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mercredi, février 17, 2016

Mises à pied chez Rio Tinto: «pas une catastrophe», selon Leitão

http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/

Publié le 17 février 2016 à 18h29 | Mis à jour à 18h31
Le ministre des Finances, Carlos Leitão... (Photothèque Le Soleil)
Le ministre des Finances, Carlos LeitãoPHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
Québec
Le licenciement de 200 cadres chez Rio Tinto au Québec n'est «pas une catastrophe», selon le gouvernement.
Appelé à commenter mercredi les mises à pied à venir chez le géant de l'aluminium, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a minimisé leur impact, ce qui a fait bondir l'opposition officielle.
Le Parti québécois réclame le respect de l'entente conclue en 2006 entre le Québec et la britanno-australienne Rio Tinto, à la suite de l'achat d'Alcan, prévoyant le maintien des activités du siège social de Montréal.
Pour sa part, Rio Tinto n'a pas démenti les chiffres, mais a refusé de confirmer l'étendue précise des pertes d'emplois.
Selon le député péquiste de Rousseau, Nicolas Marceau, «la saignée se poursuit». Le siège social s'est vidé autant à Montréal qu'au Saguenay - où l'entreprise concentre la majorité de ses activités industrielles - et les «garanties béton» obtenues par le Parti libéral au pouvoir en 2006 n'ont pas suffi, a-t-il déploré.
«Je ne pense pas que ce soit la catastrophe qui est dépeinte par le député de Rousseau, a répondu M. Leitao pendant la période de questions, mercredi matin. N'oublions pas que le prix de l'aluminium a beaucoup baissé.»
Il a soutenu que Rio Tinto a continué à investir au Québec, tandis que le premier ministre Philippe Couillard, lui-même député de Roberval, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, s'est aussi levé en chambre pour défendre l'entreprise.
«Les investissements se poursuivent. Le contexte est difficile, mais on accompagne l'entreprise pour la région», a-t-il dit.
Le député de Rousseau s'est scandalisé de la réponse du gouvernement. Il estime que la moitié des postes au siège social, 400 sur 800, sont disparus au cours des 10 dernières années.
«On a un ministre des Finances qui est en train de nous dire que ce n'est pas une catastrophe, que ce serait une bonne chose que de perdre 400 postes de cadres au Québec, ce serait une bonne chose que le Saguenay-Lac-Saint-Jean se vide de son pouvoir de décision, a dit à la période de questions celui qui est aussi porte-parole aux finances. Ressaisissez-vous!»
En conférence de presse avec deux autres de ses collègues péquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nicolas Marceau a exigé le respect de l'entente de 2006 et une réponse musclée du gouvernement dans le cas contraire.
Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a rappelé que l'entente prévoyait le maintien à Montréal des activités de planification stratégique, de finances, de comptabilité, des affaires juridiques, de la mise en marché et des ventes, de la prospection de clientèles, des relations publiques et des relations humaines. L'aluminerie d'Alma se trouve d'ailleurs dans la circonscription du député.
«Il faut arrêter de prendre les Québécois pour des gens acquis, a-t-il déclaré. On doit avoir des emplois de qualité, particulièrement au siège social. Et malheureusement, on a un gouvernement qui plie l'échine.»
Un autre député péquiste, Sylvain Gaudreault, regrette que des employés saguenéens et jeannois ne puissent plus cheminer dans l'entreprise en accédant à des emplois supérieurs.
«(M. Leitao) banalise cette réalité de perte de centaines d'emplois décisionnels dans une région comme la nôtre depuis une dizaine d'années», a déploré Sylvain Gaudreault, qui représente Jonquière, où se situe notamment une usine importante de Rio Tinto.
Selon le Parti québécois, le gouvernement Couillard doit exercer des pressions et éventuellement des recours. Puisque l'entreprise sollicite régulièrement le gouvernement, soit pour du financement, des droits hydroélectriques, des certificats environnementaux ou des contrats d'achats d'électricité à Hydro-Québec, «il y a des occasions d'exprimer son insatisfaction», a suggéré M. Marceau.
En vertu de l'entente, Rio Tinto aurait aussi dû prévenir le gouvernement sur sa restructuration, mais en point de presse à la sortie de la séance du conseil des ministres, mercredi, Carlos Leitao a dit ne pas avoir été informé par l'entreprise de sa décision.
La multinationale n'a quant à elle pas voulu confirmer de chiffre sur ses licenciements, puisqu'il s'agit de «données internes». En entrevue avec La Presse Canadienne, la porte-parole de l'entreprise, Claudine Gagnon, a indiqué que le marché de l'aluminium traverse des «moments difficiles», sans amélioration possible à court terme.
«On a certains efforts qui sont mis en place pour réduire nos coûts et maintenir notre position dans l'industrie, passer à travers la crise, et demeurer solide à moyen et long terme», a-t-elle affirmé dans une entrevue téléphonique.
Quant aux mises à pied, Mme Gagnon a déclaré qu'«il y a des changements qui vont être apportés à l'organisation pour s'adapter aux nouvelles réalités». Elle a précisé que le siège social de Montréal compte encore 700 employés et regroupe encore les activités décrites dans l'entente de 2006.
La porte-parole a affirmé que Rio Tinto était en discussion constante avec le gouvernement, «qui connaît bien tous nos enjeux».

PENSÉE DU JOUR 17-02-2016


PENSÉE DU JOUR                   17-02-2016

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Je travaille à être heureux, 
c'est le plus beau des métiers.

Yvon Clément

mardi, février 16, 2016

Les États-Unis autorisent jusqu'à 110 vols quotidiens vers Cuba

http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/

Publié le 16 février 2016 à 07h38 | Mis à jour à 09h50
Une fois l'accord signé, les autorités américaines demanderont... (PHOTO SUSAN WALSH, ARCHIVES AP)
PHOTO SUSAN WALSH, ARCHIVES AP

Une fois l'accord signé, les autorités américaines demanderont immédiatement à la compagnie American Airlines de proposer des vols, qui devraient débuter l'été prochain, selon des responsables.

ALDO GAMBOA
Agence France-Presse
Washington
Les liaisons aériennes commerciales entre les États-Unis et Cuba, interrompues depuis plus de 50 ans, vont reprendre prochainement avec la signature mardi d'un accord bilatéral autorisant jusqu'à 110 vols réguliers quotidiens entre les deux pays.
La réouverture des liaisons aériennes est un nouveau signe tangible du dégel des relations entre Washington et La Havane, même si pour le moment la loi américaine continue d'interdire de voyager à Cuba pour des activités touristiques.
«Le gouvernement cubain examinera attentivement les demandes à venir du gouvernement américain pour augmenter» le nombre de vols, a déclaré le sous-secrétaire d'État adjoint aux Transports, Thomas Engle.
«Les deux gouvernements réaffirment leur engagement à renforcer leur coopération déjà très étroite en matière de sûreté aérienne et de sécurité», a-t-il ajouté.
Une fois l'accord signé, les autorités américaines demanderont immédiatement à la compagnie American Airlines de proposer des vols, qui devraient débuter l'été prochain, selon des responsables.
Ces vols vers La Havane et neuf autres destinations de l'île scellent le rétablissement des liaisons aériennes régulières entre les deux pays pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle.
Washington avait annoncé en décembre la reprise des vols réguliers vers Cuba à la suite du rétablissement historique des relations diplomatiques entre les deux pays en juillet.
«Dans un premier temps, les compagnies américaines seront autorisées à opérer 20 vols réguliers chaque jour vers La Havane, le plus gros marché. Rappelez-vous qu'à l'heure actuelle il n'y a aucun vol», a repris Thomas Engle. «En outre, dix liaisons quotidiennes relieront d'autres villes cubaines disposant d'aéroports ouverts aux vols internationaux».
Reprise cet été 
Hormis La Havane, les compagnies américaines pourront ainsi voler vers Camaguey, Cayo Coco, Cayo Largo, Cienfuegos, Holguin, Manzanillo, Matanzas, Santa Clara et Santiago de Cuba.
De leur côté, les compagnies aériennes cubaines devront obtenir leurs propres licences auprès des autorités américaines avant de réinstaurer des vols vers les États-Unis. «Nous ne prévoyons donc pas de vols cubains vers les États-Unis dans un avenir proche», a déclaré le sous-secrétaire d'État adjoint américain pour l'aviation et les affaires internationales Brandon Belford.
Après la signature formelle de cet accord rétablissant les liaisons commerciales entre les deux pays, le département du Trésor invitera les compagnies américaines à soumettre leurs demandes: elles auront «15 jours pour déposer leurs dossiers si elles veulent effectuer des vols vers La Havane ou les neuf autres aéroports concernés».
Les autorités américaines rendront leur verdict d'ici six mois environ.
«Nous espérons être en position de prendre une décision d'ici cet été. Nous pourrons alors dire quelles compagnies et quelles villes américaines pourront offrir des vols vers Cuba», a encore dit M. Belford.
Les liaisons entre Cuba et les États-Unis ont été suspendues il y a 53 ans mais quelques vols charters étaient parfois autorisés sous certaines conditions.
Cela fait un peu plus d'an que les deux gouvernements ont renoué le contact et ouvert le vaste chantier de la normalisation de leurs relations, avant le rétablissement de leurs relations diplomatiques en juillet.
Précédente étape symbolique dans leur rapprochement: ils ont annoncé le 11 décembre le rétablissement de leurs liaisons postales directes.
Mais le rapprochement entre ces deux anciens ennemis de la Guerre froide reste suspendu à la levée de l'embargo économique imposé en 1962 par Washington.