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mercredi, novembre 18, 2015

Partenariat transpacifique : Ottawa pourrait revoir la compensation aux agriculteurs

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La ministre Chrystia Freeland
La ministre Chrystia Freeland  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

MANILLE - La ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, ne se sent pas liée par le plan de compensation associé au Partenariat transpacifique (PTP) que le gouvernement Harper avait promis aux agriculteurs.
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Présente à Manille, aux Philippines, pour le sommet la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), elle indique que le gouvernement Trudeau examine à la fois le texte de l'entente et le plan de compensation.
À Manille, les dirigeants des pays signataires du Partenariat transpacifique se réunissent pour la première fois depuis la signature de l'accord.
L'occasion pour le président américain Barack Obama de les presser de ratifier l'entente de libre-échange. « Aujourd'hui, nous allons discuter de la voie à suivre pour nous assurer que le PTP soit promulgué dans chacun de nos pays le plus rapidement possible », a-t-il dit au sommet de l'APEC.
Le Partenariat est sur toutes les lèvres à Manille. L'enjeu n'est pas banal. Les pays signataires représentent 40 % de l'économie mondiale.
Au sommet, le gouvernement Trudeau, lui, dit aussi fort qu'il peut qu'il est en pour le commerce et les échanges sans toutefois appuyer formellement l'entente. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion affirme que cette position est bien reçue.
« Ils comprennent que nous n'avons pas participé comme gouvernement aux négociations qui ont mené au PTP, mais ils savent que nous avons aussi l'engagement de consulter les Canadiens. »— Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères

Peu importe l'issue, la ministre Freeland ne se dit pas liée par le plan de compensation de 4,3 milliards de dollars promis par l'ancien gouvernement Harper aux producteurs de lait, d'œufs et de volaille. « Nous examinons en ce moment quel serait le plan de compensation », dit-elle.
Si la ministre Freeland est sensible à l'importance de dédommager les secteurs touchés, elle affirme qu'il serait inapproprié de s'engager à respecter un plan de compensation, alors que le gouvernement examine encore le texte de l'entente.

Un homme ayant un couteau dissimulé a été arrêté sur la colline du Parlement

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 17 novembre 2015 à 19h30. Modifié par Charles Payette le mercredi 18 novembre 2015
Un homme ayant un couteau dissimulé a été arrêté sur la colline du Parlement
OTTAWA - Un homme ayant un couteau dissimulé a été arrêté sur la colline du Parlement par la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
La porte-parole de la GRC Valérie Thibodeau a indiqué que le Service de protection parlementaire avait interpellé l'homme à l'extérieur de l'édifice du Centre, l'édifice principal sur la colline qui abrite le Sénat et la Chambre des communes.

Elle a affirmé que l'homme était détenu, et que la GRC poursuivait son enquête. Elle a dit ne pas avoir davantage d'informations à divulguer dans l'immédiat.

La sécurité sur la colline du Parlement a été renforcée depuis le 22 octobre 2014, quand le tireur Michael Zehaf Bibeau avait été en mesure de traverser la pelouse et de se rendre aux portes principales de l'édifice du Centre.

Michael Zehaf Bibeau venait tout juste de tuer par balle un soldat faisant la garde d'honneur au Musée commémoratif de guerre à proximité.

Le tireur était mort dans un imposant échange de coups de feu tout juste à la sortie de la bibliothèque du Parlement.

Réfugiés syriens: Couillard refuse de presser Ottawa

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Réfugiés syriens: Couillard refuse de presser Ottawa
Philippe Couillard.Photo Simon Clark / Agence QMI

Geneviève Lajoie

Dernière mise à jour: 17-11-2015 | 15h15
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard refuse de faire pression sur le fédéral pour repousser l'échéancier d'accueil des réfugiés syriens.
Contredisant deux de ses ministres, Philippe Couillard a plaidé mardi en faveur d'un accueil accéléré des migrants.
Les ministres Kathleen Weil et Pierre Moreau ont qualifié «d'irréaliste» l'engagement du premier ministre canadien Justin Trudeau d'accueillir 25 000 réfugiés syriens d'ici le 1er janvier 2016.
M. Couillard a tenu mardi à recadrer le message de son gouvernement.
«Ces gens-là sont dans des camps de réfugiés, l'hiver approche, ça va être des conditions très, très difficiles pour ces familles dans les camps de réfugiés, il y a une certaine urgence à accélérer leur arrivée au pays et par la suite leur intégration dans nos sociétés», a-t-il déclaré, flanqué des deux ministres concernés.
Les libéraux n'avaient d'ailleurs pas l'intention d'appuyer une motion qui devait être déposée en après-midi par la CAQ, qui demande au fédéral de repousser l'échéancier pour l'accueil des réfugiés.
«Personne ne devrait aller dans cette direction, ce serait une erreur fondamentale», a commenté M. Couillard.

OBJECTIF «EXIGEANT»

Le premier ministre reconnaît que l'objectif que s'est fixé le gouvernement fédéral libéral est «exigeant».
«Mais quand on veut, quand il y a une volonté, quand tout le monde travaille ensemble, on peut accomplir beaucoup», a-t-il renchéri.
Il s'en remet toutefois au Canada pour expliquer comment on y parviendra.
Philippe Couillard a rappelé que son gouvernement s'est engagé au printemps dernier à accueillir 3600 réfugiés, pour lesquels les ressources sont prévues et disponibles.
«Maintenant, j'entends la cible du gouvernement fédéral de 25 000, c'est un objectif qui est exigeant, mais c'est leur objectif, c'est à eux de le mettre en place, je m'attends à ce qu'ils déposent au cours des prochains jours leur plan et qu'ils coordonnent tout cela d'abord et avant tout avec nous, avec les provinces et notamment les grandes municipalités» du pays.
Québec s'attend à ce que la facture de ces réfugiés supplémentaires soit assumée presque entièrement par le fédéral.

PAS DE COMPROMIS SUR LA SÉCURITÉ

En matinée, son ministre de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a prévenu que l'empressement du Canada à accueillir les réfugiés syriens ne doit pas se faire au détriment de la sécurité.
«Nous n'accepterons pas un seul réfugié sur le sol québécois si nous n'avons pas la garantie que les mesures de sécurité ont été appliquées correctement, a-t-il insisté mardi. La procédure d'habilitation sécuritaire, elle est très rigoureuse, on veut s'assurer qu'elle sera aussi rigoureuse dans ce cas-là et qu'on n'obéira pas à un impératif de rapidité.»
Les migrants devront également se soumettre à un examen de santé, ajoute le ministre de la Sécurité publique. Pierre Moreau a parlé lundi à son homologue fédéral à ce sujet.
Le Québec doit accueillir 5750 migrants de la Syrie et de l'Irak. Treize municipalités à la grandeur de la province ont été identifiées pour potentiellement recevoir des migrants syriens. Les villes ciblées ne seront pas contraintes d'accueillir des réfugiés, ajoute-t-il. «On va voir comment est l'acceptation du milieu».

«NON À L'IMPROVISATION!»

«Le maire de Montréal et le maire de Québec demandent de revoir l'échéancier. Donc oui à la compassion, mais non à l'improvisation de Philippe Couillard!», a réagi le chef caquiste. S'il est d'accord pour accueillir des migrants syriens, François Legault estime qu'il faut le faire correctement.
Les péquistes partagent ce point de vue. «Il y a une volonté de donner suite à une promesse électorale qui ne m'apparaît pas appropriée dans les circonstances, parce que les outils ne sont pas mis en place [...] C'est essentiel de les accueillir dans de bonnes conditions, pour le moment, il y a plus de questions que de réponses», a signalé le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau.
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