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mercredi, février 24, 2016

L'institut sur la souveraineté voit le jour

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Mise à jour le mercredi 24 février 2016 à 8 h 41 HNE
L'ancien député Daniel Turp
L'ancien député Daniel Turp

Promis par Pierre Karl Péladeau lors de la course à la direction du PQ, l'institut de recherche sur la souveraineté voit finalement le jour. Le professeur de droit et ancien député péquiste puis bloquiste Daniel Turp sera directeur de la recherche et président du C.A. de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des Indépendances nationales (IRAI).
Le C.A de l'IRAI sera notamment composé d'une professeure de relations industrielles de l'Université Laval, Esther Déom, et d'un physicien spécialiste des données ouvertes, Miguel Tremblay. Les autres membres du C.A. seront nommés une fois les lettres patentes obtenues. 
Il se dotera ensuite de règlements de régie interne afin de lancer ses activités dès ce printemps.
L'institut est notamment à la recherche d'un directeur général. Le chef du PQ a déjà indiqué qu'il finançait lui-même la firme de chasseurs de tête chargée de trouver le meilleur candidat pour ce poste.
Dans son communiqué, il est indiqué que l'institut aura comme objectif de colliger, produire et diffuser de l'information et des études sur l'autodétermination des peuples.
L'institut s'attardera notamment sur les questions économiques, sociales, environnementales et culturelles dans un contexte d'autodétermination des peuples. Il étudiera principalement la question québécoise, mais il effectuera également des études comparatives sur d'autres démarches d'indépendance à l'échelle internationale.
L'IRAI recueillera toute information pertinente, étude citoyenne et questionnement sur le sujet au moyen de sa plateforme internet.
« L'IRAI s'inscrira résolument dans le XXIe siècle en misant sur l'intelligence collective et le partage des savoirs pour atteindre et faire participer le plus grand nombre possible de Québécoises et de Québécois. »— Daniel Turp
L'institut colligera également diverses données statistiques, économiques et sociodémographiques pour soutenir ses chercheurs et la communauté universitaire. Ces données seront également publiques et accessibles à toute personne qui s'intéresse au sujet, poursuit le communiqué.
L'IRAI compte ainsi devenir « une référence internationale en contenu sur l'autodétermination », dont celle du Québec. Il offrira des formations, des conférences, des séminaires et des ateliers sur l'autodétermination afin de diffuser l'information et les données recueillies.
Bien que le chef du PQ ait affirmé avoir l'intention de participer au financement de l'IRAI, l'institut assure qu'il sera indépendant des partis politiques, de leurs membres et de leurs dirigeants.
Il compte toutefois maintenir un « dialogue constant » avec des acteurs de la scène politique, économique, sociale et culturelle afin de « créer un véritable réseau de recherche ».
L'Institut compte par ailleurs être en dialogue constant avec des acteurs et actrices des milieux politique, économique, social et culturel afin de créer un véritable réseau de recherche.

La fermeture de Guantanamo, un sujet délicat pour Cuba

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le mercredi 24 février 2016 à 6 h 55 HNE
Prison de Guantanamo, Cuba
Prison de Guantanamo, Cuba  Photo :  SRC/AFP/MICHELLE SHEPHARD

Pour Cuba, la situation des prisonniers de Guantanamo s'inscrit dans un scénario complexe, qui est directement relié à ce qu'ils appellent ici « l'occupation illégale américaine d'un territoire cubain ».
Un texte de Martin MovillaTwitterCourriel
La fermeture complète de la base militaire américaine et le retour du territoire à Cuba est l'une des exigences des Cubains pour avancer dans les négociations avec les États-Unis.
Bien que le gouvernement cubain et ses représentants se soient fait discrets sur la question après le dévoilement du plan de fermeture par le président américain Barack Obama mardi, les médias cubains et les analystes locaux ont abordé ouvertement le sujet. Ils soulignent que, pour Cuba, le plus important est la fermeture complète de la base militaire américaine.
Le pays souhaite que les soldats, et non seulement les prisonniers, quittent le pays et que les États-Unis rendent aux Cubains les terrains qu'il considère comme occupés illégalement.
Guantanamo est une enclave de 117 kilomètres carrés qui a été cédée par Cuba aux États-Unis en 1903 à la suite de la guerre de libération cubaine. Selon l'article premier de l'accord entre les États-Unis et la République de Cuba, les États-Unis paieront à Cuba la somme annuelle de 2000 $ en monnaie d'or des États-Unis aussi longtemps qu'ils occuperont Guantanamo.
Au-delà des droits de la personne
À Cuba, la situation des prisonniers est dénoncée depuis longtemps, mais la discussion a toujours dépassé largement le discours sur les droits de la personne ou le terrorisme international : les Américains doivent fermer la base de Guantanamo s'ils veulent une relation constructive avec l'Amérique latine et Cuba.
Pour le politologue et économiste Esteban Morales, directeur émérite du Centre d'études sur les États-Unis de l'Université de La Havane, l'annonce faite mardi par le président américain est une bonne nouvelle pour tout le monde, mais cela ne résout pas les problèmes avec Cuba.
« M. Obama a parlé des prisonniers, mais il n'a pas abordé la possibilité de fermer la base militaire. Peut-être que les Américains vont comprendre ce que la fermeture totale représente pour toute la région latino-américaine », explique-t-il.
« Pour Cuba, c'est un impératif historique, politique, moral et de défense. Il faut récupérer les terrains occupés illégalement par les Américains. »— Esteban Morales, directeur émérite du Centre d'études sur les États-Unis de l'Université de La Havane

La base militaire de Guantanamo a toujours été un sujet sensible pour les Cubains et la seule présence de troupes « hostiles » sur son territoire a permis au gouvernement de parler « d'une guerre de basse intensité » et de justifier plusieurs de ses décisions.
« Dormir avec l'ennemi »
Pour Cuba, et même pour ceux qui ont toujours soutenu la décision des États-Unis de maintenir la base de Guantanamo, envers et contre tous, la présence de soldats américains sur le territoire cubain place le gouvernement communiste dans une situation assez particulière, celle de « dormir avec l'ennemi ».
Une phrase qui prend tout son sens au moment de faire un bilan de plus 50 ans de tensions, mauvaises relations et tentatives d'invasion.
Néanmoins, ce que certains ignorent, c'est que plusieurs des fonctionnaires de la base militaire américaine de Guantanamo sont Cubains. Des hommes et des femmes de la région qui arrivent chaque matin à la base pour y travailler. À une certaine époque, ils étaient plusieurs dizaines, aujourd'hui, ils ne sont plus que quelques-uns.
Un silence « diplomatique » convenable
Cuba a toujours réclamé la dévolution des terrains occupés par la base militaire américaine de Guantanamo. Cette exigence fait maintenant partie de la négociation entre Américains et Cubains pour la normalisation totale des relations bilatérales.
Le gouvernement cubain n'a pas parlé publiquement de la décision de l'administration américaine d'aller de l'avant avec son projet de fermeture de la prison de Guantanamo. Un choix qui semble s'inscrire dans la logique avec laquelle Cuba a abordé les conversations avec son ancien ennemi juré : exiger que tout accord soit le résultat des dialogues faits avec prudence et indépendance et en respectant les principes de non-intervention et non-ingérence.
Le gouvernement cubain estime qu'il n'est pas nécessaire de se prononcer sur une décision interne et unilatérale des États-Unis et qui n'a aucun effet sur les exigences présentées par l'île aux négociateurs américains.
Trois semaines d'intenses négociations
Les trois prochaines semaines seront très intenses pour les négociateurs américains et cubains. Selon la vision et les attentes du gouvernement américain, la visite du président Barack Obama à La Havane, les 21 et 22 mars prochain, devrait être accompagnée d'un ou plusieurs gestes positifs, voire des concessions, du gouvernement cubain.
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a aussi annoncé aujourd'hui qu'il se rendra à Cuba pour préparer la visite d'Obama. Les enjeux de cette visite historique sont d'une grande importance pour les États-Unis, alors que le pays est en pleine campagne électorale.
De plus, le président des États-Unis avait déjà dit qu'il rencontrerait les dissidents et ceux-ci espèrent que le dirigeant américain tiendra parole.
D'un autre côté, le gouvernement de Cuba ne peut pas se montrer, surtout devant les plus puristes du Parti communiste, comme un « allié faible » des États-Unis qui n'a pas encore obtenu des concessions américaines sur deux sujets fondamentaux : la levée ou l'adoucissement de l'embargo et la fermeture de la base militaire de Guantanamo.
Le président cubain Raul Castro doit aussi arriver au prochain congrès du parti en avril avec une proposition de réforme constitutionnelle. Pour cela, il a besoin de montrer des résultats positifs pour Cuba dans le cadre de la négociation avec les Américains.

Deux millions par année pour des fonctionnaires «prêtés»

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 24 février 2016 à 05h00 | Mis à jour à 06h16
Le Conseil exécutif paie 2 millions par année... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Le Conseil exécutif paie 2 millions par année en salaires pour des hauts fonctionnaires qui sont «prêtés» à d'autres organismes.

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Chaque année, le Conseil exécutif, l'équivalent du ministère du premier ministre, paie 2 millions en salaires pour des hauts fonctionnaires dont il n'a plus besoin, qui sont par conséquent «prêtés» à d'autres organismes tout en conservant leur sécurité d'emploi dans la fonction publique.
Ces employés du Conseil exécutif ne sont que la pointe d'un iceberg. Des ministères et bon nombre d'organismes publics prêtent aussi des cadres supérieurs dont ils ne savent que faire, souvent à cause de leur affiliation politique.
La Presse a obtenu, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information gouvernementale, la liste d'une dizaine de ces mandarins, gagnant tous largement plus de 100 000 $ par année. Le mieux payé est un fonctionnaire de carrière issu des Finances, Mario Albert, ancien patron de l'Autorité des marchés financiers qui avait accepté la direction d'Investissement Québec. Délogé par les libéraux, il reste sur la liste de paye du Conseil exécutif, à 268 000 $ par année. On le «prête» comme directeur général de Finance Montréal depuis avril 2015.
Mario Albert... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0
Mario Albert
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Hubert Bolduc avait été choisi comme responsable des communications gouvernementales sous Pauline Marois. Le gouvernement Couillard lui a préféré Christian Lessard, un collaborateur de Jean Charest. Bolduc a conservé son salaire de 211 000 $ d'abord pour un poste de cadre à Investissement Québec, puis plus récemment pour remplacer Dominique Anglade à la tête de Montréal International.
L'ex-journaliste Dominique Poirier continue aussi d'être payée par le gouvernement du Québec. Elle avait été nommée par Pauline Marois à la délégation du Québec à New York après le passage d'André Boisclair. Remplacée par les libéraux, elle est prêtée à la Ville de Montréal où elle s'occupe des relations internationales, à 180 000 $ par année.
Issu du cabinet de Pauline Marois, Patrick Lahaie était passé en coup de vent à la Financière agricole, après l'arrivée du PLQ. Il a atterri comme directeur du cabinet du recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières à 132 000 $ par année.
Gaétan Desrosiers était sous-ministre à Montréal à l'époque de Louise Harel. Après un long séjour à la Régie des installations olympiques, on le retrouve depuis 2008 comme «conseiller spécial à la direction générale de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec» à 156 000 $ par année, toujours payés par le Conseil exécutif.
Dominique Poirier... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE) - image 3.0
Dominique Poirier
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Une autre «mandarin», libérale celle-là, se retrouve au même organisme. France Dionne, ex-députée, parente avec la femme de Jean Charest, est depuis quatre mois «chargée de mission» à l'Institut de tourisme. Elle était auparavant prêtée à la Ville de Québec, toujours au même salaire, 147 000 $ par année.
«Mme Post-it»
Chantal Landry, l'employée du cabinet de Jean Charest qui indiquait par ses autocollants les curriculums des avocats qui méritaient une nomination de juge, est retournée dans sa région, Rimouski. Elle est conseillère en gestion à l'Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent. Le Conseil exécutif paie toujours son salaire de 156 000 $ par année.
Sous-ministre à l'époque de Robert Bourassa, Denis Ricard est toujours en prêt de service depuis des années. Depuis six ans, il est secrétaire général de l'Organisation des villes du patrimoine mondial, à 156 000 $ par année.
Jean-Pierre Bastien est depuis 2011 «directeur adjoint des programmes au Collège des administrateurs des sociétés», une excroissance de l'Université Laval. Il gagne 156 000 $ par année, tout comme Georges Archambault, président de l'Institut de recherche en agro-environnement.
Alain Proulx, un ancien du ministère du Développement économique, est à Finance Montréal, payé par le Conseil exécutif à 153 000 $ par année. Son plus gros handicap a été d'être le frère d'une députée péquiste.
- Avec la collaboration de William Leclerc