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dimanche, mai 08, 2016

Donald Trump affirme pouvoir se passer d'un parti républicain uni

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 08 mai 2016 à 08h10 | Mis à jour à 08h10
Donald Trump... (Photo Steve Helber, Associated Press)
Donald TrumpPHOTO STEVE HELBER, ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Washington
Le probable candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump a estimé qu'il n'avait pas l'obligation d'unir autour de lui le parti, au sein duquel il suscite un important rejet, car il va prendre des millions de voix aux démocrates.
«Doit-il vraiment être unifié?», a lancé le seul candidat républicain encore en lice dans des extraits d'un entretien à la chaîne de télévision ABC divulgués avant la diffusion de l'émission This Week dimanche.
«En fait, je ne pense pas», a-t-il répondu, admettant: «je suis très différent de tous ceux, sans doute, qui ont été candidats».
«Je pense que ce serait mieux s'il (le parti républicain) était unifié, je pense que ce serait... qu'il y aurait quelque chose de bon là-dedans. Mais je ne pense pas qu'il doive vraiment être unifié au sens traditionnel», a développé le candidat, controversé dans son propre camp.
Un nombre grandissant de responsables républicains de premier rang ont rejoint, depuis sa victoire dans l'Indiana mardi et l'abandon de ses deux derniers rivaux, le mouvement «tout sauf Trump», notamment le candidat à l'élection présidentielle de 2012 Mitt Romney et les deux derniers présidents républicains, George W. Bush et son père George H.W. Bush.
Un autre groupe «Les conservateurs contre Trump» sont officiellement en quête d'un «candidat acceptable» pour contrer Donald Trump et Hillary Clinton. «Nous ne menons pas ce combat pour l'âme et le coeur du parti républicain. Nous menons cette bataille pour l'avenir de notre pays», ont-ils déclaré dans un communiqué.
Le milliardaire estime qu'il n'a pas besoin du soutien de l'appareil du parti, car il entend rallier à lui des électeurs traditionnellement démocrates.
«Je vais aller sur le terrain et je vais prendre des millions de personnes aux démocrates», a-t-il affirmé.
«Je vais obtenir le vote des gens de Bernie (Sanders), parce qu'ils m'aiment sur le commerce», a-t-il ajouté, en référence à l'ultime candidat démocrate encore en lice pour tenter d'empêcher la favorite Hillary Clinton de remporter les primaires du camp adverse.

Les députés bloquistes peinent à se faire entendre à Ottawa

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Publié le 07 mai 2016 à 11h02 | Mis à jour le 07 mai 2016 à 11h19
Le député bloquiste Mario Beaulieu a reproché à... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)
Le député bloquiste Mario Beaulieu a reproché à un comité vendredi de l'avoir exclu même
si le sujet de discussion portait sur un dossier qu'il dit lui-même avoir soulevé au Parlement.
PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
LINA DIB
La Presse Canadienne
OTTAWA
Sortie des Communes: trois députés de trois partis différents se présentent au micro. Ils veulent se plaindre d'une déclaration du premier ministre.
C'est faux, ils ne sont pas consultés sur la réforme électorale, font-ils valoir.
En Chambre, Justin Trudeau s'est excusé, plaide qu'il s'est simplement trompé, mais ça ne suffit pas aux députés conservateur, néo-démocrate et vert, tous trois porte-parole de leur parti en matière de réforme démocratique.
Dans le groupe manque le député bloquiste. Non, Luc Thériault n'a pas été approché, jeudi, par ses collègues parlementaires pour participer, en chorale, à la plainte.
«Comme par hasard, ils nous ont encore oubliés», ironise le député de Montcalm.

M. Thériault et ses neuf collègues bloquistes au Parlement se plaignent d'être systématiquement ignorés.
Le député Thériault offre l'exemple du comité parlementaire qui étudie le projet de loi sur l'aide médicale à mourir.
Au comité, qui entreprend lundi après-midi l'étude de C-14 article par article et qui décidera du sort des amendements proposés, le député bloquiste pourra présenter ses amendements et voir ses collègues en disposer à leur guise, sans être obligés d'échanger avec lui, sans lui offrir obligatoirement l'occasion d'en débattre. Il prévoit pouvoir parler «40 secondes... pour une question aussi délicate que ça».
La goutte a fait déborder le vase de son collègue Mario Beaulieu lorsqu'un comité parlementaire lui a claqué la porte au nez pour discuter à huis clos de la situation des réfugiés haïtiens et zimbabwéens menacés de déportation.
Ce dossier, le député de La Pointe-de-l'Île considère que c'est lui qu'il l'a soulevé à Ottawa.
«Je fais une intervention. On réussit à faire rétablir le moratoire. Je suis en contact avec le comité d'action des personnes sans statut. J'ai des dossiers de personnes qui reçoivent encore des avis de déportation. Et là, je ne peux pas savoir l'état de l'avancement du dossier», se plaint-il.
«Il y a un comité spécifiquement là-dessus et je ne peux même pas y aller comme observateur. C'est vraiment pitoyable», laisse-t-il tomber.
Les dix députés bloquistes semblent s'être résignés à disposer de moins de ressources et de moins de temps de parole à la Chambre des communes parce que n'étant pas 12 élus, ils ne sont pas reconnus officiellement comme un parti. Mais pour le reste...
«Ce n'est pas parce que l'attribution du temps, ils ont décidé de la faire en fonction des groupes parlementaires qu'ils peuvent continuer à porter atteinte aux droits d'un représentant du peuple. Moi, je suis un législateur (...) légitimement élu. Et ce n'est pas parce que je suis considéré indépendant qu'il ne faut pas que je puisse participer à la démocratie parlementaire à Ottawa. Ça n'a pas de bon sens», tonne le député Thériault.
Et les dix élus québécois disent attendre impatiemment la réforme démocratique promise par Justin Trudeau.

Cloutier continue d'alimenter le suspense

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Publié le 07 mai 2016 à 21h08 | Mis à jour le 07 mai 2016 à 21h08
Alexandre Cloutier a répété samedi sur les réseaux... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)
Alexandre Cloutier a répété samedi sur les réseaux sociaux que sa «décision est prise»
et qu'il en ferait part au public accompagné de toute sa famille.
LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT

(Québec) Alexandre Cloutier continue d'alimenter le suspense entourant sa candidature au poste de chef du Parti québécois (PQ). Après l'avoir affirmé vendredi, il a répété sur les réseaux sociaux, samedi, que sa «décision est prise» et qu'il en ferait part au public accompagné de toute sa famille.
«Nous avons consulté nos proches, nos amis, des collègues, des gens du parti, afin de prendre la meilleure décision pour tout le monde et, par-dessus tout, dans l'intérêt du Québec. Je peux vous dire que notre décision, elle est prise», a écrit le député de Lac-Saint-Jean sur sa page Facebook officielle - et non personnelle. «C'est une décision qui a été sagement réfléchie et nous l'annoncerons donc en famille, en bonne et due forme, prochainement.» Le court texte est accompagné d'une photo carte postale de la famille Cloutier. 
Alexandre Cloutier avait donné des indications similaires la veille devant les journalistes, en marge de la nomination de Sylvain Gaudreault comme chef intérimaire du PQ. Tous avaient alors compris qu'il se lancerait. Il a lui-même évoqué un scénario «un peu shakespearien» d'une course contre son amie Véronique Hivon, qui l'a appuyé en 2015.
Signes positifs 
Le Soleil a contacté samedi différentes sources membres de l'équipe de M. Cloutier lors de la dernière course à la chefferie du PQ, remportée par Pierre Karl Péladeau. Toutes se sont gardées de confirmer ou d'infirmer si l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales allait briguer la direction du parti, mais ont laissé entendre que les signes étaient positifs.
M. Cloutier avait obtenu 29,21 % des voix à sa première tentative, terminant bon deuxième. Un sondage Léger publié dans le Journal de Québec, mené auprès de militants du PQ, le place en tête avec 27 % des intentions de vote. Le coup de sonde accordait cependant des voix au fondateur d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui a fait savoir qu'il ne se lancerait pas et qu'il appuierait Mme Hivon. Des points ont aussi été donnés à Bernard Drainville, qui s'est lui aussi désisté.