mardi, avril 28, 2015

Les étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme de retour en cour en juin

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 27 avril 2015 à 20h07. Modifié par Léandre Drolet à 21h26.
Les étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme de retour en cour en juin
MONTRÉAL - Les deux jeunes étudiants du collège de Maisonneuve accusés de quatre chefs liés au terrorisme subiront leur enquête sur cautionnement au début de juin.
El Mahdi Jamali a comparu en personne, lundi matin, au palais de justice de Montréal, alors que sa copine, Sabrine Djermane, était représentée par son avocate.
Les avocats ont convenu lundi matin de tenir des audiences sur la libération sous caution des accusés les 5, 8 et 9 juin.

Les deux jeunes de 18 ans ont plaidé non coupable, le 20 avril, aux accusations d'avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l'étranger, de possession d'une substance explosive dans un but criminel, d'avoir facilité un acte terroriste, et d'avoir commis un acte au profit ou sous la direction d'un groupe terroriste.

Les accusés avaient d'abord été arrêtés et détenus par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le 14 avril, «par mesure préventive», les autorités craignant qu'ils ne commettent un crime de nature terroriste. La Couronne a finalement décidé, six jours plus tard, de porter quatre accusations criminelles contre les deux étudiants.

Le procureur fédéral au dossier, Richard Roy, a déjà indiqué que la Couronne s'objecterait à la libération sous caution des deux jeunes, parce qu'ils représenteraient un danger pour le transport aérien et pour la société, et que «dans l'intérêt de la justice», ils devraient demeurer en détention pour la suite des procédures.

La GRC a indiqué que l'enquête, qui aura été très courte, avait été déclenchée à la suite d'un «signalement de la communauté». Radio-Canada a soutenu la semaine dernière que c'était la soeur de Sabrine Djermane qui avait informé la police d'un complot présumé.

L'avocat de Jamali, Marc Giroux a passé plus d'une heure à discuter avec les parents du jeune homme après sa brève comparution.

«Les parents sont toujours affectés, peu importe la nature des crimes. À titre de parent, on est toujours très affecté par des accusations, surtout par des accusations criminelles», a-t-il confié aux journalistes.

Me Roy a affirmé que «selon toute vraisemblance», la Couronne appellerait au moins un témoin à la barre.

Les parents de Jamali devraient aussi témoigner puisqu'il vivait sous leur toit, a fait remarquer Me Giroux. «Je présume que les parents vont témoigner en faveur de leur fils», a-t-il indiqué.

La preuve des prochaines audiences sera probablement frappée d'une ordonnance de non-publication.