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dimanche, mars 20, 2016

PKP se dissocie de militants du PQ qui ont rencontré Marine Le Pen

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 19 mars 2016 à 19h42. Modifié par Christine Roger le dimanche 20 mars 2016
PKP se dissocie de militants du PQ qui ont rencontré Marine Le Pen
MONTRÉAL - Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a tenu à dissocier sa formation politique d'une rencontre qui aurait eu lieu entre des militants du PQ et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen, en visite au Québec.
M. Péladeau a dit, samedi, sur son site Facebook, avoir été «choqué» en apprenant que des personnes, «s'affichant comme des 'jeunes du Parti québécois'», avaient rencontré Mme Le Pen.
«Au nom du Parti québécois, je tiens à dissocier formellement notre formation politique et ses instances de toute activité ou rencontre, issue d'initiative personnelle, avec des représentants de ce parti dont l'histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois», a-t-il écrit.

Sébastien Chenu, conseiller régional de Picardie-Nord-Pas-de-Calais et se présentant comme délégué national du Rassemblement Bleu Marine — un mouvement rattaché au FN —, a publié une photo de Mme Le Pen avec quatre hommes, écrivant: «MLP rencontre les jeunes militants du Parti québécois! Échange passionnant!!»
La dirigeante du Front national, parti français de droite, est débarquée à Montréal vendredi. Mme Le Pen annoncé sur son site officiel un voyage en Amérique du Nord débutant ce week-end.

La politicienne ne met aucune rencontre officielle à son agenda.

À Ottawa, au Parti conservateur, on affirmait, vendredi, ne rien savoir de la visite de la dame et on ne prévoyait pas de rencontres entre elle et des élus conservateurs. Même commentaire chez les néo-démocrates, les bloquistes et au gouvernement de Justin Trudeau.
À Québec non plus, personne ne se préparait à l'accueillir.

Le député du parti de gauche Québec solidaire Amir Khadir a dit à Radio-Canada être prêt à rencontrer la présidente du Front National, en dernier recours, «par humanisme». Il disait vouloir démontrer à Mme Le Pen «que le Québec n'est pas un terrain xénophobe».

La présidente du Front National a rétorqué, également en entrevue à la télévision publique, qu'elle avait à faire à «plein d'Amir Khadir» en France, des gens qui estiment «que lutter contre l'immigration est faire preuve de xénophobie».
Concernant les militants du PQ, Mme Le Pen a eu ses mots: «Le PQ est divers et varié et pas monolithique. Il y a des gens au sein du PQ qui ont des contacts avec nous, il y en a qui regardent beaucoup ce que nous faisons.»

Mme Le Pen doit être à Québec, dimanche, dans le cadre de la Journée de la francophonie.

Dans son entrevue à Radio-Canada, Mme Le Pen a dit croire que la francophonie était malheureusement «abandonnée» par les «élites québécoises».

«Je veux aussi porter ce message de la francophonie, pour laquelle j'ai de grandes ambitions, et qui est aujourd'hui en recul, abandonnée, notamment par le gouvernement français, et qui semble être aussi abandonnée, il faut bien le dire, par les élites québécoises, à mon grand désespoir, parce que la francophonie est un support incroyable de développement, pas seulement culturel mais aussi économique. Et je crois qu'on a oublié cet aspect-là», a-t-elle déclaré.

Visite historique: Barack Obama se rend à Cuba

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Publié par Associated Press le dimanche 20 mars 2016 à 04h23. Modifié par Christine Roger à 07h20.
Visite historique: Barack Obama se rend à Cuba
LA HAVANE - Une page de l'histoire sera tournée dimanche alors que le président américain Barack Obama se rendra à Cuba, mettant fin à plus de cinq décennies de guerre froide.

Barack Obama, son épouse Michelle et leurs deux filles doivent arriver à l'aéroport de La Havane en fin d'après-midi, à bord d'Air Force One.
Cette visite de trois jours marquera une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. Aucun président des États-Unis n'a effectué de visite officielle sur l'île depuis 1928.

Durant son séjour, le président Obama rencontrera son homologue cubain Raul Castro. Il prononcera une allocution à la télévision cubaine, au cours de laquelle il devrait aborder les dossiers des droits humains et de la démocratie. Il devrait aussi s'entretenir avec des dissidents politiques cubains.

Barack Obama assistera par ailleurs à un match de baseball qui opposera l'équipe nationale cubaine aux Rays de Tampa Bay.

Depuis quelques jours déjà, le drapeau américain côtoie le drapeau cubain sur plusieurs édifices de la capitale cubaine, et dans les rues.

Samedi prochain, ce sera au tour des Rolling Stones de se rendre à Cuba pour un grand concert gratuit.

samedi, mars 19, 2016

Couillard doit s'expliquer sur le financement de son parti, dit Péladeau

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 18 mars 2016 à 16h57 | Mis à jour le 18 mars 2016 à 16h57
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau... (Photo d'archives PC)
Le chef du Parti québécois, Pierre Karl PéladeauPHOTO D'ARCHIVES PC

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne
Après la frappe de l'UPAC de jeudi, le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, estime que le premier ministre libéral Philippe Couillard doit s'expliquer sur les méthodes de financement de son parti.
Jeudi, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté sept personnes, dont l'ancienne vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau et son chef de cabinet Bruno Lortie, ainsi que Marc-Yvan Côté, un ancien ministre libéral. Ils ont été accusés notamment de corruption, de fraude envers le gouvernement et d'abus de confiance dans le cadre d'un stratagème de financement politique illégal et d'octroi de contrats publics.
M. Péladeau n'avait pas commenté jeudi l'opération de l'UPAC.
Il a déclaré vendredi, alors qu'il se trouvait à Bécancour, qu'une association s'est faite au cours des années entre les firmes de génie et le monde politique et qu'un bon ménage est nécessaire.
« On ne peut pas faire autrement que saluer ce qui s'est produit hier (jeudi) parce que c'est la première étape d'un jalon important », a-t-il dit.
Mais il veut plus.
« C'est la responsabilité du premier ministre de s'expliquer sur les méthodes de financement du parti politique auquel il appartient depuis 2003, et même peut-être davantage », a-t-il lancé.
Le PQ aussi éclaboussé par l'UPAQ
Se faisant mettre sous le nez que le Parti québécois a aussi été éclaboussé par l'UPAC, qui a notamment arrêté Ernest Murray, l'ex-attaché politique au bureau de circonscription de Charlevoix de Pauline Marois, M. Péladeau a rétorqué que cela n'avait aucune commune mesure avec les personnes influentes du Parti libéral qui ont supposément été impliquées dans le système illégal de financement politique avec la firme de génie-conseil Roche.
« Est-ce que vous vous souvenez dans l'histoire d'un vice-premier ministre ou d'une vice-première ministre (du Parti québécois) qui a été accusé pour complot pour fraude, pour abus de confiance avec son chef de cabinet? », a-t-il demandé.
Quant à savoir si d'autres arrestations sont possibles, le chef péquiste a été prudent, disant préférer attendre de voir le résultat des procédures judiciaires amorcées.
Mais il a dit craindre que toute la lumière ne puisse être faite sur la corruption si le gouvernement libéral continue à faire des compressions comme celles effectuées dans le budget provincial déposé jeudi, citant notamment la réduction du financement accordé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Jeudi, des députés du Parti québécois avaient demandé au premier ministre de prendre la responsabilité pour les gestes commis par des représentants du Parti libéral du Québec dont il est chef.
M. Couillard avait alors déclaré que ces arrestations de l'UPAC témoignent d'une « autre époque » et que le parti qu'il dirige actuellement a une pratique exemplaire en matière de financement politique.