vendredi, avril 29, 2016

Trudeau transporte des cruches d'eau dans la réserve isolée de Shoal Lake 40

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Publié le 28 avril 2016 à 22h38 | Mis à jour le 28 avril 2016 à 22h38
Mercredi, le premier minstre Justin Trudeau a rencontré... (Photo Matt Smith, PC)
PHOTO MATT SMITH, PC
Mercredi, le premier minstre Justin Trudeau a rencontré des étudiants, des professeurs, des chefs et des dignitaires à l'école secondaire de Oskayak, à Saskatoon.

La Presse Canadienne
SHOAL LAKE, Ontario
Le premier ministre Justin Trudeau a participé au transport de grandes cruches d'eau potable et a parlé à de jeunes élèves, jeudi, alors qu'il a constaté les problèmes quotidiens d'une réserve isolée faisant l'objet d'un avis d'ébullition depuis 19 ans.
M. Trudeau a passé sept heures sur le territoire occupé par la Première Nation de Shoal Lake 40, le long de la frontière entre le Manitoba et l'Ontario. La réserve a été isolée par les eaux il y a un siècle lors de la construction d'un aqueduc qui transporte de l'eau potable jusqu'à Winnipeg.
Après la visite du premier ministre, le chef Erwin Redsky a déclaré qu'il s'agissait d'un jour «extraordinaire», l'occasion pour que le premier ministre «voit et ressente les souffrances quotidiennes» de la Première Nation.
La visite se voulait privée, fermée à tous les médias à l'exception de Vice Canada, qui tourne un documentaire sur la question.
M. Trudeau a embarqué dans un camion utilisé pour transporter des cruches de 20 litres d'eau, et les a livrées à trois maisons, a indiqué M. Redsky.
Le gouvernement fédéral, de même que le gouvernement du Manitoba et la Ville de Winnipeg, se sont récemment engagés à construire une route adaptée à toutes les conditions météorologiques pour relier la communauté à l'autoroute transcanadienne. La réserve n'est pas si éloignée - elle se trouve à moins d'une heure de route de Kenora, en Ontario -, mais elle est isolée économiquement et en termes de services de base en raison de l'absence de ce lien routier.
La route doit aussi rendre plus abordable la construction d'infrastructures de traitement des eaux.
M. Redsky a confié ne pas s'être attendu à de nouvelles promesses spécifiques de la part de M. Trudeau, mais tout simplement un engagement à améliorer les relations avec les Premières Nations.
Les coûts d'une route permanente avaient été évalués d'abord à 30 millions de dollars, avant d'être revus à la hausse, à 46 millions, à la suite d'une étude plus approfondie.