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lundi, mai 16, 2016

Procès: l'ancien maire de Montréal Michael Applebaum demande un arrêt des procédures

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Publié par Jean-François Cyr pour CogecoNouvelles le lundi 16 mai 2016 à 12h01. Modifié à 12h12.
Procès: l'ancien maire de Montréal Michael Applebaum demande un arrêt des procédures
L'ancien maire de Montréal, Michael Applebaum (à gauche), en juin 2015./Photo: archives PC
De retour devant le tribunal lundi matin, l'ex-maire de Montréal Michael Applebaum s'est présenté comme victime, affirmant avoir de la difficulté à vivre de sa profession d'agent immobilier indépendant et d'obtenir la confiance des gens en raison des accusations qui pèsent contre lui.
M. Applebaum a été le maire de l'arrondissement Notre-Dame-de-Grâce/Côte-des-Neiges et a été arrêté en 2013 pour des gestes qu'il aurait commis entre 2000 et 2012.
Au palais de justice de Montréal, l'ex-politicien a affirmé que les accusations déposées contre lui le placent dans une position délicate dans la mesure où il est déjà considéré comme coupable par le public, dit-il.
Il dénonce aussi le traitement médiatique dont il fait l'objet, affirmant que sa vie est étalée dans les médias à chaque fois qu'une date de retour devant le tribunal approche.
Par ailleurs, il a souligné qu'il a de la difficulté à exercer son métier d'agent d'immeuble en raison des nomnbreux prujugés qui circulent à son endroit.
M. Applebaum a indiqué avoir d'autres projets, qui n'ont toutefois pas été dévoilés, mais dit être incapable d'obtenir des prêts de banques ou attirer des investisseurs en raison des accusations auxquelles il fait face.
L'audience se poursuit.
(Avec La Presse Canadienne)

Fréquenter des criminels, une nécessité dans l'industrie de l'asphaltage

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/

Publié le 16 mai 2016 à 07h48 | Mis à jour à 07h48
L'immeuble industriel qui abrite les bureaux de la... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE
L'immeuble industriel qui abrite les bureaux de la société Pavage CSF, dans l'est de Montréal, a été la cible d'un incendie criminel en août 2012.

Vincent Larouche
Pour faire affaire dans l'industrie de l'asphaltage à Montréal, il peut être nécessaire de côtoyer quelques criminels, et les tribunaux doivent tenir compte de cette réalité du marché, a-t-on expliqué hier lors de la comparution d'un important entrepreneur en travaux publics accusé d'extorsion envers deux hommes d'affaires de la métropole.
Michael Czakowski est soupçonné d'avoir passé à tabac... (Photo La Presse) - image 1.0
Michael Czakowski est soupçonné d'avoir passé à tabac un entrepreneur.
PHOTO LA PRESSE
Michael John Neill est soupçonné d'avoir passé à... (Photo La Presse) - image 1.1
Michael John Neill est soupçonné d'avoir passé à tabac un entrepreneur.
PHOTO LA PRESSE
Domenico Miceli, 46 ans, dirigeant de Pavage CSF, a comparu menottes aux poings hier au palais de justice de Montréal. Avec un autre entrepreneur en asphaltage, Calogero Bruna, il est accusé de complot, extorsion et menaces à l'endroit des frères Rocco et Nicola Peronace, deux entrepreneurs qui disent avoir inventé une technologie pour bloquer les effets potentiellement néfastes des champs électromagnétiques.
Selon l'enquête de la police de Montréal, une dette d'environ 100 000 $ remboursée trop lentement par une des victimes serait à l'origine de l'affaire. Nicola Peronace a été passé à tabac mercredi soir et a appelé la police à son secours.
Domenico Miceli et Calogero Bruna ont été arrêtés au cours de la nuit par les policiers. Deux fiers-à-bras soupçonnés d'avoir administré la raclée à la victime ont aussi été arrêtés. Il s'agit de Michael Czakowski et Michael John Neill.
CONDITION PROBLÉMATIQUE
La poursuite a consenti à ce que Domenico Miceli soit remis en liberté dans l'attente de son procès hier, sous diverses conditions d'usage, comme le fait de ne pas se trouver en présence de personnes qu'il sait associées à des activités criminelles.

L'avocat de M. Miceli, Me Jeffrey Boro, a alors expliqué à la cour que cette condition risquait de poser problème pour « l'entreprise légale » de son client, car elle ne tenait pas compte de la réalité de l'industrie à Montréal. « Il travaille en pavage, a expliqué le juriste. Dans sa business, il y a des gens avec des casiers criminels. Donc, est-ce qu'on peut modifier la condition, juste au cas où ? »
La cour a consenti à ce que Miceli s'engage à ne pas fréquenter de criminels « sauf lorsque nécessaire dans le cadre des activités de son entreprise ».
L'importance des activités de M. Miceli dans les travaux publics de la grande région de Montréal a été abondamment étudiée par la commission Charbonneau, qui a démontré que Pavage CSF était l'un des six joueurs qui se partageaient 92 % des contrats de réfection de trottoirs à Montréal.
Outre ses contrats dans la réfection de trottoirs, M. Miceli a été longtemps en affaires dans le domaine de la construction avec Domenico Arcuri, un membre important de la mafia montréalaise impliqué dans une guerre de clans pendant que le parrain Vito Rizzuto était emprisonné aux États-Unis, au début des années 2010. Deux entreprises de M. Miceli ont été la cible d'incendies criminels à cette époque.

Lisée se lance et promet un premier mandat péquiste sans référendum

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

PUBLIÉ IL Y A 56 MINUTES | Mis à jour il y a 46 minutes
Jean-François Lisée
PHOTO : KARINE DUFOUR
Jean-François Lisée lance sa campagne à la direction du Parti québécois en s'engageant à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté dans un premier mandat. Les Québécois sont « majoritairement réfractaires » à une telle initiative à l'heure actuelle, dit-il, et il importe donc pour les souverainistes de se préparer convenablement.
Cette proposition, élaborée dans une lettre publiée sur son blogue, distingue clairement le député de Rosemont de ses deux adversaires déclarés, Véronique Hivon et Alexandre Cloutier. Ce dernier affirme d'ores et déjà qu'il est contre cette approche, dans une entrevue accordée lundi à Radio-Canada..
M. Lisée plaide que le parti souverainiste doit distinguer sa tâche essentielle – faire l'indépendance du Québec – de sa tâche immédiate - « débarrasser le Québec du gouvernement libéral le plus toxique qu'on ait connu ».
Il se réclame ainsi de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau, qu'il conseillait à l'époque du référendum de 1995, selon lequel les souverainistes doivent impérativement se préparer avant de convier les Québécois à un référendum.
M. Parizeau a bel et bien tenu un référendum dans un premier mandat suivant son élection, dit-il, mais il s'y était préparé activement pendant quatre ans.
Or selon M. Lisée, cette préparation fait défaut à l'heure actuelle et les deux années qui s'écouleront avant le prochain scrutin ne permettront pas au parti d'être prêt en 2018.
« La réalité toute nue est qu'une partie significative de nos concitoyens, y compris francophones, sont en ce moment allergiques, non seulement au mot référendum, mais à toute proposition qui les entraînerait vers un tel rendez-vous », écrit Jean-François Lisée.
Même ceux qui affirment, en principe, être favorables à l'idée de souveraineté sont majoritairement opposés à ce qu'on retente l'expérience, tant la dernière défaite fut douloureuse.Jean-François Lisée
« Il m'apparaît illusoire de penser renverser cette tendance en seulement deux ans », conclut le député. « On se doit à nous-mêmes, indépendantistes, de faire ce constat. On doit surtout aux Québécois de leur dire clairement qu'on les écoute et qu'on les entend. C'est le premier pas vers la re-connexion du PQ avec l'électorat. »
Il importe donc, selon M. Lisée, de dissiper toute ambiguïté à ce sujet. S'il est élu chef cet automne, « il sera clair pour tous qu'un gouvernement du Parti québécois élu en octobre 2018 ne tiendra pas de référendum, n'enclenchera aucune démarche souverainiste de gouvernement, ne dépensera pas un sou de fond public pour son option pendant ce mandat. Cet engagement doit être en fer forgé. La porte fermée à double tour. »
M. Lisée dit vouloir proposer aux électeurs « un gouvernement national progressiste, écologiste, intègre, efficace, soucieux de faire progresser notre identité et la laïcité de nos institutions, rétablissant l'éducation au rang de priorité, redynamisant l'économie des entrepreneurs, privés et sociaux, en métropole et en régions, intégrant à nouveau la société civile dans la décision collective et cent choses encore. »