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lundi, septembre 14, 2015

Ottawa affiche un surplus de 1,9 milliard $

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 14 septembre 2015 à 09h08. Modifié par Charles Payette à 09h36.
Ottawa affiche un surplus de 1,9 milliard $
OTTAWA - Le gouvernement du Canada rapporte un surplus de 1,9 milliard $ pour l'exercice 2014-2015, ce qui lui permet un retour à l'équilibre budgétaire un an plus tôt que prévu.

Le gouvernement anticipait un déficit de 2 milliards $.
Le surplus annoncé lundi met fin à une série de six déficits consécutifs et devrait résonner dans la campagne électorale.

Le gouvernement Harper a prédit un surplus de 1,4 milliard $ pour l'exercice 2015-2016. Ses adversaires attendent toutefois un déficit, puisque l'économie est actuellement en récession.

Campagne électorale: Jean Chrétien et un éventuel référendum volent la vedette

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 13 septembre 2015 à 16h52. Modifié par Charles Payette le lundi 14 septembre 2015
Campagne électorale: Jean Chrétien et un éventuel référendum volent la vedette
Jean Chrétien et Justin Trudeau/La Presse Canadienne
MONTRÉAL - C'est un ancien premier ministre du Canada qui aura été au premier plan du 43e jour de la campagne électorale fédérale, dimanche.
Le chef du NPD, Thomas Mulcair
 
 
 
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L'ancien dirigeant libéral Jean Chrétien, qui faisait campagne aux côtés du chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a fait réagir la classe politique avec sa lettre ouverte, publiée samedi, dans laquelle il disait avoir «honte» de la gestion de la crise des migrants par le premier ministre sortant Stephen Harper.

De passage près d'Ottawa, où il faisait une annonce sur le taux d'imposition aux petites entreprises, le chef conservateur a répondu aux critiques de l'ancien premier ministre, affirmant que «la très grande majorité» des Canadiens étaient fiers de leur pays.

M. Chrétien a également accusé M. Harper d'avoir abandonné la tradition d'un Canada «avancé et progressiste» qui faisait la promotion de la paix et de la stabilité — des caractéristiques qui suscitaient l'admiration des autres pays, selon lui. Or, M. Harper a souligné dimanche que le Canada était admiré «plus que jamais» par la communauté internationale.

Par contre, les propos de M. Chrétien ont été salués par son ancien adversaire, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe.

S'il avait été indépendant, le Québec aurait eu la même politique étrangère que celle adoptée par les anciens premiers ministres du Canada — sauf celle de Stephen Harper, a soutenu le chef bloquiste, qui était à Gatineau dimanche.

«Je pense que ça joue au détriment du Canada. Et le Québec écope aussi de cette image projetée à l'extérieur», a-t-il remarqué.

Mais Jean Chrétien était aussi impliqué activement dans la campagne avec son successeur, Justin Trudeau, à Hamilton, où il a discuté d'un autre sujet bien de son temps, la question nationale du Québec.

Comme M. Trudeau le fait depuis le début de la campagne, M. Chrétien a décoché une flèche à l'endroit du chef néo-démocrate Thomas Mulcair, dont la position ne serait pas claire sur les règles à adopter advenant un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec.

«Quand c'est l'avenir du pays, il faut savoir les règles. C'est ce qui s'est passé en Angleterre. La Grande-Bretagne m'avait consulté au moment de leur référendum (en Écosse), j'ai insisté pour que la question soit claire», a lancé l'ex-politicien.

Quelques minutes plus tôt, le chef libéral avait souligné que M. Mulcair voulait «faciliter» l'accession à l'indépendance pour la province. «La réalité, c'est qu'il n'aime pas en parler en anglais, mais il en parle tout le temps en français», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Chrétien a été questionné sur la possibilité que le Canada accueille par mégarde des criminels s'il accepte de recevoir plus de réfugiés comme il le propose.

«Il y a toujours des risques (...) Il y a toujours des gens dans notre société qui peuvent causer des problèmes, mais on a nos (policiers), les surveillances nécessaires pour contrer ça. Mais on ne peut pas anticiper tout. Il faut être capable d'ouvrir nos portes quand la misère est devant nous», a-t-il expliqué

Nouveau chef du gouvernement en Australie

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   Reuters
Malcolm Turnbull, à son arrivée au Parlement, lundi, pour le vote qui a entraîné la chute de Tony Abbott.
Malcolm Turnbull, à son arrivée au Parlement, lundi, pour le vote
qui a entraîné la chute de Tony Abbott.
  Photo :  GI/Stefan Postles

Favorable à un changement de cap politique, le ministre australien des Communications Malcolm Turnbull a pris lundi la tête du Parti libéral (conservateur), battant le premier ministre Tony Abbott lors d'un vote interne, et va donc devenir le nouveau chef du gouvernement.
Il s'est imposé par 54 voix contre 44.
Julie Bishop, ministre des Affaires étrangères, devient numéro deux du parti.
Ancien entrepreneur ayant fait fortune dans les nouvelles technologies, Malcolm Turnbull reprochait au premier ministre d'être incapable de faire face aux difficultés économiques du pays.
« Le premier ministre n'a pas été en mesure d'apporter les réponses dont notre pays a besoin dans le domaine de l'économie. Il n'a pas été à même de créer le climat de confiance nécessaire au monde de l'entreprise », avait-il déclaré à la presse avant son élection. « Ce qu'il nous faut, c'est un style de gouvernement différent. »
Quelques heures avant l'annonce de la candidature de Malcolm Turnbull, Tony Abbott avait minimisé les rumeurs, refusant de se laisser aspirer par « les ragots et les jeux politiques de Canberra ».
Le premier ministre, au pouvoir depuis septembre 2013, était déjà apparu affaibli par la fronde d'une partie des députés libéraux en février dernier.
Il avait réussi à mettre en échec une motion de censure interne, mais les médias australiens avaient alors été unanimes à le juger trop fragilisé pour continuer à diriger le pays efficacement, compte tenu du nombre important de cadres du parti qui avaient alors voté contre lui.
Ces querelles internes ont eu pour effet d'affaiblir le Parti libéral, largement devancé dans les sondages par l'opposition travailliste.
Devant la presse, Malcolm Turnbull a précisé qu'il avait décidé de défier Tony Abbott après avoir été pressé de le faire « depuis longtemps par un grand nombre de gens ».
Malcolm Turnbull étant parvenu à ses fins, l'Australie en est à son cinquième premier ministre en huit ans et Tony Abbott est le troisième chef de gouvernement limogé à la suite d'une fronde interne depuis 2010, après ses prédécesseurs travaillistes Kevin Rudd et Julia Gillard.