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lundi, mai 04, 2015

PQ: Péladeau veut appliquer à l'économie québécoise des recettes de Québecor

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 03 mai 2015 à 18h22. Modifié par Charles Payette le lundi 04 mai 2015
PQ: Péladeau veut appliquer à l'économie québécoise des recettes de Québecor
Martine Ouellet
RIMOUSKI, Qc - Le candidat à la course à la direction du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a proposé, dimanche, d'appliquer à l'économie québécoise des recettes du conglomérat Québecor dont il est l'actionnaire de contrôle.
Pour développer l'économie régionale et créer des emplois hors des grands centres, M. Péladeau s'est engagé à intégrer dans une politique industrielle le concept de convergence qui a fait le succès des entreprises médiatiques de Québecor grâce au partage de contenus.

«Je pense l'avoir réalisé quand j'étais dirigeant d'entreprise, a-t-il dit. Il y en a qui l'ont critiqué, c'était la politique de la convergence. Mais qu'est-ce que c'est, la convergence? La convergence, c'est de mettre en place les différents éléments dans une intégration qui va être efficace pour chacun des éléments qui fait partie de l'ensemble.»

M. Péladeau a esquissé son plan de convergence en s'appuyant sur les ressources dont dispose le Québec.

«C'est vrai que nous avons tous ces éléments au Québec, que ce soit le minerai, que ce soit la matière grise, que ce soit notre volonté de développer un chantier planétaire pour nous projeter encore une fois au niveau international, a-t-il dit. Tout ce qui est nécessaire, nous l'avons.»

M. Péladeau, favori dans la course, a fait cette proposition lors du quatrième débat organisé par le PQ, dont le thème était la culture et le développement régional.

Pour la première fois depuis le début de la campagne, en février, le débat s'est tenu sans Bernard Drainville, qui s'est rallié entretemps à M. Péladeau.

L'événement a été l'occasion de constater que la lutte pour la deuxième place se corse, avec une guerre de chiffres opposant Martine Ouellet à Alexandre Cloutier.

M. Péladeau et un autre candidat, Pierre Céré, ont quant à eux limité leurs commentaires concernant un accrochage rapporté dans un reportage publié récemment.

Lors d'un point de presse qui a suivi la joute, M. Céré n'a pas nié l'événement, mais il a refusé de répéter les propos de M. Péladeau, qu'il a pourtant cités au magazine «Maclean's».

M. Céré, qui s'était déjà plaint des mises en garde qu'il avait reçues après avoir évoqué les risques de conflits d'intérêts de M. Péladeau avec Québecor, a affirmé qu'il ne s'était pas senti intimidé ou menacé par les propos du favori.

«Je n'ai pas peur», a-t-il dit.

En février, en marge d'un conseil national, M. Céré avait affirmé qu'avec les médias de Québecor, M. Péladeau était en position d'acheter son élection à la tête du PQ. Il l'avait notamment qualifié de «Citizen Péladeau», en référence au film «Citizen Kane».

Selon «Maclean's», M. Céré a soutenu que M. Péladeau l'a ensuite invectivé, lui disant: «Mon tabarnac, je vais t'acheter. Combien tu coûtes? Tu vas faire partir plein d'entreprises du Québec.»

M. Péladeau n'a pas nié les propos, mais il a soutenu que le magazine rapportait les propos de M. Céré.

«Il n'y a pas de citation là-dedans, c'est sa citation à lui», a-t-il dit.

En rencontrant à son tour les journalistes, Mme Ouellet a accusé M. Cloutier d'utiliser des stratégies de «vieille politique» avec la publication, juste avant le débat, d'un sondage qui le place en deuxième place derrière Pierre Karl Péladeau.

En terminant cette quatrième joute officielle des prétendants à la succession de Pauline Marois, Mme Ouellet a parodié le slogan de campagne de M. Cloutier pour exprimer sa déception.

«Les Québécois veulent autre chose que de la vieille politique et franchement, pour vous dire, pour quelqu'un dont le slogan c'est "Maintenant autrement", je trouve des fois ça a l'air de "Maintenant comme avant", a-t-elle dit. Je trouve que ce ne sont pas les bonnes stratégies.»

La lutte pour la deuxième place s'est corsée, dimanche, quand M. Cloutier a envoyé aux journalistes assistant au débat un sondage qui place Mme Ouellet au troisième rang.

L'équipe de Mme Ouellet a aussitôt riposté en publiant des chiffres de son pointage qui la situent derrière le favori et placent M. Cloutier en troisième position.

M. Cloutier, qui s'est présenté dimanche comme le candidat du rassemblement, a insisté sur la plus grande rigueur de son sondage face aux chiffres de Mme Ouellet.

«Ce n'est pas un truc rédigé sur le coin d'une table, c'est une firme professionnelle qui a fait la bonne pondération», a-t-il dit.

Durant le débat, M. Péladeau a insisté à de nombreuses reprises sur les initiatives de Québecor en matière de développement économique et culturel dans les régions.

Le candidat a rappelé le soutien financier de l'entreprise aux régions, dont un festival de Rimouski, ainsi que par l'intermédiaire de l'émission «Star Académie» de TVA.

«J'ai toujours été au coeur du développement et du rayonnement de la culture et j'en suis très fier», a-t-il dit.

M. Péladeau s'est engagé à inclure dans la constitution d'un Québec indépendant des dispositions qui définissent le pouvoir de développement économique des régions et leur financement.

M. Cloutier, qui a mis de l'avant ses nombreux appuis d'artistes du théâtre ou de la chanson, a souligné de son côté que le secteur culture génère plus d'activité économique que les secteurs des mines, du gaz et du pétrole réunis.

«Y a-t-il mieux que les artistes pour nous faire vibrer, pour venir chercher en nous l'émotion? a-t-il demandé. Et c'est avec eux qu'on doit construire le projet de pays. On va donc non seulement les soutenir, mais on doit soutenir toute la diversité qui se fait, pas juste à Québec ou Montréal, mais sur l'ensemble du territoire.»

Pierre Céré a accusé les libéraux d'avoir saboté l'économie régionale avec l'abolition des centres locaux de développement et les conférences régionales des élus, tandis qu'un ministre dépense 278 000 $ en rénovations.

«C'est écoeurant ce qu'ils sont en train de faire, a-t-il dit. Pendant ce temps-là, vous avez un ministre, celui qui est à Rivière-du-Loup, Jean D'Amours, qui aménage son bureau à grands frais. C'est fantastique l'austérité, ce n'est pas pour tout le monde.»

Mme Ouellet a insisté sur l'importance de l'indépendance parce que selon elle, Ottawa n'a pas la sensibilité pour la développer sur la scène internationale, à la lumière d'une controverse impliquant l'oeuvre d'un peintre québécois affichée au ministère des Affaires étrangères.

«Quand on a un gouvernement à Ottawa qui remplace les toiles d'Alfred Pellan par des photos de la reine Élizabeth, c'est assez évident que le gouvernement fédéral ne croit pas tellement à la culture et qu'il n'y a pas de vision de la culture», a-t-elle dit.

Fusillade lors d'un concours de caricatures de Mahomet au Texas

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Publié par Associated Press le dimanche 03 mai 2015 à 22h44. Modifié par Charles Payette le lundi 04 mai 2015
Fusillade lors d'un concours de caricatures de Mahomet au Texas
La Presse Canadienne
GARLAND, Texas - Deux hommes armés ont été abattus dimanche après avoir ouvert le feu sur un agent de sécurité à l'extérieur d'un édifice qui accueillait un concours de caricatures du prophète Mahomet à Garland, une banlieue de Dallas, au Texas.
Des policiers de Garland ont répliqué aux tireurs, qui ont été tués. L'agent de sécurité a été blessé, mais sa vie ne serait pas en danger.
Sur sa page Facebook, la municipalité de Garland a indiqué dimanche soir que les deux assaillants étaient arrivés en voiture au Centre Curtis Culwell et avaient commencé à tirer sur l'agent chargé de surveiller les lieux.
La publication de la municipalité de Garland ne précise pas si l'incident est lié au concours de caricatures.

Les autorités ont toutefois précisé que le véhicule des suspects pourrait contenir un «engin incendiaire». Une équipe spécialisée dans les explosifs a été dépêchée sur les lieux.

Les commerces des environs ont été évacués par mesure de précaution.

L'événement était organisé par l'American Freedom Defence Initiative. Une récompense de 10 000 $ US était promise à celui qui présenterait la meilleure caricature du prophète de l'islam.

Chefferie PQ : Seconde place chaudement disputée

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Pierre Karl Péladeau et Pierre Céré se sont donné la main, alors que le magazine Maclean’s rapporte un échange plutôt musclé entre les deux hommes, en février.
Pierre Karl Péladeau - Pierre Céré

En marge de la course à la chefferie, Alexandre Cloutier et Martine Ouellet se livrent à une guerre de chiffres

Geneviève Lajoie
Si le quatrième débat des aspirants chefs péquistes s'est déroulé sans affrontement, la seconde place est chaudement disputée en coulisses entre Alexandre Cloutier et Martine Ouellet.

La députée de Vachon a accusé son adversaire de Lac-Saint-Jean de faire de la «vieille politique» en publiant des «pointages» internes qui le place deuxième en marge du débat de dimanche, qui avait lieu à Rimouski.

Le première joute oratoire depuis l'abandon de Bernard Drainville a donné lieu à une discussion sans accrochage entre les quatre candidats restants à la chefferie du Parti québécois.

Les prétendants ont tour à tour dénoncer le «saccage» du gouvernement libéral dans le soutien aux régions. Les discours étaient au diapason aussi sur le thème de la culture.

Le ton était à ce point harmonieux que l'animateur Gilles Gougeon a même dû intervenir après que le magnat de la presse ait dit qu'il était tout à fait d'accord avec le candidat Pierre Céré pour que la transformation des ressources naturelles soit faite ici, au Québec.

«Je vous signale que c'est un débat!», a lancé le modérateur.

C'est plutôt en marge du débat que les candidats ont joué du coude. À moins de deux semaines du scrutin, les prétendants au trône péquiste se sont livrés à une guerre de chiffres. Alexandre Cloutier a sorti un sondage interne démontrant qu'un second tour est à portée de main.

Des appels robotisés réalisés auprès de 1917 personnes démontrent que le favori, Pierre Karl Péladeau, n'obtiendrait pas l'appui de 50% des militants et que le député de Lac-Saint-Jean suit de près en seconde position à seulement sept points d'écart.

Des chiffres aussitôt réfutés par le clan de Martine Ouellet, qui soutient que c'est plutôt la députée de Vachon qui arrive deuxième. La seule femme de la course accuse son adversaire Cloutier de faire de la «vieille politique» avec de telles stratégies. «De quelqu'un pour qui le slogan c'est maintenant autrement, je trouve que ça a l'air souvent du maintenant comme avant», a-t-elle lancé, au terme du débat de deux heures. 

Alexandre Cloutier veut démontrer pour sa part qu'un couronnement du favori PKP est loin d'être acquis. «Ça montre que le deuxième tour est bien réel que tout est possible et rien n'est jamais écrit d'avance. La conclusion de cette course est loin d'être écrite».

Le magnat de la presse a réclamé un mandat fort aux quelque 500 militants qui étaient réunis à l'Hôtel Rimouski. «Un mandat clair et fort, c'est certainement 50% plus un», a-t-il insisté.

Échange musclé

Péladeau aurait menacé Pierre Céré

En colère, l’aspirant-chef Pierre Karl Péladeau aurait menacé son adversaire Pierre Céré de «l’acheter», en février dernier.
 
C’est du moins ce que rapporte le magazine Maclean’s, dans une entrevue réalisée avec le seul candidat à la chefferie du PQ qui n’est pas député.
 
Citizen Kane
 
En marge d’un Conseil national à Laval, Pierre Céré avait causé toute une commotion en comparant PKP à Citizen Kane, un personnage cinématographique incarnant un magnat de la presse qui caresse des ambitions politiques.
 
Dans les heures qui ont suivi, il y a eu un échange musclé entre les deux hommes. Pierre Céré a rapporté des pans de la discussion au Maclean’s. «Il (PKP) a dit: Toi, mon tabarnak, je vais t’acheter. Combien tu coûtes?»
 
H­­­ier, M. Céré n’a pas nié les propos rapportés par le magazine. «Ce n’est pas tout à fait les mots», s’est-il limité à dire.
 
« Ce n’est pas moi »
 
Le baron de la presse n’a pas voulu s’épancher sur le sujet. «Je ne peux pas nier quoi que ce soit, ce n’est pas moi qui tiens ces propos-là, c’est Pierre Céré qui les tient», a-t-il dit.