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mardi, octobre 24, 2017

Affaire Weinstein: son ex-assistante avait été payée 165.000 $ pour ne pas parler

SCANDALE Zelda Perkins, qui révèle dans le « Financial Times » avoir été agressée sexuellement par le producteur, avait signé un accord de non-divulgation en 1998…
C. F.
 
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Harvey Weinstein à Los Angeles, le 2 mars 2014.
Harvey Weinstein à Los Angeles, le 2 mars 2014. — Jordan Strauss/AP/Sipa

La liste des victimes s’allonge. Zelda Perkins, une ex-assistante britannique de Harvey Weinstein, a révélé au Financial Times,lundi, qu’elle avait signé un accord de non-divulgation en 1998 après avoir accusé le producteur d’agression sexuelle.
Elle y explique que Harvey Weinstein lui avait demandé de lui faire des massages et qu’il avait essayé de la faire venir dans son lit. A l’époque, Zelda Perkins avait rapporté cette agression à une collègue, laquelle lui avait aussi raconté aussi avoir été agressée sexuellement par le producteur américain.

La somme de 330.500 $ pour se taire

Les deux victimes avaient alors demandé des dommages et intérêts. Elles ont obtenu 330.500 $ (environ 280.000 €) à se partager équitablement. Mais elles ont signé dans la foulée un accord leur interdisant d’ébruiter l’affaire.
En parlant aujourd’hui, indique la BBC, Zelda Perkins pourrait devoir rembourser ces dommages et intérêts. L’ex-assistante britannique a voulu « rompre publiquement [son] accord de non-divulgation », explique-t-elle au Financial Times, dans l’espoir que s’ouvre « un débat autour de l’ampleur de ces accords qui pèsent sur les victimes ».

vendredi, septembre 30, 2016

DÉBATS PRÉSIDENTIELS Les partisans de Trump veulent plus de muscle

http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/

30 septembre 2016 | Jennie Matthew - Agence France-Presse à Council Bluffs, Iowa | États-Unis
Les partisans de Donald Trump espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain débat présidentiel.
Photo: Spencer Platt Agence France-Presse
Les partisans de Donald Trump espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain débat présidentiel.
Faire mieux, se concentrer sur le programme et taper plus fort sur Hillary. C’est la feuille de route de Donald Trump, dressée par ses supporteurs pour le deuxième débat présidentiel le 9 octobre, après une prestation jugée médiocre lors du premier duel.
 
La plupart des commentateurs et analystes s’accordent à dire que la candidate démocrate Hillary Clinton a remporté le premier débat lundi, sous les yeux de 84 millions de téléspectateurs. Donald Trump s’en défend et estime avoir été à son avantage, mais même ses plus fervents partisans l’avouent : ils espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain face à face.
 
« Je pense qu’il a besoin d’avoir plus de jugeote », estimait ainsi mercredi Martha Killion, une ancienne serveuse à la retraite, lors d’une activité de campagne dans l’Iowa. « Je ne peux pas croire qu’il n’ait pas plus contre-attaqué », ajoutait-elle en revenant sur les 90 minutes durant lesquelles Hillary Clinton lui a adressé plusieurs piques cinglantes.
 
Le New York Times rapporte que ses conseillers, conscients que le magnat de l’immobilier a manqué de souffle sur la fin, prévoient de mieux le préparer sur des réponses cruciales à apporter, sur certains faits sur lesquels insister, et sur des plans de contre-attaque. Misant sur son « instinct naturel » de débatteur, comme l’avait mis en avant son équipe de campagne, Donald Trump avait à peine préparé le premier débat.
 
Ses partisans recommandent qu’il se concentre davantage sur les questions de politique, qu’il affirme sa position de candidat du changement et profite des points faibles d’Hillary Clinton. « Je pense qu’il a été correct, mais il y a plein d’autres sujets qu’il aurait dû aborder », pensait quant à lui Larry Storer, un retraité habitant dans le Nebraska voisin.
 
« Il s’est fait piéger »
 
M. Trump s’est retenu et n’a pas parlé du passé de Mme Clinton, des questions de défense, d’immigration illégale, de la crise des réfugiés ni de Benghazi, où Mme Clinton est accusée de ne pas en avoir fait assez pour éviter l’attaque contre le consulat américain en 2012, qui avait fait quatre morts dont l’ambassadeur.
 
« Il s’est fait piéger à plusieurs reprises, j’ai détesté assister à ça, acquiesçait la femme de M. Storer, Carol, elle aussi retraitée qui travaillait dans une entreprise de téléphonie. Mais il s’est aussi bien défendu sur certains autres sujets. Je pense que s’il reste concentré et ne tombe pas dans les pièges qui lui sont tendus, il sera ok. »
 
S’il s’est contenu lors du débat de lundi, Donald Trump est depuis reparti à l’assaut et reparle d’« Hillary-la-crapule », soulignant son « incompétence », ses échecs et le fait qu’elle est corrompue, selon lui.
 
Clinton, un repoussoir
 
Et même s’il n’a pas fait d’étincelles lundi, il est difficile de savoir à quel point les débats influenceront les électeurs. Pour beaucoup, la perspective de voir Hillary Clinton à la Maison-Blanche est à elle seule un argument suffisant pour oublier toute contre-performance de leur champion lors des débats.
 
« Vous pourriez pointer une kalachnikov sur ma tête, je ne voterai pas pour ce diable, cette traître qui devrait être en prison », s’emportait ainsi Cynthia McKinney à propos de l’ancienne secrétaire d’État. Mais Donald Trump « a certaines de ses expressions du visage… Je ne sais pas comment dire, mais il doit arrêter de faire ça, je pense que ça agace les gens et ça ne le rend pas très présidentiel », avouait-elle cependant.
 
Mme Killion, l’ancienne serveuse, pense avoir le remède adéquat : « Il faut prier. Je pense qu’elle l’énerve, et cette prière le protégera et lui permettra de faire du bon boulot pour notre pays. »

mardi, mai 10, 2016

La violence sexuelle, un fléau à l’université

http://www.ledevoir.com/societe/

Une étude québécoise révèle qu’une personne sur trois en est victime

10 mai 2016 |Jessica Nadeau | Éducation
Les chercheuses peuvent dire que 40 % des victimes ont subi des conséquences qui affectent leur vie professionnelle, scolaire ou personnelle, leur vie sociale ou leur santé physique.
Photo: Asli Cetin Getty Images
Les chercheuses peuvent dire que 40 % des victimes ont subi des conséquences qui affectent leur vie professionnelle, scolaire ou personnelle, leur vie sociale ou leur santé physique.


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Une personne sur trois a été victime de violence sexuelle depuis son arrivée à l’université, révèle une enquête inédite menée par un groupe de chercheuses sur six campus du Québec. Et « la très forte majorité » de ces actes n’ont jamais été dénoncés.
 
« Les canaux institutionnels qu’on nous invite à investir pour porter plainte ne fonctionnent pas, les gens n’y vont pas », constate la chercheuse Sandrine Ricci, qui présentera les premiers résultats de l’enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU) au congrès de l’Acfas mardi.
 
Entre le 19 janvier et le 31 mars, 8733 personnes qui travaillent ou étudient sur l’un des six campus visés par le projet ont répondu à un questionnaire en ligne élaboré par une équipe de chercheuses sous la direction de Manon Bergeron, professeure au Département de sexologie à l’UQAM.
 
De ce nombre, 37,3 % disent avoir vécu « au moins un événement de violence sexuelle en milieu universitaire ». Une personne sur 4 rapporte avoir été victime d’un tel acte au cours des douze derniers mois.
 
Près de la moitié des cas de violence sexuelle sont survenus « dans un contexte d’activités sociales ou festives », précise la chercheuse de l’UQAM, Sandrine Ricci. « Viennent ensuite les activités d’enseignement ou d’études, l’exécution de tâches professionnelles et puis l’initiation, qu’on avait exclue des activités sociales et prise séparément. L’initiation facultaire ou départementale, c’est 12 %. C’est quand même pas mal. »
 
Plusieurs formes de violence sexuelle
 
La victime « typique » est une étudiante de premier cycle (60 %). Et son agresseur est, dans 70 % des cas rapportés, un ou des étudiants de sexe masculin.
 
La majorité des actes rapportés entrent dans la catégorie du harcèlement sexuel. Viennent ensuite les attentions sexuelles non désirées — qui incluent l’agression sexuelle au sens traditionnel du terme — puis la coercition sexuelle, qui se définit par une sorte de chantage en retour de considérations futures liées à l’emploi ou en milieu scolaire.
 
« La coercition sexuelle, ça représente 3 %, c’est très faible. Mais sur un échantillon de 8733 personnes, ça fait du monde à la messe ! Dans un contexte où on veut vraiment éradiquer cette violence-là, il ne faut pas minimiser. »
 
Conséquences
 
Les chercheuses s’intéressent également aux impacts chez les victimes. D’emblée, elles peuvent dire que 40 % des victimes ont subi des conséquences qui influent sur leur vie professionnelle, scolaire ou personnelle, leur vie sociale ou leur santé physique. On pense à un changement de parcours scolaire par exemple ou à une augmentation de la consommation de drogue ou d’alcool.
 
Mais sur cet aspect, il y a beaucoup de facteurs à prendre en considération, note Sandrine Ricci, qui rappelle qu’il faut considérer un acte de violence sexuelle dans son ensemble et non comme un acte isolé. « Avec la notion de continuum, on évite de coller une étiquette de gravité parce que, si la personne en est à son huitième épisode de harcèlement, d’invitation à prendre une bière après le cours par exemple, et que cela s’accompagne d’autres victimisations antérieures, la gravité ou les conséquences peuvent être beaucoup plus importantes. »
 
Pas de dénonciations
 
Autre fait intéressant : 36 % des victimes n’ont jamais parlé de cet événement à autrui. Pas étonnant donc de voir que « la très forte majorité » n’a jamais porté plainte. Là aussi, il faudra investiguer davantage au cours de l’étude qualitative qui suivra, note Sandrine Ricci. Mais cette dernière est convaincue que la difficulté de porter plainte, dans la société en général, et le peu de résultats qui en découle sont au coeur du problème.
 
« Quand on a un cas de viol et que la victime a tout fait correctement : elle a été agressée, elle est allée voir la police tout de suite après, elle ne portait pas de minijupe, elle n’était pas saoule, ce n’est pas une femme dans la prostitution — éléments qui sont tous généralement ramenés pour discréditer la victime —, même dans ces cas-là, c’est toujours la parole de l’agresseur contre celle de la victime. Et il y a un taux de judiciarisation très faible. Les victimes savent ça. Alors quand ce sont des violences qui sont moins importantes, c’est tellement astreignant de porter plainte [qu’elles ne le font pas]. »
 
Banalisation
 
Une personne sur trois qui est victime de violence sexuelle, c’est beaucoup. Mais c’est quand même moins que ce à quoi s’attendait la chercheuse. « Mon impression, c’est qu’il y a très peu de femmes qui n’ont pas vécu un épisode [de violence sexuelle]. Je me serais donc attendue à plus de résultats sur cette base-là », confie la chercheuse.
 
« Il y a une tendance à la banalisation qui fait qu’il y a des gestes qui sont sous-rapportés. Il y a beaucoup de gens qui considèrent que ce n’est pas grave et oublient. Mais quand on pose des questions ouvertes, il y a des choses qui ressortent, d’où l’intérêt de mener des entretiens avec certaines personnes qui se sont portées volontaires. »
 
L’enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire a été réalisée auprès de personnes issues de l’Université du Québec à Montréal, de l’Université de Montréal, de l’Université Laval, de l’Université de Sherbrooke, de l’Université du Québec à Chicoutimi et de l’Université du Québec en Outaouais.

vendredi, octobre 09, 2015

Allégations de harcèlement sexuel: Marcel Aubut s'excuse et quitte le cabinet BCF

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: 

L'ex-président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, qui a quitté ses fonctions la semaine dernière à la suite du dépôt d'une plainte pour harcèlement sexuel, offre ses excuses « sans réserve » aux personnes qui ont été blessées par son comportement.
« J'ai énormément de peine et je regrette d'avoir blessé autant de personnes qui ne le méritaient certainement pas. J'espère qu'un jour ces personnes sauront me pardonner », a-t-il lancé lors d'une déclaration aux médias à Montréal ce midi.
M. Aubut annonce qu'il prendra un temps d'arrêt, qu'il veut mettre à profit pour faire une « véritable introspection ». Il affirme vouloir devenir une meilleure personne.
« J'ai déjà commencé à consulter les meilleurs experts, qui me permettront de changer mes comportements », a-t-il déclaré.
Marcel Aubut souligne qu'il a décidé de quitter le cabinet d'avocats BCF, une décision qui « l'attriste beaucoup » affirmant que l'intérêt du cabinet doit passer avant le sien.
Il a également tenu à remercier sa femme et ses trois filles pour leur soutien, et pour l'avoir convaincu, a-t-il dit, de « leur amour indestructible ».
Il s'agit de sa première déclaration publique depuis sa démission.
Me Aubut a refusé de répondre aux questions des journalistes et n'accordera pas d'entrevue.