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lundi, janvier 18, 2016

Revenu disponible par habitant Les Québécois de plus en plus pauvres

http://www.tvanouvelles.ca/

Agence QMI

Le Québec traînait au dernier rang des provinces canadiennes pour le revenu disponible par habitant en 2014, pour une deuxième année de suite, selon Statistique Canada.
Avec 26 046 $ par habitant, le Québec est loin derrière l’Alberta, bonne première avec 40 495 $, et sous la moyenne nationale au pays établie à 30 270 $.
Le revenu disponible dans la province serait plombé par la rémunération québécoise, dans l'ensemble plus faible que dans le reste du Canada, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec. Puisque les salaires sont la principale composante du revenu disponible, le Québec tire ainsi de l’arrière, conclut Statistique Canada.
Les consommateurs n’ont que peu de répit pour leur portefeuille puisque si le revenu disponible a tout de même progressé, de 1,5 % en 2014, l’indice des prix des dépenses de consommation a aussi avancé de 1,4 %, ne laissant qu’une mince croissance de 0,1 % du revenu pour avaler la hausse des prix. La faible progression des salaires et la hausse des cotisations des employés aux régimes de retraite sont en cause.

Toujours au Québec, les régions de l’Outaouais et de la Côte-Nord sont les seules régions à n’avoir connu aucune augmentation du revenu disponible par habitant de 2013 à 2014.
Les MRC où l’économie régionale est fondée sur l’exploitation minière et les richesses minérales ont dans l’ensemble connu une croissance faible, nulle ou même négative. Cela dit, même si le revenu stagne sur la Côte-Nord, le revenu disponible y est tout de même parmi les plus élevés de la province, au troisième rang avec 26 917 $, derrière la Capitale-Nationale (27 219 $) et la Montérégie (27 246 $).

Fin des sanctions, l'Iran alimente le marché de son pétrole

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/

Mise à jour le lundi 18 janvier 2016 à 8 h 13 HNE  Reuters
Raffinerie de Assalouyeh en Iran
Raffinerie de Assalouyeh en Iran  Photo :  Morteza Nikoubazl / Reuters
Les autorités iraniennes ont donné lundi pour consigne d'augmenter de 500 000 barils par jour (bpj) la production de pétrole brut du pays, a déclaré le vice-ministre du Pétrole Rokneddin Javadi, mettant en oeuvre la décision qui avait été prise d'accroître la production dès que les sanctions internationales seraient levées.
Les cours du pétrole ont atteint lundi leur plus bas niveau depuis 2003, le marché anticipant l'augmentation des exportations iraniennes, avant de remonter. Le Brent de la mer du Nord s'échangeait autour de 29,25 $US le baril à 12:20 GMT.
« L'Iran est en mesure d'accroître sa production pétrolière de 500 000 barils par jour après la levée des sanctions, et l'ordre d'augmenter la production a été donné aujourd'hui », a dit le vice-ministre du Pétrole, qui dirige par ailleurs la compagnie nationale iranienne du pétrole, cité par l'agence de presse iranienne Shana.
Conséquence de l'accord intervenu l'été dernier sur le programme nucléaire de Téhéran, les États-Unis et l'Union européenne ont levé samedi leurs sanctions contre la République islamique, qui avaient réduit les exportations pétrolières de l'Iran d'environ deux millions de bpj par rapport à leur pic de 2011, les faisant tomber à un peu plus d'un million de bpj.
Dimanche, l'Iran s'est dit prêt à augmenter ses exportations d'un demi-million de barils par jour, ce qui ajoutera un surcroît de pétrole dans un marché déjà saturé. Et Téhéran s'est engagé à augmenter encore plus sa production dans les mois à venir.

Malgré une directive, le gouvernement Couillard multiplie les voyages à l'étranger

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le dimanche 17 janvier 2016 à 17 h 27 HNE  La Presse Canadienne
Le chef libéral Philippe Couillard monte dans un avion (archives)
Le chef libéral Philippe Couillard monte dans un avion (archives)  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Malgré sa promesse de rester sagement à la maison, le gouvernement Couillard ne s'est pas empêché de parcourir la planète au cours de la dernière année. Les missions à l'étranger se sont multipliées.
Il s'était pourtant engagé formellement à limiter au strict minimum ses déplacements à l'étranger, soucieux de donner l'exemple, alors qu'il imposait d'importantes compressions budgétaires à l'appareil de l'État.
Le 25 novembre 2014, le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, en avait fait l'annonce publiquement, sur un ton solennel : désormais, assurait-il, seuls les projets de voyage estimés incontournables seraient autorisés. « L'État doit se serrer la ceinture », martelait M. Coiteux. Sa directive sur les déplacements s'inscrivait dans le plan global du gouvernement visant à assainir les finances publiques par un contrôle serré des dépenses.
Les membres du gouvernement devaient donc ranger leurs valises. Aucune mission ministérielle planifiée à l'extérieur du Québec ne pourrait devenir réalité, sans l'approbation expresse du cabinet du premier ministre.
Dès qu'il serait question de déplacement, il faudrait dorénavant s'en tenir « aux cas jugés essentiels », pour reprendre l'expression du ministre Coiteux.
Or, plus d'une année est passée et le constat est le suivant : malgré la directive, les ministres ont pu comme avant boucler leurs valises et voir du pays. La presque totalité des projets de missions à l'étranger soumis au cabinet a reçu le feu vert.
Seulement trois projets ont été mis de côté, selon les données fournies à La Presse Canadienne par le cabinet du premier ministre Couillard.
Le cabinet affirme avoir reçu 33 projets de missions de la part de membres du gouvernement et en avoir approuvé 30.
Seulement 30 voyages?
Mais ces chiffres ne donnent pas un portrait exact de la situation, car les données fournies par le cabinet, six semaines après la demande initiale et plusieurs rappels, sont incomplètes.
Le nombre affiché est bien en deçà du nombre réel de déplacements effectués, en raison du fait que le cabinet a décidé d'exclure d'emblée de la liste les neuf missions à l'étranger de la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, et la douzaine de missions menées par le premier ministre Philippe Couillard.
Par exemple, la mission gouvernementale effectuée en mars 2015, d'une ampleur sans précédent, ne figure pas sur la liste. Pour mener à bien sa mission à Paris, le premier ministre avait choisi alors d'être accompagné de pas moins de cinq ministres et leur suite : Jean D'Amour, Christine St-Pierre, David Heurtel, Hélène David et Jacques Daoust. Au même moment, en parallèle, une sixième ministre, Lise Thériault, menait sa propre mission européenne, notamment à Paris elle aussi.
Le processus décisionnel entourant cette directive sur les voyages paraît nimbé de mystère. Malgré des demandes répétées, le cabinet du premier ministre a refusé de dire sur quels critères il s'appuyait pour accepter ou refuser un projet de déplacement ministériel en contrée étrangère.
Comment fait-on, en ce domaine, pour départager l'essentiel de l'accessoire? Personne n'a pu ou voulu fournir de réponse à cette question.
On a aussi refusé de préciser quels projets avaient été écartés, et par quels ministres ils avaient été présentés. Il a aussi été impossible de savoir de qui relevait la décision de trancher.
Les destinations les plus populaires et les grands voyageurs
Personne ne sera surpris d'apprendre que la ville de Paris arrive bonne première, comme choix de destination privilégiée des membres du gouvernement québécois. Depuis le 25 novembre 2014, M. Couillard y est allé à quatre reprises, suivi de Christine St-Pierre, Jean D'Amour et David Heurtel (trois fois chacun), Hélène David, François Blais et Jacques Daoust (deux fois chacun), Carlos Leitao, Lise Thériault et Laurent Lessard (une fois chacun).
Loin derrière la Ville lumière, New York se classe au deuxième rang. Québec ne croque pas si souvent dans la Grosse Pomme. M. Couillard et son ministre des Finances, Carlos Leitao, y sont allés deux fois chacun, tandis que Jacques Daoust, Hélène David, Pierre Arcand, Stéphanie Vallée et Christine St-Pierre y ont chacun posé le pied une fois.
Le grand voyageur du gouvernement se nomme Jacques Daoust, avec à son actif une dizaine de missions économiques derrière la cravate, depuis la fin novembre 2014. Le ministre de l'Économie a exploré Paris, Davos, Tel-Aviv, New York, Pékin, Hong Kong, Mexico, Bogota, Atlanta et Détroit.
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, n'est pas en reste, ayant séjourné à Paris, Lyon, Seattle, Los Angeles, Mexico et Lima.
Jean D'Amour qui n'est responsable que d'un seul dossier - la stratégie maritime - a jugé essentiel de diriger trois missions. En l'espace de huit mois, il s'est rendu trois fois à Paris (en mars, en septembre et en novembre), sans compter des détours par Bruxelles, Rotterdam, Marseille, Anvers, Wageningen, Zeebruges et Gand.
Certains ministres n'ont jamais quitté le pays par affaires : Jean-Marc Fournier, Kathleen Weil, Francine Charbonneau, Lucie Charlebois, Martin Coiteux, Jean-Denis Girard, Geoffrey Kelley, Pierre Moreau, Dominique Vien et Robert Poëti.