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mercredi, septembre 02, 2015

La CAQ va se redéfinir comme « parti nationaliste »

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Mise à jour le mardi 1 septembre 2015 à 21 h 07 HAE

Entre le poing levé de Pierre Karl Péladeau pour la souveraineté du Québec et le fédéralisme « extrême » du premier ministre Philippe Couillard, François Legault estime n'avoir d'autre choix que de prendre position sur le débat national.
Lors de la création de son parti, en 2011, le chef de la CAQ avait décrété un moratoire d'au moins 10 ans sur la question nationale. Il n'était plus question d'en parler afin de se concentrer sur les « vraies » priorités des Québécois que sont la santé, l'éducation et l'économie.
Cette position est devenue intenable, croit-il, et le caucus réuni en Beauce mardi en a longuement discuté.
« On a vraiment deux partis aux deux extrêmes. [...] Il y a beaucoup de place pour un parti nationaliste, mais il va falloir définir exactement ce qu'on propose aux Québécois. »— François Legault

En entrevue à l'émission 24/60 avec Anne-Marie Dussault, M. Legault a expliqué que la donne avait changé depuis l'arrivée de M. Péladeau.
« M. Péladeau, qui prend beaucoup de place et qui a l'air vraiment décidé à ne parler à peu près que de constitution, nous force à revoir notre position », a-t-il expliqué.
Selon lui, le nouveau chef péquiste est beaucoup plus radical que ses prédécesseurs, comme Pauline Marois, André Boislcair et Bernard Landry. « Mme Marois, ce n'était pas dans ses priorités de faire un référendum. La situation était différente. Elle a évolué. Il faut s'ajuster. La CAQ doit avoir une position plus claire au niveau constitutionnel. »
De l'autre côté, déplore-t-il, Philippe Couillard est à l'« extrême » du fédéralisme.
« On n'a jamais eu quelqu'un d'aussi fédéraliste, qui ne fait pas de demande. On le voit dans la campagne fédérale : il n'a rien demandé dans le domaine de la langue, de l'immigration. Tous les secteurs où il est question d'identité, il est mal à l'aise », affirme M. Legault, laissant entendre que la CAQ pourrait en profiter.
Rappelons que la question identitaire avait permis à l'ancienne Action démocratique du Québec de Mario Dumont, avalée par la CAQ, de faire des gains durant la crise des accommodements raisonnables. L'ADQ avait réussi à former l'opposition officielle en 2007, détrônant le PQ.
Selon M. Legault, Philippe Couillard « ne comprend pas le nationalisme de la majorité des Québécois » lorsqu'il se montre ouvert à ce que la perception de l'impôt du Québec soit confiée à Ottawa, une proposition de la Commission de révision permanente des programmes, rendue publique lundi.
« C'est une question d'autonomie de choisir fiscalement ce qui est mieux pour le Québec. Je suis convaincu que c'est possible de négocier avec Ottawa pour que tous les impôts soient perçus à Québec. Mais que M. Couillard se dise ouvert à tout transférer à Ottawa, c'est une position inacceptable. Jamais un premier ministre du Québec n'aurait accepté ça. »
François Legault promet de clarifier la position de son parti sur la question nationale, mercredi après-midi, dans un point de presse.

Élections Canada 2015 Les libéraux au coude-à-coude avec le NPD à Montréal

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Mise à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 8 h 05 HAE
Le chef du PLC, Justin Trudeau, le 13 août 2015 à Saskatoon
Le chef du PLC, Justin Trudeau, le 13 août 2015 à Saskatoon  Photo :  PC/Liam Richards

Le Parti libéral est en forte progression sur l'île de Montréal, si l'on en croit les résultats d'un sondage téléphonique effectué par MainStreet/Postmedia et publié mercredi par le quotidien The Gazette.
Après répartition des indécis (16 %), le Nouveau Parti démocratique demeure en tête avec 39 % des intentions de vote, soit à peine 2 points de pourcentage de moins que lors du scrutin de mai 2011.
Les libéraux récoltent cependant 37 % des appuis, en forte hausse de 12 points par rapport aux dernières élections générales.
Le Bloc québécois obtient 11 % des intentions de vote, contre 9 % pour le Parti conservateur. Dans les deux cas, il s'agit de chutes marquées de 6 points.
Le sondage MainStreet/Postmedia, effectué auprès de 1333 Montréalais, a une marge d'erreur de 2,68 %, 19 fois sur 20.
Il est à noter qu'il a été réalisé le 27 août, soit le jour où Justin Trudeau a annoncé qu'un gouvernement libéral investirait 125 millions dans les infrastructures en 10 ans, un engagement qui se traduira par des déficits jusqu'en 2019, selon lui.
À l'heure actuelle, le NPD détient 10 des 18 circonscriptions sur l'île, contre 7 pour les libéraux. Une dernière - Ahuntsic-Cartierville - a été remportée par la députée bloquiste Maria Mourani, qui siégeait comme indépendante à la dissolution de la Chambre des communes, mais qui brigue cette fois les suffrages sous les couleurs du NPD.

Attentat en Thaïlande : un suspect trahi par ses empreintes

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Associated Press
La police royale thaïlandaise a publié la photo du suspect arrêté en lien avec l'attentat de Bangkok.
La police royale thaïlandaise a publié la photo du suspect arrêté en lien
avec l'attentat de Bangkok.
  Photo :  Royal Thai Police
Les empreintes digitales de l'homme épinglé mardi à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge correspondent à celles retrouvées sur une bouteille de matériel explosif, a annoncé mercredi la police thaïlandaise.
Les policiers souhaitent maintenant arrêter un autre homme, un Turc qui aurait participé à l'attentat à la bombe qui a fait 20 morts et plus de 120 blessés il y a deux semaines à Bangkok.
Ce nouveau suspect, Emrah Davutoglu, est le mari d'une Thaïlandaise qui fait l'objet d'un mandat d'arrestation puisqu'elle louait un appartement de Bangkok où des substances pouvant servir à fabriquer une bombe ont été retrouvées le week-end dernier. La femme se dit innocente et prétend se trouver actuellement en Turquie.
Au moins deux des huit personnes qui font l'objet de mandats d'arrestation seraient aussi turques.
Le porte-parole de la police nationale thaïlandaise, Prawut Thavornsiri, a dit que des analyses génétiques sont actuellement menées pour déterminer si l'homme épinglé à la frontière est un joueur important dans cette affaire.
Les empreintes digitales de ce suspect ont été retrouvées dans l'appartement d'un autre homme, où les policiers ont mené samedi une perquisition qui leur a permis de saisir plus de 200 passeports, dont plusieurs passeports turcs potentiellement faux. 
« Nous pouvons confirmer que les empreintes digitales de l'homme correspondent à celles retrouvées sur une bouteille contenant une substance explosive, a dit M. Prawut. Il est peut-être celui qui a sorti la bombe de cet appartement ou il peut avoir amené la bombe sur les lieux du crime. »
La piste turque
La police thaïlandaise est à la recherche de cet homme
La police thaïlandaise est à la recherche de cet homme  Photo :  Handout/Reuters
L'attentat a été commis le 17 août au sanctuaire d'Erawan, en plein coeur de Bangkok. Des images captées par des caméras de surveillance montrent un homme vêtu d'un chandail jaune qui abandonne un sac à dos sur place, quelques minutes avant l'explosion. C'est cet homme que les autorités thaïlandaises cherchent principalement à arrêter.
La connexion turque alimente des rumeurs selon lesquelles les auteurs de l'attentat pourraient avoir voulu punir la Thaïlande après qu'elle ait rapatrié par la force, en juillet, des Ouïghours vers la Chine. Les Ouïghours sont parents des Turcs, et la Turquie accueille une importante population ouïghoure.
Le sanctuaire d'Erawan est aussi très populaire auprès des touristes chinois, ce qui pourrait expliquer pourquoi il a été ciblé.