Avec Trump président, Couillard veut être plus présent aux États-Unis

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Publié le 16 janvier 2017 à 14h48 | Mis à jour à 14h48
Le premier ministre Philippe Couillard n'a pas caché sa... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE
Le premier ministre Philippe Couillard n'a pas caché sa préoccupation face à l'arrivée au pouvoir du milliardaire républicain, qui prêtera serment vendredi. Mais M. Trump présente aussi des « opportunités » d'affaires pour le Québec, a-t-il indiqué.

MARTIN CROTEAU
La Presse
(QUÉBEC) Philippe Couillard a promis lundi d'être plus présent aux États-Unis cette année afin de contrer « l'incertitude » causée par l'accession de Donald Trump à la présidence.
Le premier ministre n'a pas caché sa préoccupation face à l'arrivée au pouvoir du milliardaire républicain, qui prêtera serment vendredi. Mais M. Trump présente aussi des « opportunités » d'affaires pour le Québec, a indiqué M. Couillard.
« Je ne vais pas commencer cette relation de façon défaitiste, a dit le premier ministre. Je pense qu'il y a moyen de montrer aux Américains à quel point la relation commerciale est profitable dans les deux sens. Et je pense que c'est ce qu'il faut démontrer particulièrement au début de l'administration américaine. »
Pour ce faire, Québec mobilisera les huit délégations de la province en sol américain. Le premier ministre compte lui-même mettre l'épaule à la roue pour protéger et même stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays.
« J'entends être présent aux États-Unis, plus que sur d'autres continents au cours de l'année 2017, a-t-il dit. J'entends également que mes collègues soient également présents avec nos voisins américains pour leur parler des avantages du Québec et leur dire à quel point nos économies sont intégrées, et qu'il y a moyen de tirer profit ensemble de cette nouvelle époque. »
M. Trump n'a pas caché son intention d'imposer des tarifs douaniers à certains produits étrangers. En campagne électorale, il a qualifié l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) de « pire » entente commerciale jamais signée par les États-Unis.
Son élection est survenue quelques semaines après l'expiration de l'accord Canada-États-Unis sur le bois d'oeuvre, qui pourrait se traduire par l'imposition de tarifs sur les exportations canadiennes. Plus de 60 000 emplois sont liés à ce secteur au Québec, a souligné M. Couillard.
Le premier ministre a fait valoir que 35 États américains sur 50 ont le Canada comme principal marché d'exportation. Cet élément « va peut-être faire réfléchir l'administration américaine », a-t-il indiqué.
Pas de regret
Il a par ailleurs assuré qu'il ne regrette pas d'avoir affiché sa préférence pour la candidate démocrate Hillary Clinton à la veille du scrutin présidentiel en novembre.
« Je pense que je reflétais l'opinion d'une grande partie des Québécois en disant cela, a dit M. Couillard. Maintenant, les Américains ont fait leur choix, donc on va travailler avec l'administration américaine. »