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dimanche, août 28, 2016

Trump expulserait les étrangers à l'expiration de leur visa

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

PUBLIÉ LE SAMEDI 27 AOÛT 2016 À 22 H 02
Donald Trump annonce l'instauration d'un système de vérification assurant une rapide expulsion des immigrants après expiration de leur titre de séjour, lors d'un discours à Des Moines, dans l'Iowa.
Donald Trump évoque l'instauration d'un système de vérification assurant
 l'expulsion rapide des immigrants après expiration de leur titre de séjour, lors d'un discours à Des Moines, dans l'Iowa.
  
PHOTO : CARLO ALLEGRI / REUTERS

Donald Trump a dévoilé samedi de nouvelles mesures pour endiguer l'immigration illégale, annonçant qu'en cas d'élection à la présidence des États-Unis, il ferait en sorte que les ressortissants étrangers soient expulsés du pays à l'expiration de leur visa.
REUTERS
Lors d'un discours à Des Moines, dans l'Iowa, Donald Trump a tenté samedi de préciser son projet de lutte contre l'immigration irrégulière, jusqu'à présent marqué par l'idée de construire un mur à la frontière mexicaine ainsi que la proposition d'interdire de séjour les musulmans.
Il a notamment annoncé l'instauration d'un système de vérification assurant une rapide expulsion des immigrants après expiration de leur titre de séjour ainsi qu'un suivi électronique suspendant leur accès à toute couverture sociale ou autre prestation.
« Je vais ériger un grand mur à la frontière, instituer un système national de vérifications en ligne, empêcher les immigrés illégaux d'accéder aux prestations sociales et mettre au point un système de surveillance pour faire en sorte que ceux qui dépassent [la durée de séjour de] leurs visas soient rapidement expulsés », a-t-il dit à Des Moines.
« Si nous ne faisons pas appliquer les dates d'expiration des visas, nous avons une frontière ouverte, c'est aussi simple que cela », a poursuivi le candidat du Parti républicain à la présidentielle du 8 novembre.
Donald Trump a en outre estimé que la lutte contre l'immigration illégale était cruciale pour aider les Américains à trouver des emplois.
« Chaque fois qu'un citoyen afro-américain, ou tout autre citoyen, perd son emploi en faveur d'un immigrant illégal, les droits de ce citoyen américain sont bafoués », a-t-il dit.
Priorité aux expulsions
La priorité du candidat, s'il est élu le 8 novembre, sera d'expulser dès son entrée au bureau ovale en janvier des milliers d'immigrants en situation irrégulière, qui restent dans le pays en dépit d'activités criminelles, a-t-il déclaré.
« Ces gangs et ces cartels internationaux appartiendront au passé. Leur règne de terreur prendra fin. Dans cette tâche, nous nous rangerons toujours du côté de la protection du peuple américain. Nous utiliserons la législation en matière d'immigration pour prévenir ces crimes, et nous n'attendrons pas qu'un nouvel Américain innocent soit blessé ou tué pour agir », a-t-il poursuivi.
Le candidat républicain n'a pas précisé comment les migrants en situation irrégulière sans aucun lien avec la délinquance seraient traités.
La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale
Trump essaie de courtiser l'électorat noir
Donald Trump à nouveau essayé de courtiser l'électorat noir américain, traditionnellement démocrate, sur des promesses d'ordre. Donald Trump a déploré la mort de Nykea Aldridge, une proche du joueur de la NBA Dwyane Wade, tuée vendredi à Chicago dans une fusillade, tuée vendredi après-midi à Chicago par des tirs qu'échangeaient deux hommes à proximité.
Plus tôt, ses tweets sur le sujet avaient été jugés insensibles, certains l'accusant de récupérer sans ménagement l'incident.
Tentant de diffuser cette nouvelle controverse, il a affirmé samedi qu'il éradiquerait la violence qui frappe les communautés noires s'il est élu.

samedi, août 27, 2016

Jean-François Lisée veut un débat en région

http://www.journaldemontreal.com/

Jean-François Lisée veut croiser le fer avec les autres candidats à la chefferie du PQ dans un débat régional, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où se trouvent le plus grand nombre de membres à l’extérieur de la métropole.


Jean-François Lisée réclame un débat des candidats à la chefferie du Parti québécois au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
«Ce serait important: c’est la région où il y a le plus de membres du Parti québécois», confie le candidat en précisant que le parti tente actuellement de faire passer de 7000 à 10 000 le nombre de membres au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
«Sur 70 000 (au Québec), c’est la région, hors Montréal, la plus peuplée du PQ», fait valoir M. Lisée.
Déjà, deux débats des aspirants-chefs sont prévus à Montréal: un pour les jeunes et un autre pour le parti. Un autre débat est prévu en Estrie, et un dernier, à Québec.
«Pourquoi pas au Saguenay? questionne Jean-François Lisée.
«Les présidents de comté ont proposé un débat et ça n’a pas été retenu parce que deux candidats ont dit oui: moi et Paul (St-Pierre Plamondon). On a le temps de le faire et ce n’est pas compliqué à organiser», plaide-t-il.
« Un très grand désarroi »
Jean-François Lisée complète une tournée en région où il s’est présenté aux militants du parti.
«J’étais dans un 5 à 7 à Jonquière (jeudi) et sur 20 personnes, 15 n’avaient pas encore fait leur choix. Alexandre (Cloutier) a une grande longueur d’avance dans sa région et il faudrait que les membres aient accès aux autres», dit-il.
Au cours de sa visite en région, Jean-François Lisée dit avoir retrouvé la tradition nationaliste propre aux Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il dit aussi avoir senti «un très grand désarroi» des électeurs quant aux «ratés du développement régional», «une sorte de pessimisme sur l’avenir de la région et le laisser-aller du gouvernement Couillard», qui ressemble à ce que les Gaspésiens ont partagé avec lui.
«Son absence, son manque d’engagement dans les dossiers; ça sort très fort», confie M. Lisée à propos du député de Roberval, Philippe Couillard.
S’il est élu à la tête de son parti et que le Parti québécois prend le pouvoir, Jean-François Lisée promet qu’il comptera des ministres dans les régions.
«Des “ministrables” en région, on a l’embarras du choix», dit-il.
Le candidat dit avoir une «excellente relation» avec Sylvain Gaudreault, le député de Jonquière et actuel chef du parti par intérim.
Jean Tremblay
Durant son séjour en région, M. Lisée en a profité pour visiter le maire de Roberval, mais il s’est abstenu de se présenter à la mairie de Saguenay pour y rencontrer Jean Tremblay.
«J’ai choisi d’attendre le prochain maire», dit-il, en admettant que son parti ne partage peut-être pas les mêmes visions que celui du maire de Saguenay.

RONA L’indifférence coupable

http://www.ledevoir.com/politique/

L’ex-ministre Jacques Daoust savait qu’Investissement Québec allait vendre le bloc d’actions qu’il détenait dans Rona. Aujourd’hui, il l’avoue. Il a donc menti. Pour ce cafouillage, il a dû démissionner. Mais cette affaire met aussi en cause le jugement du premier ministre lui-même.

Tous le reconnaissent : Rona serait passée aux mains de Lowe’s même si Investissement Québec (IQ) avait toujours en main le bloc de 10 % d’actions acheté lors de la première tentative d’acquisition, en 2012, mais revendu sans tambour ni trompette en 2014.
 
La raison tient évidemment au fait que la dernière offre, contrairement à celle de 2012, a été bien accueillie par les administrateurs et les actionnaires de Rona. Même la Caisse de dépôt l’a jugée acceptable compte tenu du contexte très concurrentiel dans lequel Rona était appelée à combattre au cours des prochaines années.
 
De son côté, Investissement Québec a cru dès 2014 que le temps était venu de revendre son bloc d’actions en interprétant que Rona ne faisait plus partie des préoccupations du gouvernement.
 
Ce qui dérange dans cet enchaînement de faits, ce n’est pas qu’IQ ait agi comme il l’a fait, mais que personne au gouvernement ne se soit même demandé, en 2014, s’il ne valait pas mieux conserver les actions de Rona. Même au conseil d’IQ, la question s’est plutôt posée en termes de risque financier de détenir autant d’actions d’une société publique, et la décision de vendre fut prise alors que le sujet n’apparaissait pas à l’ordre du jour, a-t-on appris cette semaine.
 
Une fois cette décision prise, on a consulté le ministre, mais celui-ci maintient n’avoir jamais donné son accord parce qu’il n’avait pas à le faire. Quant au premier ministre, il n’aurait pas été consulté, ce qui est tout de même incroyable compte tenu de l’importance politique du dossier Rona au cours des années précédentes.
 
De deux choses l’une : ou le premier ministre savait et il a donné son accord, comme le soutient l’opposition qui demande à entendre son chef de cabinet en commission parlementaire. Dans ce cas, il faudra conclure que M. Couillard n’a pas dit la vérité. Ou le premier ministre n’a pas été informé des intentions d’IQ, comme il l’affirme, et cela est aussi inquiétant.
 
Techniquement, le conseil d’administration d’IQ n’avait pas à obtenir l’autorisation du ministre ou du premier ministre puisque les actions avaient été acquises à même les « fonds propres » de l’organisme. En revanche, IQ se devait de consulter en haut lieu étant donné la teneur éminemment politique de l’achat initial.
 
D’ailleurs, les membres du conseil l’ont compris puisqu’ils ont inscrit la mention « sous réserve de la consultation préalable du ministre » dans la résolution prévoyant la vente des actions. Et ce qu’ils ont fait, comme le chef de cabinet du ministre Daoust, Pierre Ouellet, l’a reconnu. M. Daoust aurait même commenté la décision d’IQ en disant : ils vivront avec les conséquences.
 
Comment peut-on se laver les mains de la sorte quand on est ministre responsable ? Voilà qui force à s’interroger sur la cohérence de ce gouvernement en matière d’intervention économique.
 
Rona n’est évidemment pas une entreprise que l’on qualifierait de stratégique justifiant une intervention d’exception. Mais on peut tout de même s’inquiéter de la perte éventuelle d’un autre siège social malgré les promesses de l’acquéreur. La vente de Provigo est là pour nous le rappeler.
 
Si l’on ne doit donc pas s’attendre à ce que l’État intervienne lourdement lors de transactions commerciales entre parties consentantes, il faut tout de même se demander ce que le gouvernement Couillard attend pour adopter certaines des mesures préventives qui ont été proposées il y a plus de deux ans par le Groupe de travail sur la protection des entreprises québécoises.
 
M. Couillard aime répéter que nous vivons dans une économie ouverte où les CGI et Couche-Tard réussissent très bien. Cela ne nous empêche pas d’être inquiets devant le risque appréhendé d’assister, impuissants, au départ de sièges sociaux stratégiques comme ceux de SNC-Lavalin, de CAE ou de CGI. A-t-on réfléchi à cette éventualité ? Si oui, qu’attend-on pour agir ?