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mardi, octobre 06, 2015

Élections Canada 2015 Harper promet une aide additionnelle pour le secteur automobile

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Stephen Harper en conférence de presse à Whitby, en Ontario.
Stephen Harper en conférence de presse à Whitby, en Ontario.

Le Partenariat transpacifique (PTP) et ses impacts au Canada sont encore une fois au cœur de la campagne du chef du Parti conservateur, mardi.
De passage dans une usine de fabrication de systèmes antipollution à Whitby, en Ontario, Stephen Harper annonce, s'il est réélu à la tête du gouvernement, un financement additionnel de 1 milliard de dollars sur 10 ans pour le Fonds d'innovation pour le secteur automobile, mis en place à la suite de la conclusion d'un autre accord de libre-échange, celui-là avec la Corée du Sud.
Les conservateurs promettent aussi des subventions non remboursables, par l'intermédiaire de ce Fonds, pour investir dans de nouvelles usines de montage et dans les installations existantes. Le parti promet d'élargir les critères de dépenses admissibles pour les entreprises du secteur automobile.
Dans le secteur de l'automobile, le Partenariat transpacifique annoncé lundi prévoit une baisse des exigences de contenu nord-américain pour l'assemblage et les pièces. Ainsi, 45 % de la valeur d'un véhicule automobile et de certaines pièces devra provenir de la région du PTP pour être exempts de tarifs douaniers et respecter les règles d'origine. Cela remplacera le seuil actuel de 62,5 % établi en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain, qui réunit les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Cet élément suscite des craintes dans le secteur de l'automobile. Le syndicat Unifor estime notamment que les nouvelles règles pourraient coûter 20 000 emplois au Canada.
Le nombre d'emplois dans l'industrie automobile est passé de près de 165 000 à un peu plus de 121 000 au Canada, de 2005 à 2014.

Turcotte s'est renseigné sur le suicide peu avant les meurtres

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/

Publié le 05 octobre 2015 à 18h17 | Mis à jour le 06 octobre 2015 à 09h01
Le procès de Guy Turcotte (photo) a repris... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)
PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Le procès de Guy Turcotte (photo) a repris lundi au palais de justice de Saint-Jérôme, après une suspension de deux jours.

(Saint-Jérôme) Cinq jours avant de tuer ses enfants, soit le 15 février 2009, vers 21h40, Guy Turcotte a consulté un forum de discussion sur le suicide.
C'est ce que le jury a appris du témoin Michel Dufour, en fin de journée, hier, au procès de Guy Turcotte.
M. Dufour est l'enquêteur de la Sûreté du Québec qui a récupéré les données dans l'ordinateur de M. Turcotte le 21 février 2009. 
L'appareil a été retrouvé ouvert, au rez-de-chaussée de la maison de Piedmont où s'est produit le drame. On sait que les corps des enfants, de même que M. Turcotte, ont été retrouvés à l'étage des chambres, vers 11h15 le matin du 21 février 2009. 
Les données démontrent que l'ordinateur de M. Turcotte a été utilisé entre 18h27 et 20h09 la veille. Il y a eu consultation de courriels échangés entre «Martin Giroux et Isabelle Gaston», puis M. Turcotte a navigué sur des pages ayant trait au suicide, ainsi qu'au méthanol et à l'éthylène glycol. Parmi les pages consultées, il y a celles-ci, à 19h24: «suicide sans souffrance, comment se suicider, se donner la mort sans douleur, rapidement, moyens pour se suicider». L'expert poursuivra son témoignage aujourd'hui.
Olivier a tenté de se défendre
Un peu plus tôt, hier, le jury a entendu le pathologiste André Bourgault, qui a pratiqué l'autopsie sur Olivier et Anne-Sophie. Ceux-ci ont reçu respectivement 27 et 19 coups de couteau, alors qu'ils étaient chacun dans leur lit.
Olivier a tenté de se défendre, puisqu'il affichait des plaies aux mains. La fillette n'en avait pas. La plupart des plaies ont été faites de face, au thorax et à l'abdomen, mais ils affichaient aussi quelques plaies au dos. Cela signifie qu'ils ont changé de position pendant l'attaque, a expliqué l'expert.
Selon le pathologiste, tous les coups ont été donnés alors que leur coeur battait encore, mais il ne peut préciser l'ordre dans lequel ils ont été portés. Il ne peut non plus préciser l'heure de la mort des enfants. Pour être plus précis, il aurait fallu qu'il se rende sur place, pour prendre différentes données, ce qu'il n'a pas fait. Il sait par contre qu'ils sont morts avant d'avoir complètement digéré leur dernier repas. Ils avaient une bouillie alimentaire dans l'estomac, mais l'expert ne peut préciser ce qu'ils avaient mangé. Un adulte digère un repas en deux à trois heures. Un enfant pourrait le faire en un peu moins de temps, mais il n'avait pas de donnée précise à transmettre au jury.
D'une voix monocorde, de façon didactique, le pathologiste a décrit en détail chacune des 46 plaies infligées aux enfants. L'entrée du couteau, la longueur de la plaie, sa position sur le corps de l'enfant, la trajectoire de l'arme, les organes touchés... Mésentère, diaphragme, cartilage de la 5e côte du côté gauche, hémothorax droit et gauche, perforations au péricarde, 8e espace intercostal gauche... Tous ces termes techniques, M. Turcotte ne les comprenait que trop bien, lui qui était cardiologue quand il a tué ses enfants. Hier, pendant le témoignage explicite du Dr Bourgault, il a abondamment pleuré en silence, la tête baissée, dans le box des accusés.
Semaine écourtée
Le procès se poursuit aujourd'hui, mais il sera raccourci encore de quelques jours cette semaine, pour des raisons personnelles touchant des membres du jury.
Un des jurés a perdu sa mère pendant la fin de semaine, et il devra s'absenter pour les funérailles demain après-midi et jeudi. Le lendemain, vendredi, il n'y aura pas d'audience non plus parce que le juré qui a été opéré à une main la semaine dernière doit retourner voir le médecin.
La semaine dernière, le procès n'a eu lieu que pendant trois jours, dont deux qui n'étaient pas des journées complètes, en raison de problèmes de santé de deux jurés. Une femme a d'ailleurs été remerciée, si bien que le procès se poursuit avec 11 jurés.

Autre décision favorable à Zunera Ishaq concernant le niqab

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le lundi 05 octobre 2015 à 20h30. Modifié par Charles Payette le mardi 06 octobre 2015
Autre décision favorable à Zunera Ishaq concernant le niqab
OTTAWA - Zunera Ishaq pourra prêter serment de citoyenneté voilée et voter le 19 octobre. La Cour fédérale d'appel lui a donné raison en décidant de ne pas suspendre un jugement en sa faveur rendu le 15 septembre.
Dans un jugement rendu lundi, la juge Johanne Trudel en vient à la conclusion que le rejet de la demande de sursis du jugement de septembre ne causerait pas un préjudice irréparable à l'intérêt public.

Cela suffit à la juge pour donner raison à Mme Ishaq et permettre que le jugement de septembre tienne en attendant que la Cour suprême entende la cause, si elle décide de l'entendre.

La juge Trudel a ainsi rejeté la requête du gouvernement fédéral qui lui demandait de ne pas appliquer immédiatement le jugement de septembre qui estimait invalide un règlement qui interdisait le port du niqab au cours des cérémonies de citoyenneté.

Zunera Ishaq, âgée de 29 ans, est arrivée en Ontario en provenance du Pakistan en 2008. Elle avait refusé de participé à une cérémonie de citoyenneté parce qu'elle aurait dû retirer son voile en vertu d'un nouveau règlement adopté en 2011, qui exige que tous les candidats prêtent serment à visage découvert.

La Cour fédérale avait statué en février que le règlement allait à l'encontre de la loi et la Cour d'appel avait confirmé le jugement récemment. Les trois juges avaient rendu jugement séance tenante immédiatement après une audience, ajoutant que Mme Ishraq devrait obtenir sa citoyenneté à temps pour le vote du 19 octobre.

«Je conclus que l'appelant n'a pas démontré que le rejet de sa demande de sursis causerait un préjudice irréparable à l'intérêt public, ce qui suffit pour trancher la requête en sursis présentée par l'appelant», a écrit la juge Trudel.

Les conservateurs se sont dits «déçus» de ce nouveau revers, surtout parce qu'ils attendaient que la Cour suprême se prononce sur leur appel.

«Nous nous engageons à corriger cette situation à l'avenir en présentant une mesure législative qui exigera que les gens montrent leur visage au moment du serment de citoyenneté. Cette mesure législative sera présentée dans les 100 premiers jours d'un gouvernement conservateur réélu», ont-ils réitéré par voie de communiqué, lundi soir.

Dans une déclaration publiée en soirée, lundi, Mme Ishaq s'est dite ravie que les tribunaux confirment ses droits de citoyenneté et de vote.

Du même souffle, elle a critiqué le gouvernement qui s'acharne sur son cas «alors qu'il y a tant (d'autres enjeux) qui méritent actuellement l'attention des Canadiens».

«Je suis aussi déçue que M. Harper déforme les faits de mon cas pour son propre bénéfice. Je veux confirmer que je vais être identifiée sans mon voile pour les fins de la cérémonie. Cela n'a rien à voir avec mon identité et tout à voir avec mon droit — et le droit de tous les Canadiens — de penser, croire et se vêtir sans l'ingérence du gouvernement», a-t-elle souligné.

Stephen Harper et ses candidats conservateurs ont fait de cette affaire un enjeu électoral. Brandissant le jugement, le chef conservateur fait la promesse d'adopter une loi interdisant le port du niqab aux cérémonies de citoyenneté.

Les conservateurs croient qu'il est essentiel et nécessaire pour respecter les «valeurs canadiennes» que les candidats à la citoyenneté montrent leur visage au moment où ils deviennent des citoyens canadiens.

Leur campagne autour du niqab a été dénoncée par ses rivaux comme un dangereux instrument de division de la société canadienne. Arguant que cet enjeu ne touche qu'une infirme partie des femmes, les libéraux et néo-démocrates estiment que les conservateurs essaient de distraire les électeurs de leur bilan en économie, notamment.

Les détracteurs des conservateurs martèlent que tous les citoyens canadiens potentiels doivent, de toute façon, montrer leur visage pour qu'ils soient identifiés avant de prêter serment et que le gouvernement ne devrait pas leur dire quoi porter pendant ladite cérémonie.