jeudi, décembre 03, 2015

Le refus du PQ d'appuyer la motion sur Robert Bourassa fâche Couillard

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Publié le 02 décembre 2015 à 11h34 | Mis à jour le 02 décembre 2015 à 21h30
«C'est inacceptable», a déclaré Philippe Couillard alors qu'il a... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)
LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT

«C'est inacceptable», a déclaré Philippe Couillard alors qu'il a tenté, en vain, mercredi matin, de présenter une motion soulignant l'apport de l'ex-premier ministre du Québec et ex-chef du Parti libéral du Québec à la société québécoise.

<p>Jean-Marc Salvet</p>
(Québec) Philippe Couillard n'a pas caché sa colère après le refus du Parti québécois de consentir à la présentation d'une motion soulignant une élection de Robert Bourassa.
«Qu'on refuse en chambre, aujourd'hui, pour des raisons purement partisanes et de très bas niveau, de reconnaître la contribution de Robert Bourassa à l'histoire du Québec, c'est inacceptable», a déclaré le premier ministre. «C'est un bas-fond politique que j'ai rarement vu. Je dois le condamner.»
Le gouvernement a tenté, en vain, à l'issue de la période des questions de mercredi matin, de présenter une motion soulignant l'apport de l'ex-premier ministre du Québec et ex-chef du Parti libéral du Québec à la société québécoise. C'est du moins ainsi que M. Couillard a présenté le libellé de la motion.
Celle-ci se lisait ainsi : «Que l'Assemblée nationale souligne le 30eanniversaire de l'élection du deuxième gouvernement de Robert Bourassa qui a eu lieu le 2 décembre 1985.»
Lui aussi irrité, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a noté que l'ex-chef du Parti québécois, Pauline Marois, avait déposé le 15 novembre 2011 une motion soulignant les 35 ans de l'arrivée au pouvoir de René Lévesque, en 1976. L'Assemblée nationale l'avait adoptée.
«Nous aurions consenti à une motion mettant en valeur les réalisations de Robert Bourassa», a assuré le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau. «Mais on ne consentira pas à une motion qui salue la défaite du Parti québécois. On ne célébrera pas une défaite du Parti québécois.»
En 2011, il s'agissait de célébrer l'anniversaire de l'élection du premier gouvernement de René Lévesque. Il ne s'agissait pas d'une deuxième élection, a poursuivi M. Péladeau.
Est-ce qu'on va célébrer l'anniversaire de la troisième arrivée au pouvoir du gouvernement de Jean Charest? a-t-il ironisé.
Dans cette histoire, le chef caquiste, François Legault, est sur la même longueur d'onde que M. Péladeau.