Des policiers interviennent sur les lieux d'une fusillade, près d'une clinique, au Colorado. Photo : Kody Fisher / AP
Un tireur a fait au moins six blessés, dont quatre policiers, lors d'une fusillade au Colorado, autour de la clinique Planned Parenthood, qui dispense plusieurs services de santé, dont des avortements.
Des échanges de coups de feu ont lieu en ce moment au sein de la clinique.
Une porte-parole de la police locale a déclaré que le tireur n'était pas encore localisé. Interrogée sur la possibilité d'une prise d'otages, elle n'a pas écarté cette hypothèse.
La police n'est pas en mesure de dire s'il y a une relation entre cette fusillade et la vocation de la clinique.
Un témoin affirme avoir entendu jusqu'à 20 coups de feu en moins de cinq minutes et vu un agent tomber au sol au cours des échanges de tirs.
La fusillade a éclaté sur Centennial Boulevard, où la circulation a été bloquée. Les clients d'un centre commercial voisin ont été priés de rester à l'abri.
La clinique Planned Parenthood est située dans un édifice près d'un autre qui abrite plusieurs bureaux médicaux.
Tony Accurso est prêt à se soumettre au test du polygraphe pour prouver qu'il n'a pas menti devant la commission Charbonneau en affirmant dans son témoignage qu'il a fait un chèque de 250 000$ pour éponger la dette électorale du parti de Jacques Duchesneau, à la condition que ce dernier s'y soumette aussi.
«Nous sommes devant un conflit de crédibilité, l'un dit blanc, l'autre dit noir. La solution, c'est de soumettre les deux au détecteur de mensonges», a déclaré Me Louis Belleau, l'avocat de Tony Accurso, en entrevue avec La Presse hier.
«Je n'ai pas de commentaire, je trouve ça indécent», a répliqué de son côté Jacques Duchesneau, lors d'un bref entretien.
Dans son rapport final rendu public mardi, la commission Charbonneau (CEIC) écrit qu'elle ne croit pas que l'ancien roi de la construction disait la vérité lorsqu'il a affirmé avoir fait le chèque pour aider le défunt parti de Duchesneau à éponger sa dette, après la défaite de M. Duchesneau aux élections municipales de 1998.
Selon le témoignage de M. Accurso, le chèque a transité par une entreprise appartenant au codirecteur de la campagne à la mairie de M. Duchesneau, Richard Le Lay. MM. Duchesneau et Le Lay ont toujours nié ces allégations.
Preuve documentaire
La CEIC souligne que l'homme d'affaires n'a jamais rempli son engagement devant les commissaires de fournir tout document relatif à cet épisode. «Il n'a jamais fourni cette preuve documentaire et n'a donc pas appuyé son affirmation, ce qui nous laisse croire qu'il ne dit pas la vérité sur ce point», peut-on lire dans le rapport de la CEIC.
Me Belleau réplique que des efforts considérables ont été déployés par son client pour tenter de retrouver une trace du chèque. M. Accurso a consacré la somme de 20 000$ pour embaucher des experts comptables et des techniciens informatiques, notamment pour procéder à des recherches dans un serveur de l'Agence du revenu du Québec. Il souligne par ailleurs que les banques détruisent généralement ce genre de document après sept ans et que 1000 caisses de documents ont été saisies par différents agences et corps policiers. «Ce n'est pas parce qu'on ne le produit pas qu'il n'existe pas», souligne Me Belleau.
L'avocat estime que les conclusions de la Commission à l'endroit de son client sont «injustes». «Lors de son témoignage, M. Accurso affirme quelque chose qui tombe exactement dans le mandat de la commission d'enquête, et que fait-elle? Elle n'enquête pas. Elle n'assigne pas M. Duchesneau ni M. Le Lay à venir témoigner. Nous, on ne peut pas aller fouiller chez M. Duchesneau ou à la banque. On n'a pas le pouvoir de la Commission. Pourquoi est-ce que la Commission n'a rien fait pour élucider ce mystère?»
Jacques Duchesneau est l'ancien chef de la police de Montréal. En septembre 2011, il a remis un rapport au ministère des Transports du Québec sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction. «Qu'est-ce qui nous dit que vous n'essayez pas de vous venger?», avait demandé la juge Charbonneau à M. Accurso lors de son témoignage qui s'est déroulé à l'automne 2014.
Cette thèse ne tient pas la route, dit Me Belleau. «Pensez-vous qu'il aurait attendu quatre jours de témoignage pour en parler? Il a répondu à une question lors d'un interrogatoire dirigé par la Commission sur des faits sur lesquels elle a le contrôle.»
Les liens ethniques tissés par Boko Haram dans les régions du nord-est du Nigeria et la corruption endémique dans le pays sont les meilleurs alliés des rebelles islamistes malgré les récentes victoires des forces de sécurité.
La plupart des 1.500 morts enregistrés depuis la prise de fonctions du président Muhammadu Buhari fin mai ont été tués dans des attentats dans le nord-est du pays, berceau du groupe.
Boko Haram, affilié à l'organisation Etat islamique (EI), a aussi perpétré des attentats dans les régions frontalières du Cameroun, du Tchad et du Niger.
La rébellion, qui veut instaurer un Etat islamique rigoriste dans le nord-est du pays, a fait au moins 17.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.
Mais c'est Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno où Boko Haram a été fondé en 2002, qui paie le plus lourd tribut: environ 170 personnes y sont mortes depuis septembre dans des attentats suicide ou à la bombe.
- Sentiment d'appartenance -
Pour Dauda Mande, un chef coutumier local, la plupart des rebelles appartiennent à l'ethnie Kanuri, majoritaire dans la région et au-delà des frontières.
"Cela donne à Boko Haram une sorte de protection à cause du sentiment d'appartenance", la population étant moins encline à dénoncer ceux qui passent les frontières, explique-t-il à l'AFP.
A Maiduguri, le kamikazes se sont infiltrés depuis les villages environnants où ils trouvent un refuge, abonde Babakura Kolo, membre d'une milice citoyenne qui vient en aide à l'armée pour sécuriser la ville.
L'armée accuse aussi, sans divulguer de noms, "certains individus et groupes politiques connus" de Borno et de la région de "parrainer" le groupe jihadiste, pour saboter les opérations de sécurité "à des fins personnelles".
Boko Haram doit aussi sa longévité à la corruption, autre fléau national, notamment lors de son offensive en 2014 face à une armée impuissante.
La semaine dernière, le président Buhari révélait les grandes lignes d'un rapport d'enquête qui évoquait des contrats frauduleux passés par l'armée - armes, munitions, avions, hélicoptères...- entre 2007 et 2015 et portant sur plusieurs milliards de dollars.
Selon M. Buhari, "ces malversations ont eu lieu à un moment où l'armée combattant l'insurrection dans le nord-est avait un besoin désespéré d'équipements et de munitions".
Selon Abudullahi Wase, un analyste spécialiste de la sécurité et expert du conflit, il est "évident" que des militaires ont été ou sont encore liés à Boko Haram pour gagner de l'argent.
- Des armes et des hommes -
Ces derniers mois, le Nigeria a affirmé avoir détruit des camps de Boko Haram dans le nord-est, saisi des armes et des munitions et découvert des atelier de fabrication de bombes. Insuffisant toutefois pour couper la chaîne de livraison en armes et en hommes.
Les armes passent facilement les frontières poreuses du pays depuis la Libye livrée au chaos et les routes de contrebande dans le Sahel.
Les rebelles ont aussi un butin de guerre pris aux militaires: fusils d'assaut, grenades, lance-roquettes RPG, et même des véhicules blindés.
Pour alimenter son réservoir de combattants, le groupe a utilisé la conscription forcée d'hommes et d'enfants, tout en forgeant des alliances avec les groupes ethniques Buduma et Kalumba au Tchad, affirme Khalifa Dika, ancien professeur à l'université de Maiduguri.
"Boko Haram a une armée de volontaires venus du Tchad qui rejoignent ses rangs pour prendre une part du butin des raids", explique-t-il.
Le groupe rebelle "peut ainsi remplacer facilement les combattants tués par les forces armées", dit-il.
Le président Buhari a donné ordres aux forces armées de mater les jihadistes d'ici la fin de l'année. Mais selon des hauts responsables des forces de sécurité, cet ultimatum est "intenable" et "irréaliste", compte tenu de la "guerre asymétrique" des rebelles qui visent surtout la population civile.
En septembre, le président a précisé à l'AFP que la priorité était l'arrêt des attaques "conventionnelles", avec des véhicules volés à l'armée ou équipés de mitrailleuses.
"Nous ne nous attendons pas à un arrêt à 100% de l'insurrection", a-t-il reconnu.