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mercredi, octobre 07, 2015

Lise Thibault libérée en attendant son appel

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 06 octobre 2015 à 16h41. Modifié par Léandre Drolet à 20h41.
Lise Thibault libérée en attendant son appel
QUÉBEC - Après six nuits derrière les barreaux, Lise Thibault est libérée. La Cour d'appel a accepté d'entendre l'appel de l'ex-lieutenante-gouverneure et l'a libérée sous cautionnement.
Écoutez le reportage :
 
 
 
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La décision a été rendue par le juge Jacques J. Lévesque, de la Cour d'appel du Québec, mardi après-midi.
L'avocat de la défense, Me Marc Labelle, contestait la peine de 18 mois d'incarcération rendue la semaine dernière par le juge Carol St-Cyr de la Cour du Québec.
«La requérante me convainc qu'elle soutient des arguments qui ont le mérite de justifier qu'une formation de la Cour procède à leur appréciation sur le fond», a écrit le juge Lévesque, après avoir entendu les parties en matinée. Le juge a exigé un cautionnement de 5000 $.
La cause sera entendue le 5 février 2016. Cette saga judiciaire sans précédent qui dure depuis 2009 sera donc prolongée pour une septième année encore.

Dans sa plaidoirie en matinée, Me Labelle a fait valoir que le cas de sa cliente est unique, en raison de son état de santé et de son statut. Une personne du rang de Lise Thibault mérite d'être entendue à la Cour d'appel en raison de sa situation exceptionnelle, a-t-il invoqué.

«Le fait que ce soit une personne de haut rang et que cela a entraîné son incarcération, est-ce qu'il ne serait pas normal que cela ne s'arrête pas au jugement de première instance, que le tribunal le plus haut de la province se penche sur le cas pour voir si les principes ont été bien appliqués? (...) Cela ne serait-il pas approprié, puisque la justice est égale pour tous?» a fait valoir l'avocat.

L'ex-lieutenante-gouverneure était d'ailleurs présente, ce qui est rarement demandé à un détenu à cette étape de la procédure. Elle est apparue vêtue beaucoup plus simplement qu'à l'habitude, jupe de denim et châle noir, menottes aux mains, les traits tirés, le visage fermé, les cheveux brossés sans être coiffés.

Le procureur de la Couronne, Marcel Guimont, a pour sa part soutenu qu'il ne s'agit pas d'un cas si unique, puisque de nombreux élus ont été jugés et condamnés à la prison pour des cas de fraude et d'abus de confiance.

«Il n'y a pas d'erreur de principe en ce qui me concerne, le juge s'est bien positionné», a fait valoir Me Guimont.

«Est-ce qu'on peut dire devant qu'il s'agit d'une peine manifestement déraisonnable? Non», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'état de santé de Lise Thibault n'a pas à être pris en considération en vertu de la jurisprudence, selon Me Guimont.

Lise Thibault a été condamnée, la semaine dernière, à 18 mois d'incarcération et au remboursement de 300 000 $ aux gouvernements du Canada et du Québec.

Dans sa décision, le juge St-Cyr a déploré la «culture de tromperie» entretenue par la lieutenante-gouverneure, ainsi que son absence de remords.

C'était la première fois au Canada qu'une ancienne représentante de Sa Majesté prenait le chemin de la prison.

En décembre dernier, elle avait plaidé coupable à trois chefs d'accusation de fraude et trois autres d'abus de confiance.

La Couronne réclamait quatre ans de prison et un remboursement de 430 000 $, c'est-à-dire la somme fraudée estimée par une experte de la poursuite.

La défense plaidait plutôt pour une peine de 12 mois dans la collectivité et un remboursement de 310 000 $.

Durant son règne, de 1997 à 2007, Lise Thibault avait obtenu de façon indue des remboursements pour des activités familiales, des fêtes, des excursions à la cabane à sucre, des sorties de golf et de ski, des REER, l'achat de terrains, le transport de voiturettes de golf en Floride, etc.

La lieutenante-gouverneure avait déjà évoqué sa condition de femme handicapée pour justifier les frais reliés à ses déplacements, ses activités et sa sécurité.

Les vérificateurs généraux du Québec et du Canada avaient tous les deux évalué à 700 000 $ les dépenses injustifiées de la lieutenante-gouverneure.

Hydro-Québec: un milliard $ de trop en achats !

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mercredi 07 octobre 2015 à 07h35.
Hydro-Québec: un milliard $ de trop en achats !
(Cogeco Nouvelles) - Les achats d'électricité, dont Hydro-Québec n'a pas besoin, frôleront le milliard de dollars en 2016.
Selon le Journal de Montréal, ces achats aux producteurs privés, qui détiennent des parcs éoliens, de petites centrales électriques et des centrales à la biomasse, sont imposés par le gouvernement québécois.
Selon les données d'Hydro-Québec, les surplus énergétiques continueront d'augmenter au cours des dix prochaines années.
L'Union des consommateurs dénonce ces dépenses injustifiables, qui sont refilées aux consommateurs. Rappelons que les clients d'Hydro-Québec ont subi des hausses de 7,2 % ces deux dernières années

Eaux usées: Coderre accuse les conservateurs

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Publié par 98,5 fm pour CogecoNouvelles le mardi 06 octobre 2015 à 15h30. Modifié par Charles Payette le mercredi 07 octobre 2015
Eaux usées: Coderre accuse les conservateurs
Denis Coderre/Cogeco Nouvelles
(Cogeco Nouvelles) - Le maire de Montréal, Denis Coderre, accuse les conservateurs de faire de la politique avec le dossier du rejet de huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.

Réagissant à la demande d'Ottawa de suspendre son projet, le maire Coderre a réaffirmé n'avoir d'autres choix que de déverser ces déchets provoqué par les travaux de l'autoroute Bonavanture.
Le ministre Denis Lebel et le maire Denis Coderre.
 
 
 
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On en parle en ondes :
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Mis en ligne le mercredi 07 octobre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Mario Dumont, Commission Curzi-Dumont et Pierre Curzi
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Mis en ligne le mercredi 07 octobre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand
Le maire Coderre a aussi déploré la récupération politique du chef néodémocrate Thomas Mulcair, mais c'est aux conservateurs qu'il a lancé ses flèches.
Mardi matin, le ministre conservateur responsable de Montréal, Denis Lebel, a expliqué que le déversement pourrait aller à l’encontre de l’article 36.3 de la Loi sur les pêches qui précise «qu’il est interdit d’immerger ou de rejeter une substance nocive dans des eaux où vivent des poissons ».
« C’est un sujet qui soulève beaucoup de passion aujourd’hui, a affirmé M. Lebel. Ce sont les spécialistes d’environnement Canada qui vont prendre le temps de regarder ce dossier. »
Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal soutenaient pourtant qu’il s’agissait de l’unique solution.
La Ville devait déverser ces milliards d’eaux usées à partir du 18 octobre, la veille de l’élection.
Thomas Mulcair et Justin Trudeau, deux candidats montréalais, ont aussi du commenter le dossier aujourd’hui.
« L'idée qu'en 2015, on va lâcher des milliards de litres d'eaux usées dans le St-Laurent, c'est tellement saugrenu que c'est évident qu'un gouvernement du NPD ne le permettrait pas », a affirmé M. Mulcair.
Il a aussi promis qu’un gouvernement néo-démocrate sera un partenaire des villes pour qu’elles aient l’argent nécessaire pour leurs usines d’épuration.
Le chef libéral Justin Trudeau a refusé de dire s’il s’y opposerait, préférant plutôt attaquer les gouvernements conservateurs.
« Je comprends aussi la position impossible dans laquelle le gouvernement fédéral, qui a refusé d'être un partenaire adéquat pour le traitement des eaux usées à travers le pays, a mis nos élus et nos villes», a-t-il affirmé.
PTP au centre des discussions
Stephen Harper promet un milliard $ pour l’industrie automobile, afin d’atténuer les impacts du Partenariat transpacifique (PTP) : une admission que des milliers d’emplois seront perdus, selon Thomas Mulcair.
Justin Trudeau est pour sa part resté vague refusant de commenter l’utilité des compensations aux agriculteurs ou à l’industrie automobile, ni les bien-fondés de l’accord lui-même.
«On va regarder les détails de cet accord. Pour l’instant, on n’a pas les détails au complet. On va regarder ce que le gouvernement propose dans les semaines et les mois à venir», a-t-il répondu, en déplorant le fait que les négociations aient été menées en secret.
Pour le chef conservateur, ces 100 millions $ par année pour les 10 prochaines années «ne sont pas des compensations, mais des programmes incitatifs. »
Selon lui, ces sommes ne sont pas les mêmes que les 4,3 milliards$ promise lundi aux agriculteurs affectés par la brèche dans la gestion de l’offre.
«Nous investissons dans ce secteur pour attirer ces mandats. Pour garder des mandats continental et mondial, c'est nécessaire d'avoir un tel accès au marché », a indiqué le chef conservateur.
Le chef du NPD Thomas Mulcair a profité d’une annonce de statistique Canada pour attaquer le chef conservateur.
Selon l’agence fédérale, en août, les exportations du Canada ont diminué de 3,6%, ce qui entraine une hausse du déficit du commerce de marchandises qui est passé de 817 millions de dollars en juillet à 2,5 milliards en août.
« M. Harper se vante d'avoir signé plus de 50 ententes et que c'est bon pour l'économie, a-t-il lancé. La preuve que c'est faux, c'est qu'on a le pire déficit commercial de l'histoire du Canada cette année. »
« Nous pensons que cet accord est mauvais. Il s'agit d'une brèche importante dans notre système de gestion de l'offre, c'est le cheval de Troie qu'ils tentent d'amener dans la gestion de l'offre », a-t-il ajouté, se différenciant davantage de ses adversaires.
Par Philippe-Vincent Foisy