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mercredi, octobre 21, 2015

Une carte qui dérange en campagne électorale

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/

Mise à jour le jeudi 15 octobre 2015 à 12 h 12 HAE
Dany Turcotte
Dany Turcotte  Photo :  Radio-Canada/Tout le monde en parle

Dany Turcotte a reçu de vives critiques sur les réseaux sociaux à la suite de la carte qu'il a remise au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, dimanche dernier.
Le fou du roi de l'émission Tout le monde en parle à ICI Radio-Canada Télé s'est exprimé àGravel le matin au sujet des vives réactions que sa carte a provoquées.
Dany Turcotte en a profité pour commenter la présence de Stephen Harper à l'émission d'Éric Salvail à V jeudi soir, se disant déçu des refus répétés du premier ministre du Canada d'accepter l'invitation de Tout le monde en parle. « On l'invite chaque semaine depuis qu'il est premier ministre. On est habitué de se faire dire non. Cela démontre aussi que M. Harper ne veut pas parler de politique à la télévision; il ne veut pas rentrer à Radio-Canada, même pas à la radio. »
Le fou du roi a même déjà rédigé la carte qu'il remettrait à M. Harper.
« Le peasoup, c'est pas nous, c'est vous. »— Dany Turcotte

Les multiples réactions des souverainistes québécois
Dany Turcotte ne pensait pas que la carte qu'il a remise à Gilles Duceppe, qui se veut selon lui une caricature, créerait des remous. « C'est comme si Chapleau avait dessiné Gilles Duceppe dans son salon en disant : "J'ai retrouvé mon siège". Ça aurait passé. Les gens n'auraient pas demandé la tête du caricaturiste. »
Il invoque la liberté d'expression, et fait remarquer que la perception du public est souvent liée à la réaction de l'invité à la lecture de la carte. « La façon que les gens réagissent en la lisant change beaucoup la perception », explique Dany Turcotte, qui a vécu une semaine difficile, recevant des milliers de courriels « de toutes sortes ».

Les médias sociaux vont me rendre fou!!! Quelle semaine!

Beaucoup de beaux messages en privé de souverainistes plus "modérés"! y'a pas juste des p'tits pas fins dans cette famille!

Il n'a jamais été question de demander des excuses à @danyturcotte. J'apprécie ton humour et le 19 octobre, je vais faire mentir ta carte

Dany Turcotte affirme pourtant sa foi souverainiste et déplore les commentaires insultants qu'il a reçus toute la semaine. « C'est comme si on essaie d'abattre un ami. »
Le rôle du fou du roi
À Tout le monde en parle, le rôle du fou du roi est de « déranger un peu et de dire les choses que les gens pensent tout bas, explique Dany Turcotte. Si j'avais donné une carte extrêmement gentille à M. Duceppe, on m'aurait attaqué de l'autre côté. Donc, j'étais condamné de toute façon à être attaqué », ajoute-t-il en riant.
Gilles Duceppe a réagi favorablement à la lecture de sa carte, à l'instar de Caroline Néron, dont la carte avait également fait réagir dans les médias sociaux lors de la saison dernière. « Les gens réagissent plus fortement que la personne elle-même », fait-il remarquer.
Selon lui, les médias sociaux donnent la chance au public de s'exprimer sur différents sujets. Il ne se doutait toutefois pas de la colère qui couvait chez bien des gens au Québec.
Après l'affaire Mike Ward, il estime que les Québécois sont devenus « plus frileux » avec l'humour et que la rectitude politique influence les humoristes. Il s'inquiète même pour l'émission Piment fort, qui revient à l'antenne après plusieurs années d'absence; cette émission populaire durant les années 90 ne pourra vraisemblablement exercer le même humour qu'à l'époque.

Élections Canada 2015 Trudeau évoque la fin des frappes canadiennes contre l'EI avec Obama

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Mise à jour le mardi 20 octobre 2015 à 19 h 18 HAE
Barack Obama au téléphone dans le bureau ovale de la Maison-Blanche
Barack Obama au téléphone dans le bureau ovale de la Maison-Blanche (archives)  Photo :  AFP/Pete SOUZA

Le premier ministre désigné du Canada, Justin Trudeau, a eu mardi un entretien téléphonique avec le président des États-Unis, Barack Obama, réitérant certains de ses engagements qui pourraient avoir un impact sur les relations entre les deux voisins, au lendemain de sa victoire électorale.
M. Trudeau a notamment exprimé son intention de maintenir une participation « responsable » du Canada dans la lutte contre le groupe armé État islamique, c'est-à-dire en privilégiant l'entraînement des troupes locales au détriment de frappes aériennes en Irak et en Syrie. « Il comprend les engagements que j'ai pris de mettre fin à la mission de combat », a indiqué le premier ministre désigné, en point de presse à Ottawa.
Cela ne veut pas dire, cependant, que le retour des CF-18 se ferait immédiatement. « Nous réaliserons notre promesse électorale envers les Canadiens d'une manière responsable, a ajouté Justin Trudeau. Nous voulons nous assurer que la transition se fasse d'une manière ordonnée. »
Le dossier environnemental
Tandis qu'approche la conférence de Paris sur le climat, MM. Trudeau et Obama ont abordé le sujet de la lutte contre les changements climatiques. « J'ai dit à M. Obama qu'il était important que le Canada s'engage positivement sur la scène internationale dans le dossier environnemental », a indiqué M. Trudeau. Le dossier plus litigieux du projet de pipeline Keystone XL, pour lequel Barack Obama devrait bientôt rendre une décision, n'a pas semblé être abordé de front. « Je me suis efforcé d'avoir une vision plus large », a résumé le premier ministre désigné.
Les deux dirigeants ont aussi parlé d'approfondir la relation déjà solide entre le Canada et les États-Unis. Ils ont notamment discuté des retombées potentielles de l'accord de Partenariat transpacifique conclu il y a quelques semaines.
Les deux hommes ont aussi échangé sur des sujets plus personnels à certains moments. « Notre conversation a été très chaleureuse, a relaté Justin Trudeau. Il a commencé par parler de l'âge de ses filles, quand il s'est fait élire pour la première fois, et comme elles sont rendues grandes maintenant. Il m'a encouragé à apprécier chaque seconde avec mes enfants, parce qu'ils grandissent trop vite, particulièrement durant un mandat politique. »
« Il m'a aussi taquiné pour mon manque de cheveux gris, mais il m'a dit que j'allais probablement en avoir très bientôt comme lui », s'est amusé M. Trudeau.
D'autres entretiens
Le prochain chef du gouvernement canadien a aussi eu un entretien avec le président français François Hollande, qualifié de « chaleureux » dans un communiqué de L'Élysée, au cours duquel ils ont convenu « de se rencontrer afin d'examiner ensemble comment améliorer encore la coopération entre la France et le Canada », notamment à la conférence de Paris sur le climat.
Justin Trudeau a aussi eu des conversations avec le premier ministre britannique, David Cameron, le président du Conseil italien, Matteo Renzi, ainsi que le président du Mexique, Enrique Pena Nieto.
De son côté, un porte-parole de l'ONU n'a pas fait de commentaire spécifique sur la manière dont la dynamique politique pourrait changer avec l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire au Canada. Tout au plus, le secrétaire général a réitéré qu'en tant que membre du G7, le Canada devrait jouer un rôle important à la conférence de Paris, en décembre prochain.

La GRC prévenue trois fois avant la fusillade au parlement d'Ottawa

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Le parlement d'Ottawa quelques minutes après la fusillade survenue le 22 octobre 2014
Le parlement d'Ottawa quelques minutes après la fusillade survenue le 22 octobre 2014  Photo :  PC/La Presse canadienne/Adrian Wyld

La GRC, responsable de la sécurité sur la colline du Parlement, a reçu trois avertissements concernant la menace djihadiste dans les jours précédant l'attentat qui a coûté la vie au soldat Nathan Cirillo, le 22 octobre 2014. Un dossier de 1000 pages obtenu par CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, révèle en outre que les effectifs policiers auraient dû être beaucoup plus importants ce jour-là.
Le 17 octobe, le Centre intégré d'évaluation du terrorisme faisait parvenir un avis à la GRC indiquant qu'une « action violente de terrorisme pourrait survenir ». Ce jour-là, la menace terroriste était passée de « basse » à « moyenne », une première en quatre ans.
Le lendemain, l'unité des Renseignements criminels distribuait une note de rappel aux policiers pour leur demander de rester vigilants, mentionnant que le groupe armé État islamique encourageait ses djihadistes et ses recrues en Occident à lancer des attaques contre les forces de sécurité des pays s'étant engagés dans la lutte à l'EI en Irak et en Syrie.
Puis, le 20 octobre, le Centre national de coordination du renseignement de la GRC faisait parvenir à tous ses membres un troisième avertissement soulignant « les mesures de sécurité et de prévention concernant les menaces récentes de l'État islamique envers les forces de l'ordre » après l'attentat de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui a coûté la vie à l'adjudant Patrice Vincent.
CBC a également mis la main sur un rapport rédigé en 2014 par le département des ressources humaines de la GRC indiquant que les policiers de la colline du Parlement ont lourdement souffert des compressions budgétaires ordonnées par le gouvernement Harper en 2012. Son auteur, le superintendant Luc Lemire, soulignait que sur 177 postes autorisés, au moins 29 d'entre eux étaient vacants.
Ces documents s'ajoutent à un rapport critique déposé en mars 2015 par la Police provinciale de l'Ontario, qui avait été chargée d'enquêter sur les failles de sécurité autour du parlement d'Ottawa après l'attentat commis par Michael Zehaf-Bibeau. Ce rapport révélait entre autres qu'une patrouille extraordinaire, mise en place après deux incidents mineurs survenus les 15 et 16 octobre 2014, avait été abandonnée quelques jours plus tard par la GRC.
Ces révélations de la CBC surviennent alors qu'on s'apprête à Ottawa à honorer la mémoire du soldat Nathan Cirillo et de l'adjudant Patrice Vincent. Des cérémonies commémoratives sont organisées jeudi matin en présence du gouverneur général David Johnston.