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samedi, février 27, 2016

Un groupe de militants du PQ interpelle le parti


Publié par La Presse Canadienne le samedi 27 février 2016 à 05h06. Modifié par Valérie Beaudoin à 07h18.
Un groupe de militants du PQ interpelle le parti
MONTRÉAL - Un groupe d'une centaine de militants souverainistes qui souhaitent un changement de stratégie du Parti québécois pour accéder à l'indépendance du Québec entend se manifester ce week-end au conseil national du PQ, à Trois-Rivières.
Inspirés par les indépendantistes catalans, ces militants veulent que le Parti québécois renonce à l'obligation de tenir un référendum pour lancer le processus vers la souveraineté.

Une simple victoire à une élection du PQ, appuyé par une coalition des autres partis souverainistes, suffirait à lancer le processus, selon le groupe, dont fait partie l'ancien ministre péquiste Gilbert Paquette.

M. Paquette soutient qu'il faut changer l'article Un du programme du PQ de façon à éviter qu'il y ait encore l'élection «d'un bon gouvernement péquiste qui pourrait tenir un référendum, seulement au moment jugé opportun».

Le parti Option nationale appuie la démarche du groupe de militants. Le chef Sol Zanetti estime qu'un référendum doit suivre à la toute fin du processus, et non au début, comme le prône le Parti québécois.

Mais le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, semble s'opposer à cette stratégie, soutenant que l'indépendance du Québec se fera lorsque le mandat démocratique sera donné par la population «par voie de référendum». C'est ce qu'a indiqué cette semaine au Devoir Bruno-Pierre Cyr, attaché de presse de M. Péladeau.

SOURCE: http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

vendredi, février 19, 2016

Conseil national du PQ: des militants veulent une volonté de lutter contre les paradis fiscaux


http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 19 février 2016 à 04h30 | Mis à jour à 06h47
Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, n'est... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE
Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, n'est pas contre l'idée de régir les paradis fiscaux, croit Raymond Archambault, président du parti. Ce dernier ajoute par contre : « Mais c'est une réalité internationale ! »

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Petit pied de nez au chef péquiste Pierre Karl Péladeau, des militants du PQ proposeront que leur parti réaffirme son engagement en matière d'élimination des paradis fiscaux, au Conseil national de la fin de février, à Trois-Rivières.
L'exécutif de Marguerite-Bourgeoys, une circonscription « orpheline », dans le jargon du parti, et qui n'a donc pas de député péquiste, a inscrit deux résolutions qui seront soumises au débat des quelque 400 délégués péquistes attendus. En l'absence d'un député pour les surveiller, les circonscriptions orphelines ont davantage tendance à avancer des propositions susceptibles de faire grincer des dents à la permanence.
Les dirigeants du PQ ont toutefois bien d'autres chats à fouetter. Le bilan financier du parti qui sera distribué à Trois-Rivières montre que le parti amorce l'année avec un déficit de 2 millions qui ne sera pas totalement résorbé en 2018, la prochaine année électorale - il restera encore 1,4 million inscrit à l'encre rouge -, même si chaque année le nouveau régime de financement des partis assure au PQ des rentrées de 2,4 millions de fonds publics.
Deux semaines après une série de reportages indiquant que lorsqu'il faisait des affaires, Pierre Karl Péladeau avait toléré que Quebecor World utilise des paradis fiscaux afin d'éviter des impôts au Québec et au Canada, les militants réclament une nouvelle profession de foi de leur parti, selon le document obtenu par La Presse.
« Il est proposé que le Conseil national réaffirme que l'évitement fiscal, notamment par l'utilisation de paradis fiscaux, constitue une atteinte à la justice sociale qui doit être dénoncée et combattue afin que chaque citoyen et chaque entreprise paie sa juste part d'impôts permettant de financer les programmes et les services de l'État », propose Marguerite-Bourgeoys.
Dans une autre proposition, on demande aux députés péquistes « de faire pression sur le gouvernement afin que celui-ci mette en place une stratégie agressive de lutte contre l'utilisation des paradis fiscaux par les entreprises faisant affaire au Québec ». Les entreprises qui évitent ainsi de payer de l'impôt devraient être privées de contrats gouvernementaux, et les ordres professionnels, les avocats et les comptables devraient prévoir des sanctions pour leurs membres qui contribuent à mettre en oeuvre ces stratagèmes.
« Je doute fort que M. Péladeau vote contre ça. Je ne pense pas que ce soit pour faire un pied de nez au chef, il n'est pas contre cette idée de régir les paradis fiscaux, mais c'est une réalité internationale ! », estime Raymond Archambault, président du PQ.
M. Archambault se refuse à commenter l'enquête de La Presse qui révélait que Quebecor World avait eu recours à des filiales offshore quand M. Péladeau était numéro deux puis numéro un du géant mondial de l'imprimerie.
Selon l'enquête de La Presse, l'imprimeur Quebecor World a créé 10 entités de 1998 à 2004 en Suisse, au Luxembourg et en Islande, trois pays où l'entreprise n'avait pas d'usine à l'époque où M. Péladeau en était l'un des principaux dirigeants. L'émission Enquête de Radio-Canada a aussi trouvé une dizaine d'entreprises dans les paradis fiscaux « qui semblent avoir un lien » avec Québecor, mais l'entreprise conteste l'existence de ces liens. Québecor dit ne pas avoir créé de sociétés dans des paradis fiscaux, précisant avoir hérité de « compagnies enregistrées dans de tels territoires » mais n'avoir « jamais bénéficié d'avantages fiscaux relativement [à ces entreprises] et les a toutes démantelées, sans exception, au fil du temps ».
Finances difficiles
Cheville ouvrière du financement des partis par les fonds publics, le PQ se retrouve clairement à l'étroit avec des campagnes de financement où le plafond de contribution a été fixé à 100 $. La campagne de financement de 2015 s'était fixé un objectif de 1,5 million - or on n'a récolté que 1,1 million. Il a fallu freiner la machine quand le Bloc québécois a entrepris de solliciter lui aussi les souverainistes pour financer sa campagne électorale.
« Dans l'histoire du parti, il y a toujours eu une dette qui monte ou descend. Elle est peut-être plus importante dans les dernières années », convient M. Archambault. « Le fait qu'on ait eu 27 % des voix en 2014, contre 32 % aux élections précédentes, a réduit de 500 000 $ par année la redevance de l'État », explique-t-il.
« La permanence a dû changer son train de vie, même s'il n'y avait pas d'excès », affirme Raymond Archambault.
Il a fallu rapidement réduire du tiers les permanents à Montréal : huit personnes ont été mises à pied. Même si le PQ aura encore un déficit de 1,4 million en 2018, il pourra sans problème emprunter les fonds nécessaires à sa campagne.
Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau a, lui, davantage de problèmes à financer sa campagne. Non qu'il manque d'argent, mais sa contribution à sa propre campagne à la direction du PQ ne pouvait excéder 500 $, rappelle Julie Saint-Arnaud, du Bureau du directeur général des élections.
Le problème est que l'on doit trouver des « contributeurs » pour justifier 100 000 $ de dépenses réalisées pour préparer le vote du 17 mai 2015, où M. Péladeau a été élu chef. Il a théoriquement un an pour déposer des états financiers complétés, mais il peut jouir d'un délai de grâce supplémentaire de 12 mois, explique Mme Saint-Arnaud. Même au bout de cette échéance, le chef péquiste pourrait demander une prolongation de 12 mois supplémentaires, plus de temps qu'il n'en faut, donc, pour identifier des donateurs.
- Avec la collaboration de Vincent Brousseau-Pouliot, La Presse

samedi, juillet 18, 2015

La première ministre de la C.-B. ne croit pas à la souveraineté du Québec

http://ici.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/

Mise à jour le vendredi 17 juillet 2015 à 20 h 42 HAE  La Presse Canadienne
La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.
La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark.  Photo :  ICI Radio-Canada

La première ministre de la Colombie-Britannique s'est invitée, vendredi, dans le débat nationaliste du Québec, lorsqu'elle a minimisé les chances du Parti québécois (PQ) de revigorer la flamme séparatiste dans la province. Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, n'a pas attendu longtemps avant de réagir.
Lors de la conférence de presse de clôture au Conseil de la fédération à Saint-Jean, Terre-Neuve, Christy Clark a déclaré que le PQ avait échoué dans ses tentatives précédentes d'apporter l'indépendance au Québec et qu'il n'aurait guère plus de succès à l'avenir.
Elle a dit croire que les enjeux liés à la Constitution sont moins importants pour les Canadiens, qui sont intéressés par la participation du Canada à l'étranger. Le Québec est un endroit différent d'il y a 20 ou 30 ans, a-t-elle ajouté.
« Faire partie du monde, pas seulement du Québec »
Elle a expliqué que les citoyens du Québec n'étaient pas tellement différents de ceux de la Colombie-Britannique. « Il y a une génération de gens qui sont des citoyens du monde, qui regardent en avant, qui veulent créer de la richesse, construire leur vie et être capables de faire partie du monde - pas seulement du Québec ou d'une partie du Canada », a-t-elle déclaré.
Mme Clark croit que Pierre Karl Péladeau, qui, dès son élection, a indiqué très clairement ses intentions de poursuivre l'objectif d'un Québec indépendant, ne réussira pas. « Je sais que M. Péladeau a de grandes ambitions. Je pense qu'il ne verra pas ces ambitions se réaliser à long terme », a-t-elle dit.
Une décision des Québécois
Dans un communiqué publié par la suite, le chef du PQ a tenu à « réaffirmer que c'est aux Québécoises et aux Québécois qu'appartiennent les décisions sur l'avenir politique de la nation québécoise ».
« L'avenir de notre nation ne se décide pas en Colombie-Britannique, en Saskatchewan ou ailleurs, il se décide ici, au Québec »— Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois

« [ Le projet de la souveraineté ] n'est en rien incompatible avec la réussite des provinces canadiennes. Tout comme il n'y a aucune incompatibilité entre l'ouverture sur le monde et l'importance pour le Québec de parler de sa propre voix à l'international, a ajouté M. Peladeau. J'entends bien continuer le dialogue avec l'ensemble de la population québécoise, mais aussi avec nos partenaires canadiens, et ce, chaque fois que j'aurai l'occasion de le faire. »