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mercredi, août 05, 2015

Aux côtés des États-Unis, la Turquie promet une « bataille globale » contre l'État islamique

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 Mise à jour le mercredi 5 août 2015 à 5 h 24 HAE  Reuters
Un jet turc (archives)
Un jet turc (archives)  Photo :  AP/Vadim Ghirda

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré mercredi que des avions et drones américains arrivaient sur des bases aériennes turques et que les deux pays déclencheraient « prochainement » une « bataille globale » contre le groupe armé État islamique (EI).
Ankara a opéré un changement radical en autorisant le mois dernier, à la suite de l'attentat-suicide de Suruç, que des avions de la coalition mise en place par les États-Unis contre l'EI utilisent ses bases aériennes.
« Dans le cadre de notre accord avec les États-Unis, nous avons progressé en ce qui concerne l'ouverture de nos bases, en particulier celle d'Inçirlik », a dit le chef de la diplomatie turque à la chaîne publique TRT.
« Nous assistons à l'arrivée d'avions américains avec ou sans pilote et nous lancerons prochainement ensemble une bataille globale contre l'État islamique », a-t-il poursuivi en marge d'un déplacement en Malaisie.
La Turquie et les États-Unis collaborent à l'élaboration de plans visant à apporter une couverture aérienne à des rebelles syriens formés par les États-Unis opérant dans le nord de la Syrie et à repousser l'EI d'une bande de territoire profonde de 80 km le long de la frontière avec la Turquie.
De sources diplomatiques, on observe que couper les voies d'accès du groupe djihadiste à la frontière, par laquelle transitent combattants étrangers et approvisionnements, pourrait sensiblement modifier la donne.

Un faux médecin de Québec doit cesser ses activités au moins jusqu'au 26 août

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/

Mise à jour le mercredi 5 août 2015 à 8 h 48 HAE
Jean-Paul Lavoie au palais de justice de Québec
Jean-Paul Lavoie au palais de justice de Québec

La Cour supérieure du Québec ordonne à Jean-Paul Lavoie, un homme de Québec accusé de pratique illégale de la médecine, de cesser ses activités au moins jusqu'au 26 août.
Dans une ordonnance rendue en fin d'après-midi mardi et rendue publique mercredi, la Cour supérieure interdit à Jean-Paul Lavoie d'évaluer et de porter des diagnostics sur des patients, de prescrire des examens et de déterminer des traitements médicaux, entre autres.
Le Collège des médecins obtient donc temporairement gain de cause, car il réclamait une injonction provisoire pour empêcher Jean-Paul Lavoie de poursuivre ses activités, en attendant que l'audition d'une requête d'injonction permanente, prévue le 26 août devant la Cour supérieure au palais de justice de Québec, soit entendue.
Depuis plusieurs mois déjà, le Collège des médecins tente d'empêcher Jean-Paul Lavoie d'effectuer des consultations médicales.
Le présumé thérapeute a été trouvé coupable à deux reprises de pratique illégale de la médecine et fait face à cinq nouvelles accusations semblables.
En février dernier, Jean-Paul Lavoie a été condamné à une amende de 7000 $ après avoir été trouvé coupable d'un chef d'accusation de pratique illégale de la médecine. En 2006, il avait plaidé coupable à trois chefs d'accusation pour des infractions similaires.
S'il est reconnu coupable des cinq nouvelles accusations, Jean-Paul Lavoie est passible d'amendes totalisant près de 93 000 $.
De son côté, le Collège des médecins fait savoir qu'il ne commentera pas l'ordonnance rendue par la Cour supérieure.

Une autre campagne conditionnelle à l’économie

http://www.ledevoir.com/politique/

5 août 2015 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
Alors qu’il était de passage dans la circonscription ontarienne de son ministre des Finances, Stephen Harper a promis d’instaurer, s’il est réélu, un crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne

Alors qu’il était de passage dans la circonscription ontarienne de son ministre des Finances, Stephen Harper a promis d’instaurer, s’il est réélu, un crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire.
Les campagnes électorales se suivent et se ressemblent, du moins lorsqu’il s’agit des campagnes conservatrices. Stephen Harper y est allé de sa première promesse d’importance mardi, mais a rendu celle-ci conditionnelle à une embellie économique. Et il a reconnu qu’il en irait de même avec ses autres annonces à venir. Le scénario de 2011 se reproduit donc, alors que plusieurs de ses promesses de l’époque avaient dû attendre le retour à l’équilibre budgétaire, qui est finalement survenu… quatre ans plus tard, juste à temps pour le scrutin suivant.
 
Alors qu’il était de passage dans la circonscription ontarienne de son ministre des Finances, Stephen Harper a promis d’instaurer, s’il est réélu, un crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire. Ce crédit s’appliquerait à toute rénovation effectuée pour augmenter la valeur de la propriété : l’aménagement d’un appartement pour ses parents âgés se qualifierait autant que l’ajout d’une troisième salle de bain en marbre. Les travaux d’une valeur de 1000 $ à 5000 $ seront acceptés, pour une économie d’impôt maximale de 600 $. Les conservateurs estiment que ce programmecoûtera 1,5 milliard de dollars par an. Mais voilà : Ottawa n’a pas cet argent pour l’instant. C’est pourquoi M. Harper a parlé d’une mesure qui entrerait en vigueur à peu près en 2017.
 
Il a refusé de reconnaître, comme le suggérait une journaliste, que c’était la preuve que la situation économique canadienne n’est pas aussi rose qu’il le clame. « C’est ainsi que nous avons organisé toute notre plateforme électorale, a déclaré le chef conservateur. Nous avons aussi fait cela à la dernière élection. Nous prenons des engagements et promettons de les mettre en oeuvre au cours de notre mandat. Et de les livrer d’une manière qui soit abordable à long terme. Une fois que nous les mettons en oeuvre, nous ne les retirons pas et ne les réduisons pas. […] Nous visons une mise en oeuvre à la mi-mandat. Si vous regardez notre plan fiscal, on aura l’espace fiscal à ce moment. Mais nous allons nous assurer que c’est soutenable avant de le mettre en oeuvre. »
 
En 2011, le Parti conservateur avait également rendu plusieurs de ses promesses les plus significatives conditionnelles au retour à l’équilibre budgétaire : le fractionnement du revenu, lerehaussement à 10 000 $ du plafond annuel de cotisations au Compte d’épargne libre d’impôt (CELI), le doublement à 1000 $ du crédit d’impôt pour les activités physiques des enfants et son élargissement aux adultes. Finalement, l’atteinte du déficit zéro est survenue en 2015-2016 (quoique les troubles économiques pourraient encore teindre en rouge cette encre noire.) Aussi, le fractionnement a été instauré cette année rétroactivement à 2014, la hausse pour les CELI a débuté en 2015 et le crédit d’impôt pour les activités physiques des adultes a été tabletté.
 
Cette promesse lointaine a suscité les railleries du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.« Le diable est dans les détails. Pis Harper a l’air chum avec ce gars-là ! »

Répéter le passé
 
Le crédit promis n’est par ailleurs pas nouveau. En 2009, lorsque la crise économique a frappé, Ottawa avait instauré le Crédit d’impôt pour rénovation domiciliaire (CIRD) pour des travaux d’une valeur maximale de 10 000 $ (et une économie d’impôt maximale de 1350 $). Le programme n’avait duré qu’une année.
 
M. Harper a soutenu que « le crédit à la rénovation domiciliaire aide tous les propriétairesfonciers, sans égard à leurs revenus. Je sais que Justin Trudeau ne croit pas que toutes les familles méritent de l’aide, mais nous, nous le pensons. » Du coup, il a passé sous silence le fait que seulement 69 % des Canadiens (et 55 % des Montréalais) sont propriétaires de leur toit.
 
Ce crédit à la rénovation est différent de celui qui existait pour récompenser les propriétaires améliorant l’efficacité énergétique de leur domicile. Instauré par les libéraux en 1998, ÉnerGuide, utilisé par 80 000 contribuables par année, avait été aboli par les conservateurs dès leur arrivée au pouvoir. Ils l’avaient remplacé un an plus tard par ÉcoÉnergie, sensiblement le même. Ils ont définitivement mis la hache dedans en 2012. Il est à noter que le budget 2015 a instauré un crédit aux rénovations pour les personnes âgées améliorant l’accessibilité de leur demeure.
 
Avec Philippe Orfali