dans leur montgolfière en criant «PAYS»! Et en crachant sur les chroniqueurs qui n'ont pas bu le Kool-Aid...
Tout de même, depuis quelque temps, plusieurs sont partis, et pas les moindres. Stéphane Bédard, bien sûr. Mais aussi plusieurs membres du personnel politique, soit remerciés, soit partis d’eux-mêmes. C'étaient des pros, eux aussi. Des gens d'expérience, qui avaient tout donné durant des années. Pas des militants éphémères... Tout ça empoisonne l’ambiance.
Depuis les dernières élections fédérales, ce n’est pas la joie chez les indépendantistes. Blessé, M. Duceppe est invisible depuis des mois. Quant au Bloc, à quoi et à qui pourrait-il servir avec dix députés absents des débats parlementaires... Il faut se rappeler ce qu'était le Bloc pour mesurer l'ampleur des pertes... Le Bloc n'a plus d'influence à Ottawa. 
Alors, dans ce contexte, devant ce que Parizeau appelait un «champ de ruines», qui croit sérieusement à l'éventualité d'un troisième et fatidique référendum dans un avenir prochain? Un troisième référendum...
L'incertitude et la fatigue expliquent sans doute l’envie de miser sur autre chose.
Un indépendantiste au PLQ, ce serait impensable mais un indépendantiste à la CAQ, alors là, avec Stéphane Gobeil qui ouvre la porte, tout devient possible...
Ça ne change pas le monde, bien évidemment. Stéphane Gobeil, ce n'est pas comme si Alexandre Cloutier ou Jean-François Lisée faisait défection. Mais c'est tout ce qui fallait à la CAQ pour partir l'année 2016 de bonne humeur...

Barack Obama inonde les réseaux avec ses larmes sur les armes

http://www.letemps.ch/monde/


Publié mercredi 6 janvier 2016 à 09:02, modifié mercredi 6 janvier 2016 à 13:24.
Les pleurs du président Barack Obama 
Emotion sincère, geste calculé ou réaction de mauviette? Les pleurs du président lors de sa conférence de presse de mardi sur son offensive désespérée pour mieux contrôler le commerce et le port d'armes aux Etats-Unis divisent autant que le personnage lui-même
C’est le perpétuel et sans doute dernier combat de sa deuxième présidence: tour à tour ému et pugnace, Barack Obama a souligné ce mardi «l’urgence absolue» d’agir sur les armes à feu aux Etats-Unis. Il ne quittera pas la Maison-Blanche à la fin de 2016 avant de dénoncer, encore et encore, l’inaction de ses adversaires républicains, majoritaires dans les deux chambres du Congrès américain, qui refusent de légiférer sur ce thème.
Et vint alors le momentum: évoquant la fusillade de Sandy Hook en décembre 2012 (26 morts, dont 20 enfants), l’un des pires carnages jamais commis dans un établissement scolaire, soudain Obama s’est figé, a porté sa main droite à son œil gauche, où les larmes ont coulé. Elles ont fait le tour du Web en quelques minutes, avec des commentaires sur YouTube qui oscillent entre «la poupée qui pleure» et «le poisson pétant de santé qui nage dans une mer empoisonnée», à l’aune de ces métaphores que les Américains chérissent tant:
Alors: sincère, pas sincère, cette forme de communication politique? Calculée? Opportun, pas opportun, ce déferlement lacrymal? Les avis sont très partagés. Le Soir de Bruxelles – qui fait remarquer que ce n’est pas la première fois que ça lui arrive, au président – suscite notamment ces deux commentaires d’internautes, via Facebook: Ajax Telamonos n’est «personnellement […] pas fan de ce genre d’épanchement», tandis que Jeff Bauche trouve «splendide» qu’un président soit «proche de ses émotions jusqu’à pleurer pour de justes causes».
Voilà pour les avis posés, modérés, qui résument les réactions habituelles face à certains politiques qui ne peuvent s’empêcher de pleurer en public dans des moments de grande joie ou de recueillement, comme Laurent Fabius lors de la COP21 ou Vladimir Poutine à l’écoute de l’hymne national russe en Mongolie – et même un Otto Stich financièrement incompris par le Conseil des Etats, en 1995.

Réactions des candidats à la Maison-Blanche

La différence, en l’occurrence, c’est que les Etats-Unis vont bientôt entrer dans le vif de la campagne pour la Maison-Blanche. Et que selon la loi qu’Obama entend encore faire entrer en vigueur par décret présidentiel, «tout le monde dans le domaine de la vente des armes à feu doit obtenir une licence et effectuer des vérifications des antécédents ou faire l’objet de poursuites pénales». Ce sur quoi s’écharpent démocrates et républicains.
Les réactions des candidats n’ont donc pas tardé. Sur sa page Facebook (FB), Hillary Clinton a écrit: «Dans un an, un nouveau président va entrer dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, et ils pourront soit continuer à travailler pour mettre fin à la violence due aux armes à feu aux Etats-Unis, soit annuler les progrès faits par le président Obama.» Tandis que sur l’autre bord, Jeb Bush promet, également sur FB, «d’abroger ces décrets».