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vendredi, mai 01, 2015

Des manifestations du 1er mai qui révèlent des tensions sociales

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En Turquie, un manifestant qui s'est retrouvé au sol après avoir été renversé par le jet d'un canon à eau tente de se relever sous le regard des policiers anti-émeutes.
  Photo :  GI/BULENT KILIC
En Turquie, un manifestant qui s'est retrouvé au sol après avoir été renversé par le jet d'un canon à eau tente de se relever sous le regard des policiers anti-émeutes.
Que ce soit à Téhéran ou à Istanbul, des manifestations organisées à l'occasion de la Journée internationale des travailleurs viennent braquer les projecteurs sur des tensions sociales qui trouvent leurs sources dans des enjeux nationaux.
Dans la capitale de l'Iran, par exemple, des milliers d'ouvriers venus de partout en province se sont rassemblés pour une première fois au cours des dernières années. Ils se sont donné rendez-vous près de la Maison de l'ouvrier, syndicat officiel des travailleurs.
Ils réclament de meilleures conditions de vie et la préférence nationale pour l'embauche. « Employer des travailleurs étrangers équivaut au chômage des ouvriers iraniens », pouvait-on lire sur une banderole ». Une autre se lisait « Employeur, aie honte, laisse tomber les ressortissants étrangers ».
Le message des Iraniens vise notamment les travailleurs afghans, qui seraient au nombre d'un million, et qui travaillent dans la construction ou dans l'agriculture.
À Istanbul, des affrontements entre la police et des manifestants qui voulaient se rendre à la place Taksim mettent en évidence les tensions entre le régime islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan d'une part, et les partis d'opposition et les syndicats de l'autre.
C'est à l'appel de ces derniers groupes que des centaines de personnes ont tenté de se rendre à la place Taksim pour commémorer les manifestations du 1er mai 1977, lors desquelles des inconnus avaient ouvert le feu sur la place, tuant 34 personnes.
La place Taksim, qui fut aussi au cœur d'une vague de manifestations antigouvernementales en 2013, avait été bouclée sur ordre du gouvernement. Les manifestants ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de l'ordre, qui ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour les disperser.
Les manifestants scandaient différents slogans hostiles au gouvernement, dont « La place Taksim est la place du 1er mai », et « Coude-à-coude contre le fascisme ».
À Athènes, la traditionnelle manifestation du 1er mai a été marquée par une brève apparition du ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui est venu saluer une foule d'environ 2500 personnes rassemblées à l'appel de grandes centrales syndicales.
Il était accompagné par trois autres ministres du gouvernement grec d'Alexis Tsipras, issu de la gauche radicale, qui a été porté au pouvoir l'hiver dernier.
Le ministre Varoufakis est au cœur de l'actualité européenne en raison des négociations ardues entre Athènes et les autres pays membres de la zone euro au sujet des réformes que son pays est incité à mettre en œuvre pour obtenir du financement européen.

La présumée pirate plaide la «connerie qui a mal viré»

http://www.journaldemontreal.com/

La jeune femme de Lanaudière demande pardon d’avoir terrorisé des inconnus

Marie-Christine Noël 35
La présumée pirate informatique accusée mercredi s’excuse d’en avoir effrayé plus d’un en prenant le contrôle à distance de leur ordinateur, ce qu’elle considérait comme une simple blague.

«Ce n’était pas dans mon intention de terroriser ou faire du mal à quelqu’un, a assuré, hier, au Journal Valérie Gignac lors d’une entrevue réalisée sur la terrasse de sa maison de Saint-Alphonse-Rodriguez. Je suis désolée, je ne savais même pas que c’était illégal [...] C’était juste une connerie qui a mal viré.»

La jeune femme de 27 ans a été arrêtée et accusée mercredi puisqu’elle aurait pris possession d’ordinateurs appartenant à des familles.

Certains auraient été derrière leur écran lorsqu’elle les espionnait.

Sous le choc
Valérie Gignac assure n’avoir rien à se reprocher, même si elle a été accusée après s’être introduite à distance dans des ordinateurs d’inconnus.
TIRÉE DE SOCIAL.XFIRE.COM
Valérie Gignac assure n’avoir rien à se reprocher, même si elle a été accusée après s’être introduite à distance dans des ordinateurs d’inconnus.

Bien que la jeune femme était très calme lorsque Le Journal l’a rencontrée, elle a avoué avoir été ébranlée la veille lorsque la Gendarmerie royale du Canada (GRC) «est débarquée» chez elle vers 6 h du matin.

«Ils ont fouillé la maison au complet», lance Valérie Gignac vêtue tout en noir, les yeux fortement maquillés et les bras croisés.

«Pourtant, je n’ai rien à me reprocher», a-t-elle clamé.

Questionnée sur les accusations portées contre elle, dont celle de méfait à l’égard de données, Valérie Gignac a évité de répondre. Elle a préféré parler de la vidéo YouTube qu’elle a diffusée en 2012.

«Parce que c’est à cause de ça que je me suis fait arrêter» a-t-elle souligné.

Jouer du piano

La jeune femme indique que sur la vidéo, on peut la voir espionner «six à sept personnes» par leur caméra web grâce à un programme informatique qu’elle a déniché sur internet.

«Je faisais jouer du piano sur leur ordinateur et on pouvait voir leur réaction. Ils étaient curieux et se demandaient d’où ça venait. C’est tout», a-t-elle dit.

Pourtant, la GRC affirme que Valérie Gignac a fait plus que ce qu’elle a prétendu en entrevue.

Elle aurait ouvert des «sites pornographiques» sur les ordinateurs qui pourraient appartenir à des victimes mineures. Un élément que la jeune femme n’a pas souligné au Journal.

Quant à son arrestation, Valérie Gignac montre du doigt un internaute d’Angleterre qui, selon elle, voulait «ruiner sa vie» après avoir été banni de son forum.

«C’est lui qui a monté un dossier contre moi et qui a envoyé ma vidéo à la GRC. Personne ne s’était plaint ici, affirme-t-elle. Même que pour moi, cette vidéo était du passé».

Passionnée d’ordi

Elle jure qu’elle n’a pas infiltré les ordinateurs pour frauder ou voler de l’information à certaines personnes.

La jeune femme, qui est sans emploi, a raconté qu’elle gardait des enfants à l’occasion. De plus, il lui arrivait d’aider des amis à sécuriser leur ordinateur ou enlever les virus de leur machine.

«J’ai toujours été passionnée par les ordinateurs et j’ai de la facilité avec ça.»

Elle assure n’avoir jamais eu de formation en la matière, malgré son statut de présumée pirate informatique.

«J’avais l’impression que ce n’était pas grand-chose [le piratage]. J’ai de bonnes valeurs. C’était une blague comme un enfant qui lance un œuf sur une maison», conclut la jeune femme qui devra revenir en cour en juin.

Une enveloppe de poudre pour Nadeau-Dubois

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CLASSE, Gabriel Nadeau Dubois, projet loi
PHOTO D'ARCHIVES
MISE à JOUR 
Gabriel Nadeau-Dubois a eu une mauvaise surprise hier quand il a ouvert son courrier: une enveloppe de remplie de poudre blanche.
«Ça s'est passé très vite. J'ai vu que ce n'était pas du sucre ou du sel. J'ai refermé l'enveloppe immédiatement», a-t-il raconté au Journal. «J'en ai eu un peu sur les doigts. Ça brûlait un peu. Mais je n'ai pas été incommodé plus que ça.»
L'ancien porte-parole de la CLASSE ignore toujours si la substance en question était réellement dangereuse. Il a porté plainte à la police, qui aurait envoyé le contenu de l'enveloppe pour analyse dans un laboratoire. Au moment de mettre sous presse, la porte-parole du Service de police de Montréal n'était pas en mesure de confirmer cette information.
Pas peur
Ce qui est étonnant pour celui qui s'est fait connaître comme l'une des voix des carrés rouges pendant le conflit étudiant de 2012, c'est de recevoir ce genre de menace maintenant, alors qu'il n'est plus aussi visible qu'il y a trois ans.
«Ça m'aurait moins surpris en 2012», affirme-t-il. Car des menaces, Gabriel Nadeau-Dubois en a reçu beaucoup par le passé. «Mais jamais quelque chose d'aussi concret», note-t-il.
Ce n'est toutefois pas ce geste anonyme, dont il ignore complètement la provenance et le motif, qui parviendra à l'ébranler. Ce genre de tactique, «ça n'a pas l'effet recherché. C'est loin de nous décourager», a-t-il confié auJournal.
M. Nadeau-Dubois est actuellement en tournée à travers le Québec pour sensibiliser les cégépiens aux risques associés à l'exploitation des sables bitumineux.
CLASSE, Gabriel Nadeau Dubois, projet loi