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lundi, novembre 09, 2015

Colloque sur l'indépendance: même but pour Nadeau-Dubois et Péladeau

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/

Publié le 08 novembre 2015 à 09h09 | Mis à jour le 09 novembre 2015 à 07h12
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC

ANNABELLE BLAIS
La Presse
Le premier se présente comme un militant de gauche opposé au néo-libéralisme. Le deuxième, aujourd'hui chef du Parti québécois (PQ), a souvent été décrit par des syndicats comme un patron intransigeant. Tout les éloigne, et pourtant, hier, à l'occasion du colloque sur l'indépendance organisé par le Parti québécois à Longueuil, Gabriel Nadeau-Dubois et Pierre Karl Péladeau ont tous deux reconnu l'importance de travailler ensemble pour l'atteinte d'un objectif commun: l'indépendance du Québec.
Sur la scène du Théâtre de la Ville à Longueuil, l'ex-leader étudiant a notamment mis le public en garde contre un «certain type de discours» voulant que l'indépendance ne soit ni à gauche ni à droite. «Je ne vois pas comment, sur la base du noyau du discours néo-libéral, qui dévalorise l'action collective et la solidarité, on peut construire un projet de pays», a-t-il déclaré.
Un militant a alors demandé au jeune homme ce qu'il pensait de M. Péladeau. Nadeau-Dubois a d'abord répondu qu'il est un homme de gauche, progressiste et allié du syndicalisme. «Je ne vais surprendre personne si je dis que ma première réaction lorsque M. Péladeau a été élu n'a pas été de crier "Hourra" », a-t-il reconnu. Il a toutefois ajouté que les gens devaient être jugés sur leurs actes et qu'il attendait de voir les gestes que le chef du PQ posera. «J'ai été content de voir son opposition à Énergie-Est [projet d'oléoduc]», a-t-il affirmé.
Quelques minutes plus tard, M. Péladeau est à son tour monté sur scène et a remercié l'ancien leader des carrés rouges. «Nous ne sommes pas obligés d'être d'accord avec tout, l'essentiel est de vouloir faire du Québec un pays», a-t-il répondu.
Le chef du PQ a longuement parlé de l'importance d'intégrer et d'écouter la jeunesse. Quelques instants plus tôt, Nadeau-Dubois expliquait d'ailleurs à la foule, principalement composée de baby-boomers, que le discours sur l'indépendance devait revoir sa façon de parler aux immigrants, aux autochtones et aux jeunes et que les questions environnementales devaient être au coeur du projet.

La CAQ remet la Constitution sur la sellette

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le dimanche 8 novembre 2015 à 12 h 43 HNE  La Presse Canadienne
Le chef de la CAQ, François Legault
Le chef de la CAQ, François Legault  Photo :  PC/Paul Chiasson

Un gouvernement caquiste s'engagerait dans de nombreuses rondes de négociations constitutionnelles. Il y présenterait une longue liste de doléances, à la fois sur la langue, la culture, le contrôle du pouvoir fédéral de dépenser, le droit de veto du Québec, la reconnaissance du Québec comme nation, l'abolition ou la réforme du Sénat et du rôle du lieutenant-gouverneur.
La Coalition avenir Québec a présenté, dimanche, à son conseil général à Laval cette nouvelle position sur la question nationale pour rallier les nationalistes et les souverainistes autour d'un Québec plus autonome au sein du Canada.
La liste des revendications caquistes s'apparente aux demandes du Québec à l'accord du lac Meech qui a avorté en 1990.
François Legault soutient qu'il s'agit d'une démarche « pragmatique ».
Étapisme
Un gouvernement caquiste commencerait par des réformes qui n'engagent que l'Assemblée nationale comme l'amélioration de la francisation et le lancement du Projet Saint-Laurent, une stratégie de développement économique préconisée par la CAQ. Le parti demanderait aussi que les juges de la Cour suprême soient nommés sur proposition de l'Assemblée nationale.
Mais il s'engagerait ensuite à réclamer des ententes administratives avec Ottawa, pour obtenir plus de points d'impôts, une déclaration de revenus unique, la correction du déséquilibre dans les investissements d'Ottawa en recherche et développement, etc.
Il demanderait à Ottawa des modifications constitutionnelles bilatérales, pour obtenir la prépondérance du Québec en matière de langue, d'immigration et de culture, ainsi que le contrôle des infrastructures portuaires sur le Saint-Laurent.
Puis la CAQ voudrait s'engager dans une ronde multilatérale avec les autres provinces et le gouvernement fédéral. Elle réclamerait la reconnaissance constitutionnelle pleine et entière du Québec comme nation, mais aussi des négociations sur le développement énergétique et la réglementation environnementale, et l'encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.
Ces modifications nécessitent l'appui d'un minimum de 7 provinces sur 10 représentant 50 % de la population canadienne.
Enfin, un éventuel gouvernement caquiste viserait à obtenir le bilinguisme obligatoire des juges à la Cour suprême, le droit de veto du Québec sur les modifications constitutionnelles, l'abolition ou la réforme du Sénat et de la fonction du lieutenant-gouverneur.
Ces propositions nécessitent un accord constitutionnel avec le gouvernement fédéral et l'ensemble des provinces.
Une année difficile
Ce conseil général prend des allures de nouveau départ, après une année particulièrement pénible pour la CAQ. La course à la direction du PQ et l'élection de Pierre Karl Péladeau à sa tête ont jeté de l'ombre sur le parti de François Legault.
La CAQ a aussi encaissé le départ de Gérard Deltell, qui a fait le saut sur la scène fédérale, pour ensuite perdre la circonscription qu'il détenait, Chauveau, dans une défaite cuisante aux mains du Parti libéral.
Enfin, la députée d'Arthabaska Sylvie Roy a claqué la porte en août, évoquant des désaccords fondamentaux avec son chef, qui lui a pour sa part reproché des problèmes de comportement.
Même François Legault a reconnu que son parti était forcé par ses adversaires de se jeter dans le débat sur la question nationale, lui qui a pourtant toujours plaidé pour une trêve de 10 ans sur cet enjeu.

Partielles: un référendum sur «l'austérité» du gouvernement?

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Publié le 09 novembre 2015 à 06h45 | Mis à jour à 06h45
Marie-Ève Rancourt, candidate du Québec solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Marie-Ève Rancourt, candidate du Québec solidaire dans Saint-Henri-Sainte-Anne.

Au terme d'une campagne éclipsée par le scrutin fédéral, près de 200 000 électeurs québécois sont appelés aux urnes aujourd'hui pour élire leur député à Montréal, à Laval, en Beauce et dans le nord-est du Québec. Quatre élections partielles qui pourraient se transformer en référendum sur les mesures d'austérité et les 18 premiers mois du gouvernement Couillard.
Dominique Anglade, candidate du Parti libéral dans Saint-Henri–Sainte-Anne.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE) - image 1.0
Dominique Anglade, candidate du Parti libéral dans Saint-Henri–Sainte-Anne.
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Gabrielle Lemieux, candidate du Parti québécois dans Saint-Henri–Sainte-Anne.... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE) - image 1.1
Gabrielle Lemieux, candidate du Parti québécois dans Saint-Henri–Sainte-Anne.
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Même s'il n'avait pas son effervescence estivale, le marché Atwater fourmillait hier de citoyens venus faire leurs emplettes dominicales ou déguster un espresso. Une occasion en or pour mener un dernier blitz de campagne pour les candidats de Saint-Henri-Sainte-Anne. Postée devant le marché, la libérale Dominique Anglade a multiplié poignées de main et discussions avec les badauds hier après-midi.
Tout juste avant le début la mêlée de presse, un citoyen interpelle La Presse pour vanter les mérites de la candidate. « Elle va faire une très bonne députée », lance-t-il devant celle-ci, un peu gênée. Depuis l'annonce de la candidature de Mme Anglade, ses adversaires lui reprochent d'être une transfuge caquiste et une résidante de Westmount qui ne connaît pas sa circonscription. Dominique Anglade balaie ces accusations d'un revers de main, disant s'être inspirée du travail de terrain de la populaire députée libérale sortante Marguerite Blais. 
« Je suis née juste à côté d'ici, j'habite à cinq minutes d'ici, mon mari a établi son entreprise en plein coeur de la circonscription [...] C'est une circonscription que je connais bien, avec laquelle j'ai plein d'affinités. »
À l'autre bout du marché Atwater, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ), Louis-Philippe Boulanger, achève son sprint électoral, qui n'a duré que trois semaines puisqu'il n'a pas fait campagne pendant les élections fédérales par « respect pour les électeurs ». 
Il ne mâche pas ses mots à l'endroit de Dominique Anglade, ex-présidente de son parti. « Il y a à peine deux ans, [elle] disait que le Parti libéral était corrompu. Aujourd'hui, elle se présente pour le Parti libéral. Ce n'est pas quelqu'un qui a tenu ses convictions très longtemps », lâche-t-il. Le candidat caquiste croit être en mesure de profiter du « désir de changement » des gens.
« [La population est] tannée du Parti libéral, des coupes et du massacre en éducation. »
Même si le Parti québécois a terminé deuxième avec 22 % des votes en 2014, la candidate péquiste Gabrielle Lemieux est persuadée que le mécontentement des citoyens à l'endroit du gouvernement Couillard lui permettra de ravir ce fief libéral.
« C'est sans contredit une élection sur l'austérité. »
« C'est vraiment l'occasion de dire au gouvernement que les coupes qu'il fait présentement, les compressions en éducation, en santé, dans le secteur communautaire et dans les garderies, ce n'est vraiment pas bon pour le Québec et pour les citoyens de Saint-Henri-Sainte-Anne en particulier. »
Dans le camp de Québec solidaire, on pense qu'une vague anti-austérité pourrait submerger la circonscription, voire d'autres endroits au Québec. « On a un espoir réel de faire une percée, une belle  », s'enthousiasme la députée Françoise David, venue prêter main-forte à la candidate Marie-Ève Rancourt hier.
« Ça fait longtemps qu'on parle d'austérité, mais maintenant, les gens saisissent réellement l'impact de ces mesures-là sur leur vie et ils constatent cet appauvrissement. »
La bataille de Fabre
La circonscription de Fabre, dans l'ouest de Laval, est vacante depuis le départ du libéral Gilles Ouimet, réélu en 2014 avec 55 % des voix. Pour lui succéder, les libéraux ont fait confiance à Monique Sauvé, ex-présidente du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec. 
« Je suis quelqu'un de conviction. Je n'ai jamais hésité à nommer haut et fort les préoccupations des jeunes auprès du gouvernement », affirme-t-elle en entrevue téléphonique. La candidate promet notamment de promouvoir l'achat des produits lavallois et de trouver une solution à l'engorgement des trains de banlieue.
En plus des enjeux de transport et des zones inondables, son opposant péquiste Jibril Akaaboune Le François croit que la question des compressions en éducation est cruciale dans Fabre. 
« À Sainte-Dorothée en particulier, la question des services aux élèves est revenue régulièrement. Les gens ne comprennent pas quel est le plan du gouvernement. » 
Même son de cloche chez Carla El-Ghandour, candidate de la CAQ, qui dénonce les coupes dans les services aux élèves. « Je sens vraiment un vent de changement », maintient-elle. Du côté de Québec solidaire, le candidat Charles Lemieux, âgé de 20 ans, croit que les citoyens, « tannés » de l'austérité, sont « prêts pour un changement concret ».
Beauce-Sud
Le libéral Paul Busque tentera de succéder au député sortant Robert Dutil afin de maintenir l'hégémonie libérale dans la circonscription beauceronne. Seule la défunte Action démocratique du Québec a réussi à détrôner les libéraux depuis 1979. Bon deuxième en 2014 avec 38 % des voix, Samuel Poulin se représente pour la CAQ. Les autres candidats sont Renaud Fortier, du PQ, et Diane Vincent, de Québec solidaire.
René-Lévesque
L'ex-whip en chef du PQ Marjolain Dufour régnait sur cette gigantesque circonscription de l'est et du nord du Québec depuis 2003. Le candidat Martin Ouellet tentera de lui succéder contre la libérale Karine Otis, le caquiste Dave Savard et la solidaire Claire du Sablon. En 2014, les libéraux avaient terminé deuxièmes avec 22 % des voix.