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vendredi, novembre 13, 2015

Québec paie 10 500$ par mois pour des locaux inutilisés

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EXCLUSIF
Publié le 13 novembre 2015 à 07h20 | Mis à jour à 07h20
Québec a retenu les services d'un courtier immobilier... (IMAGE FOURNIE PAR DEVENCORE SERVICES IMMOBILIERS)
IMAGE FOURNIE PAR DEVENCORE SERVICES IMMOBILIERS

Québec a retenu les services d'un courtier immobilier pour l'aider à dénicher un locataire qui voudrait s'installer dans les locaux auparavant occupés par la délégation de la province à Ottawa.

(Ottawa) Même s'il a fermé le bureau de sa délégation à Ottawa le 1er avril, le gouvernement du Québec continue de payer un loyer de 10 500 $ par mois pour ses locaux situés à un jet de pierre de la colline parlementaire parce qu'il a été incapable de trouver un nouvel occupant, a appris La Presse.
Le Secrétariat aux affaires intergouvernementales du gouvernement du Québec a retenu les services d'un courtier immobilier pour l'aider à dénicher un locataire qui voudrait s'installer dans les locaux de 2900 pi2 situés au centre-ville d'Ottawa, mais la démarche a été infructueuse jusqu'ici.
Résultat : le gouvernement du Québec a dû payer jusqu'ici 84 000 $ pour des locaux qui sont inoccupés depuis le 1er avril. Le hic, c'est que le bail signé expire le 31 décembre 2018, soit dans trois ans.
Si, dans le pire des scénarios, le gouvernement du Québec ne peut sous-louer les locaux sis au 81, rue Metcalfe d'ici à cette date, il faudra ajouter une autre somme de 378 000 $ à cette facture. En outre, la firme de courtiers retenue pour trouver un nouveau locataire empochera la somme maximale de 23 500 $, plus les taxes applicables, pour ses services. À l'heure actuelle, de nombreux locaux sont vacants dans ce quartier d'affaires d'Ottawa.
Les lieux, qui ont été entièrement renouvelés en 2014, incluent une cuisine, une grande salle de conférence, six bureaux fermés, une salle d'informatique et un espace commun.
Fermetures de délégations au Canada
Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, a annoncé en décembre 2014 une réorganisation du réseau de la représentation du Québec dans le reste du pays. Dans le cadre de cette réorganisation, le Bureau du Québec à Ottawa a été fermé, de même que « l'Antenne du Québec à Vancouver ». Le Bureau du Québec à Toronto s'est vu confier les responsabilités des provinces de l'Ouest tandis que le Bureau du Québec à Moncton a été épargné.
Deux personnes ont été licenciées à la suite de la fermeture du bureau à Ottawa et quatre personnes ont été remerciées à Vancouver.
Le ministre Fournier estimait à 440 300 $ les économies qui seraient réalisées en 2015-2016 et à 560 900 $ pour les années subséquentes. Or ces économies pourraient être moins importantes si on n'arrive pas à sous-louer les locaux d'Ottawa.
Resserrer les liens entre les élus
Au bureau du ministre Fournier, l'attachée de presse Karla Duval a indiqué que la fermeture du Bureau du Québec à Ottawa s'inscrit dans une stratégie du gouvernement Couillard destinée à resserrer les liens entre les élus du Québec et d'Ottawa.
« Comme l'indiquait le ministre lors de l'annonce de la fermeture du bureau d'Ottawa, celle-ci résulte de notre volonté de créer des liens plus étroits et une plus grande collaboration entre les élus du Québec et leurs homologues fédéraux. Cette volonté demeure. Il était prévu que dès l'annonce de la fermeture, un mandat soit donné à une firme de sous-louer les espaces vacants pour la durée restante du bail. Ce mandat a été donné comme prévu et les démarches continuent », a-t-elle indiqué dans un courriel à La Presse.
- Avec William Leclerc

Accueil des réfugiés syriens: Montréal accélère les préparatifs

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 13 novembre 2015 à 06h46 | Mis à jour à 06h46
Montréal a créé le comité Solidarité Syrie pour... (PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, AGENCE FRANCE-PRESSE)
PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, AGENCE FRANCE-PRESSE

Montréal a créé le comité Solidarité Syrie pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de réfugiés attendus dans les prochains mois.

Montréal se prépare activement à l'arrivée d'une partie des 25 000 réfugiés syriens que le gouvernement Trudeau s'est engagé à accueillir au Canada d'ici la fin de l'année. La Ville a mis sur pied un comité Solidarité Syrie pour coordonner les services qui seront offerts aux milliers de personnes attendues dans la métropole québécoise.
Alors que le Québec se prépare à recevoir le quart des réfugiés, plusieurs s'attendent à ce que la majorité d'entre eux atterrissent dans la métropole et dans la capitale. Le maire Denis Coderre doit d'ailleurs s'entretenir aujourd'hui avec le ministre fédéral de l'Immigration, John McCallum.
Un document du gouvernement fédéral obtenu par la chaîne de radio Sirius XM révèle que les plans d'Ottawa prévoient l'arrivée de 1000 réfugiés par jour en provenance d'Amman, en Jordanie. Ceux-ci atterriraient aux aéroports de Montréal et de Toronto ainsi qu'à la base militaire de Trenton, en Ontario. Les réfugiés seraient hébergés pendant 12 semaines dans des logements temporaires. Le plan évoque l'utilisation de bases militaires et même de bateaux de croisière, sans préciser leur emplacement.
Montréal a entrepris des discussions avec le gouvernement Couillard sur les mesures d'accueil. La Ville et le ministère québécois de l'Immigration coordonneront les travaux du comité Solidarité Syrie, qui doit se réunir pour la première fois la semaine prochaine. Ce groupe doit « alimenter la réflexion sur les actions et les moyens à privilégier ainsi que sur les services et les ressources à déployer par la Ville et les arrondissements pour faciliter la venue, l'accueil et l'intégration des réfugiés syriens à Montréal », explique Valérie De Gagné, porte-parole de Montréal.
Deux arrondissements convoqués
Plusieurs services de la Ville seront appelés à contribuer aux travaux du comité, dont celui de la diversité sociale, la Direction de l'habitation, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Direction de la sécurité civile. Fait révélateur, deux arrondissements ont été invités à y participer activement, soit Ahuntsic-Cartierville et Saint-Laurent. Ces deux secteurs voisins abritent une importante population arabe.
D'autres organisations seront appelées à participer aux travaux. Parmi elles, l'Office municipal d'habitation de Montréal, qui gère un parc de 23 000 logements sociaux, la Société de transport de Montréal, la Croix-Rouge et la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.
Le fédéral étant responsable du transport et de l'hébergement initial des réfugiés, la première tâche du comité Solidarité Syrie sera de trouver où loger ces nouveaux venus à long terme. 
« La question du logement sera certainement parmi les besoins prioritaires. », affirme Valérie De Gagné, porte-parole de la Ville de Montréal.
Une fois les besoins primaires des réfugiés assurés - soit le logement, les vêtements et l'alimentation -, le travail du comité Solidarité Syrie se concentrera sur les mesures à prendre pour assurer leur intégration. Montréal pourra ainsi mettre des locaux à disposition pour organiser des rencontres d'information, embaucher des interprètes ou encore accompagner les réfugiés pour qu'ils puissent se familiariser avec les loisirs ou les activités sportives et culturelles offerts dans la ville.
L'Office municipal d'habitation de Montréal a confirmé avoir été convoqué à une rencontre la semaine prochaine pour discuter des préparatifs. Celui-ci peut notamment aider à trouver de l'hébergement pour une période allant jusqu'à trois mois en vertu d'ententes avec des hôtels. Lors du rapatriement de 14 000 ressortissants canadiens du Liban en 2006, 1800 personnes avaient requis un hébergement temporaire. Une centaine de familles avaient aussi eu recours à une telle aide à la suite du tremblement de terre de 2010 en Haïti.
La Croix-Rouge canadienne a aussi entrepris des préparatifs puisqu'on juge probable que ses services soient requis. Après tout, l'organisation avait participé au soutien des 5500 réfugiés kosovars arrivés en 1999 de même qu'au rapatriement des ressortissants canadiens d'Haïti (2010) et du Liban (2006).
D'autres organisations, comme la Société Saint-Vincent-de-Paul, qui fournit de l'aide alimentaire, s'attendent à voir une augmentation des besoins avec cette arrivée massive de réfugiés.

Des scénarios pour le logement

Bases militaires
Scénario le plus probable: Ottawa demandera aux Forces canadiennes de gérer l'arrivée des 25 000 réfugiés syriens que le nouveau gouvernement libéral s'est engagé à accueillir d'ici la fin de l'année. L'armée dit d'ailleurs s'attendre à recevoir une telle demande. Elle élabore donc des plans de transport, d'hébergement et de soutien aux réfugiés.
Longue-Pointe, porte d'entrée
Montréal a souvent joué un rôle de premier plan dans l'accueil massif de réfugiés. De 1978 à 1981, la base a servi à gérer l'arrivée massive de près de 57 000 réfugiés d'Asie du Sud-Est. En 1999, l'armée s'était toutefois tournée vers la base de Valcartier, en périphérie de Québec, pour recevoir une partie des 5500 réfugiés kosovars accueillis par le Canada.
Miser sur les logements sociaux?
Techniquement, les règles actuelles ne permettraient pas aux réfugiés de bénéficier des logements sociaux parce que ceux-ci n'auront pas vécu au Québec depuis 12 mois. Le gouvernement Couillard pourrait toutefois changer les règles de façon exceptionnelle pour donner priorité aux réfugiés syriens.
Miser sur les logements privés
Plutôt que de miser sur les logements sociaux, Québec pourrait voter un programme spécial pour aider les réfugiés à vivre dans des logements privés. Il s'agirait d'un supplément au loyer qui serait offert aux familles.
Des bateaux de croisière?
«Ce serait une solution viable», assure Luc Généreux. Cet entrepreneur avait sérieusement étudié cette possibilité pour pallier la crise du logement vécue à Sept-Îles il y a quelques années, projet qui est toutefois tombé à l'eau. «Tu peux mettre 2000 personnes sur un bateau. C'est une solution viable, mais à coût élevé», nuance-t-il.

Aéroport Billy Bishop: coup dur pour Bombardier

http://affaires.lapresse.ca/economie/transports/

Publié le 13 novembre 2015 à 08h27 | Mis à jour à 08h27
L'aéroport Billy Bishop de Toronto... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)
L'aéroport Billy Bishop de TorontoPHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

La Presse
Le gouvernement libéral n'a pas l'intention de rouvrir l'accord tripartite interdisant les avions à réaction à l'aéroport Billy Bishop de Toronto, a confirmé le ministre des Transports Marc Garneau sur son compte Twitter jeudi soir.

Je confirme que la position du gouv`t est celle promise par le parti: nous n`ouvrirons pas l`accord tripartite concernant l`aeroport 2/2

Le transporteur Porter Airlines souhaitait que cet accord soit amendé afin de permettre l'exploitation de la C Series de Bombardier. Il aurait aussi fallu que les pistes soient allongées de 200 m à chaque extrémité.
Porter a commandé 12 appareils C Series à Bombardier, avec des options pour acheter 18 appareils supplémentaires. La décision d'Ottawa met en danger ce contrat.
Les libéraux s'étaient déclarés contre l'exploitation d'avions à réaction à Billy Bishop lors de la campagne électorale.