Washington quittera l'ALENA s'il n'est pas renégocié

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Publié le 20 janvier 2017 à 14h50 | Mis à jour le 20 janvier 2017 à 14h50
L'ALENA fait partie des cibles privilégiées de Donald... (photo evan vucci, associated press)
L'ALENA fait partie des cibles privilégiées de Donald Trump qui l'accuse d'avoir encouragé l'exode d'emplois manufacturiers américains vers le Mexique.
PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS
Agence France-Presse
Washington
Les États-Unis quitteront l'accord nord-américain de libre-échange (ALENA) s'ils n'arrivent pas à le renégocier, a affirmé vendredi la Maison Blanche en publiant les premières orientations du programme du nouveau président Donald Trump.
Sur les accords commerciaux internationaux, le programme affirme que «le président Trump veut renégocier l'ALENA. Si nos partenaires refusent une négociation qui apporte aux travailleurs américains un accord équitable, alors le président avertira que les États-Unis ont l'intention de quitter l'ALENA», indique le texte posté sur le site de la Maison Blanche.
L'ALENA, entré en vigueur en janvier 1994, associe les États-Unis, le Canada et le Mexique dans une vaste zone de libre-échange. Il fait partie des cibles privilégiées de Donald Trump qui l'accuse d'avoir encouragé l'exode d'emplois manufacturiers américains vers le Mexique.
Selon les statuts de l'accord, l'une des parties peut notifier aux autres son intention de le quitter, ouvrant alors une période de 180 jours pour entamer de nouvelles négociations. Si aucun nouvel accord n'est conclu, l'ancien est alors dissous.
Le Globe and Mail avait indiqué mercredi que le secrétaire américain au Commerce désigné, Wilbur Ross, allait adresser une lettre de notification aux gouvernements du Canada et du Mexique pour la renégociation de cet accord dans les jours suivant l'investiture de M. Trump, qui a eu lieu vendredi.
La Maison Blanche a également fait part vendredi de l'intention des États-Unis de se retirer du Traité de libre-échange transpacifique (TPP), tout juste négocié entre l'administration du précédent président américain Barack Obama avec 11 pays de la région Asie-Pacifique (mais pas la Chine) et pas encore ratifié par le Congrès américain.