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samedi, septembre 30, 2017

50 ans de publicité trompeuse



JOSEPH FACALSamedi, 30 septembre 2017 05:00MISE à JOUR Samedi, 30 septembre 2017 05:00


Robert Bourassa est devenu premier ministre pour la première fois en 1970. Depuis ce temps, le PLQ se présente comme le parti spécialisé dans les questions économiques.

C’est sa compétence, sa marque de commerce, son ADN.

Lui, il ne perd pas de temps à pelleter des nuages comme les « séparatistes » ou les autres partis. Il se concentre sur les « vraies affaires ».


Trop occupé à construire la prospérité, on peut comprendre qu’il ne soit pas prompt à agir sur la langue ou les garderies. Faut pas le déranger : il est concentré sur l’ÉCO-NO-MIE.

On peut comprendre qu’il ne soit pas obsédé par la constitution, les routes ou les arts, car il n’a qu’une obsession : L’ÉCO-NO-MIE. Me semble que c’est clair, non ?

Wow !

Bras de chemise relevés, suant du matin au soir, le PLQ travaille à nous enrichir tous. À long terme, on sera tous gagnants. Ne brisez pas sa belle détermination ÉCO-NO-MI-QUE.

Si vous voulez un parti avec d’autres priorités, votez en conséquence. Avec le PLQ, on sait ce qu’on achète : les champions de l’ÉCO-NO-MIE.

Le PLQ s’en occupe presque sans interruption depuis 2003, puisque Pauline Marois et ses rêveurs n’eurent guère le temps de défaire leurs boîtes.

Ah, le rassurant retour aux vraies priorités que fut la rapide reprise du pouvoir par le PLQ ! À quoi avaient pu penser les Québécois en voulant se reposer brièvement de nos champions de l’ÉCO-NO-MIE ?

Oh, certes, le PLQ a d’occasionnels petits problèmes de corruption, il est aussi obsédé par le racisme, mais n’est-ce pas un petit prix à payer pour être entre les mains de ces champions de l’ÉCO-NO-MIE ?

Ça justifie qu’on soit compréhensifs, non ? Ils sont si bons en ÉCO-NO-MIE !

Bon, okay, suffit les conneries, les faits maintenant.

Selon Statistique Canada, le revenu médian des ménages québécois est de 59 822 $, l’avant-dernier rang au Canada, devant le Nouveau-Brunswick à 59 347 $.

Comme disait Richard Martineau, allons, messieurs du PLQ, encore un effort et vous réussirez l’exploit de nous faire rejoindre le Nouveau-Brunswick !

La moyenne canadienne est de 70 336 $.

Fumisterie

Certes, il ne faut pas confondre richesse individuelle et pouvoir d’achat.

Les Québécois gagnent moins d’argent et paient plus d’impôts, mais les maisons sont moins chères ici que dans le reste du Canada, ainsi que l’électricité, les garderies et les droits de scolarité.

Sauf que la carte de visite du PLQ, ce ne sont pas les généreux services sociaux. C’est sa compétence ÉCO-NO-MI-QUE au service de notre enrichissement individuel.

C’est simple, la supposée compétence économique du PLQ est la plus grande fumisterie du dernier demi-siècle au Québec.

Les vraies spécialités du PLQ sont l’anti-séparatisme, le clientélisme ethnique, l’élasticité éthique et l’opportunisme. That’s it that’s all !

vendredi, septembre 29, 2017

L’ONU ouvre une enquête internationale sur les crimes au Yémen

29 septembre 2017 13h31 |Agence France-Presse | Actualités internationales
De jeunes garçons yéménites marchent parmi les décombres d'une maison détruite par des raids aériens de la coalition menée par l'Arabie saoudite, à Sanaa, en août dernier.
Photo: Hani Mohammed Associated Press
De jeunes garçons yéménites marchent parmi les décombres d'une maison détruite par des raids aériens de la coalition menée par l'Arabie saoudite, à Sanaa, en août dernier.
Genève — Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a décidé vendredi, après d’âpres et longues négociations, d’envoyer des experts internationaux chargés d’enquêter sur les allégations de crimes de guerre au Yémen.

Une résolution adoptée par consensus par le Conseil demande ainsi au Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Zeid Ra’ad Al Hussein d’établir « un groupe d’experts internationaux et régionaux » qui devra « procéder à un examen exhaustif de toutes les violations des droits de l’Homme présumées et abus […] commis par toutes les parties au conflit depuis septembre 2014 ».

Les experts seront nommés d’ici à la fin de l’année, précise la résolution. Ils devront rendre un rapport au Conseil dans un an et leur mandat pourra être renouvelé.

La guerre au Yémen oppose des forces pro gouvernementales, soutenues par l’Arabie saoudite et regroupées dans le sud, à l’alliance Houthis-Saleh qui contrôle la capitale et le nord du Yémen depuis septembre 2014.

Depuis mars 2015, date du déclenchement d’une campagne militaire par plusieurs pays conduits par l’Arabie saoudite contre les rebelles houthis soutenus par l’Iran, le conflit a fait quelque 8500 morts et 49 000 blessés et provoqué une grave crise humanitaire, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce bilan inclut à la fois des combattants et des civils.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pour sa part annoncé vendredi évaluer désormais à 900 000 le nombre de cas suspects de choléra d’ici la fin de l’année au Yémen.

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a été accusée d’avoir bombardé des marchés, des hôpitaux et autres cibles civiles. Les Houthis ont quant à eux été accusés d’avoir commis de graves crimes.

M. Zeid a demandé à plusieurs reprises une enquête internationale, estimant « impartiale » la Commission nationale d’enquête. Les Pays-Bas avaient échoué à deux reprises, en 2015 et 2016, dans leur tentative de faire adopter la mise en place d’une commission d’enquête internationale.

D'intenses négociations

L’ambassadeur yéménite Ali Mohamed Saeed Majawar a annoncé vendredi au Conseil que son « gouvernement allait s’engager de façon positive » dans le processus de mise en œuvre de la résolution, tandis qu’un diplomate américain, Theodore Allegra, soulignait l’importance du résultat et du fait que le Conseil des droits de l’Homme ait parlé « d’une même voix ».

La résolution est le résultat d’intenses négociations entre diplomates arabes et occidentaux qui ont duré plusieurs jours à Genève.

Deux projets de résolutions étaient en discussion, alors que l’Arabie saoudite a menacé de représailles économiques les pays qui soutiendraient un projet d’enquête internationale sur le conflit au Yémen, dans une lettre dont l’AFP a pris connaissance cette semaine.

Les Pays-Bas, soutenus par les Européens, ont d’abord demandé la création d’une commission d’enquête internationale, ce qui est considéré par l’ONU comme le plus haut niveau d’enquête possible. Ils ont ensuite revu à la baisse leurs aspirations, en faisant circuler jeudi soir une version révisée, demandant l’envoi d’experts internationaux.

Le projet défendu par les pays arabes s’est quant à lui d’abord contenté de demander au Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme de « fournir une assistance […] pour permettre à la Commission nationale d’enquête de mener à terme son travail ».

À la suite des négociations, les pays arabes ont durci leur projet pour trouver un consensus avec les pays européens.

« C’est une première avancée et ça permet de ne pas oublier les dizaines de milliers de victimes civiles de ce conflit », a déclaré à l’AFP Lucile Grosjean, responsable à Action contre la Faim.

« C’est un peu en deçà de nos espérances, mais malgré le travail de sape des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, cette résolution constitue un premier pas vers la lutte contre l’impunité », a-t-elle estimé.

Les Québécois se bousculent en Catalogne

29 septembre 2017 | Christian Rioux à Barcelone | Europe
Des manifestants arborant le masque de Tweety, devenu un symbole d’opposition aux policiers, à Barcelone, jeudi
Photo: Josep Lago Agence France-Presse
Des manifestants arborant le masque de Tweety, devenu un symbole d’opposition aux policiers, à Barcelone, jeudi
Pendant trente ans, les Catalans ont eu les yeux tournés vers le Québec. Il semble que ce soit l’inverse aujourd’hui. À l’occasion du référendum sur l’indépendance de la Catalogne qui doit se tenir dimanche, et malgré l’incertitude qui pèse toujours sur sa tenue, de nombreux Québécois se bousculent ces jours-ci dans la capitale catalane.
 
À 48 heures du jour J, le député péquiste Stéphane Bergeron, représentant personnel du chef de l’opposition, Jean-François Lisée, est déjà à Barcelone. Il arrive directement du Kurdistan irakien, où la population a voté à 92 % pour l’indépendance. « Comme quoi l’indépendance n’est pas une idée du siècle dernier, comme le prétend Philippe Couillard », dit-il.
 
Alors que 16 000 étudiants ont défilé mercredi à Barcelone pour réclamer le droit de voter, on attendait aussi la chef du Bloc québécois, Martine Ouellette, et la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé. Des rencontres sont déjà prévues avec plusieurs responsables politiques, notamment la très respectée présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell i Lluís, fondatrice de la plateforme pour la défense de la langue catalane. Au moment d’écrire ces lignes, une rencontre avec le président catalan, Carles Puigdemont, n’était pas exclue.
 
À Barcelone, certains affirmaient que le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, pourrait lui-même faire le déplacement. Une rumeur aussitôt démentie par le principal intéressé au Devoir. Dimanche, Stéphane Bergeron visitera des bureaux de scrutin à Girone, un bastion nationaliste où Madrid aura certainement beaucoup plus de difficultés qu’à Barcelone à empêcher la population de voter.
 
Pas que des élus
 
Mais le référendum catalan n’intéresse pas que des élus. Des universitaires comme Jean-Rémi Carbonneau (Université du Québec à Montréal) et le constitutionnaliste Daniel Turp (Université de Montréal) n’ont pas voulu manquer l’événement. Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte, est aussi sur place, ainsi que l’ancienne présidente de la CSN Claudette Carbonneau. Une trentaine de Québécois de tous les horizons sont aussi arrivés depuis plusieurs jours sous la bannière du Réseau Québec-Monde, qui organise des séjours alliant tourisme et échanges politiques. Parmi eux, Jérémi Lepage, 20 ans, est venu avec quatre autres jeunes péquistes de la région de l’Estrie.
 
« Je n’étais pas né en 1995, au moment du référendum, dit-il. Mes parents m’en ont parlé. J’ai la nostalgie de cette époque où les Québécois se tenaient debout. Je ne voulais rater ce référendum pour rien au monde. Dimanche, c’est une occasion unique pour moi de vivre enfin un tel événement. » Depuis cinq jours, Jérémi a été frappé par la fierté qu’expriment les Catalans. « Ils ont été capables de ne pas se diviser et de se présenter unis. » Il est aussi surpris par la place qu’occupent les organisations nationalistes issues de la société civile. En Catalogne, la plupart des grandes manifestations ont été organisées par des organisations indépendantes des partis, comme Omnium Cultural et l’Assemblée nationale catalane (ANC) [qui n’a rien à voir avec le Parlement].
 
« J’aimerais qu’on tire des leçons de ce qui se passe ici, dit Jérémi. Au Québec, je sens que, comparativement aux Catalans, on est gênés de s’affirmer, on a peur de se prononcer et de prendre position. » Au cégep de Sherbrooke où il étudie la comptabilité, il passe pour un original. « J’ai des amis et des gens de ma famille qui ont même essayé de me dissuader de venir. Aujourd’hui, ce n’est pas bien vu de s’intéresser à la politique. Il y a beaucoup de cynisme. On a déjà connu des périodes plus fastes. »
 
Dimanche, que le référendum ait lieu ou pas, Jérémi sera avec son drapeau québécois parmi les centaines de milliers de personnes qui manifesteront sur la grande place de la Catalogne. En attendant de faire pareil un jour chez lui, dit-il.
Des étudiants prennent la rueBarcelone — Des dizaines de milliers de lycéens et d’étudiants en grève ont manifesté jeudi dans le centre de Barcelone pour défendre le référendum d’autodétermination que les dirigeants séparatistes de la Catalogne veulent organiser dimanche, en dépit de son interdiction. Les jeunes se sont donné rendez-vous devant l’Université de Barcelone, un bâtiment historique du centre de la ville de Gaudi, sur fond de tensions exacerbées entre Madrid et les autorités régionales à trois jours du scrutin. « Nous voterons ! Indépendance ! », ont scandé les manifestants. Ils étaient près de 16 000, selon la police, et 80 000, selon les organisateurs. Ils se sont dispersés en fin de journée sans incidents. Par ailleurs, la Garde civile a saisi jeudi près de 2,5 millions de bulletins de vote et trouvé une centaine d’urnes, au cours d’une perquisition à proximité de Barcelone, trois jours avant le référendum d’autodétermination interdit de dimanche. La police a ainsi trouvé des urnes pour la première fois depuis qu’elle multiplie les opérations en Catalogne pour saisir du matériel de vote afin d’empêcher le référendum, organisé par le gouvernement indépendantiste catalan et interdit par la Cour Constitutionnelle.Agence France-Presse