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mercredi, août 05, 2015

Sondage sur la police aux USA: nets clivages raciaux entre noirs et blancs

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Publié par Associated Press le mercredi 05 août 2015 à 04h18. Modifié par Jean-François Cyr à 06h20.
Sondage sur la police aux USA: nets clivages raciaux entre noirs et blancs
Photo: archives AP
WASHINGTON - Un nouveau sondage mené aux États-Unis à propos de la perception des gens sur les agents de police affiche d'importantes divergences entre les blancs et les noirs.
Le sondage mené pour l'agence Associated Press conclut qu'à peine un tiers des répondants de race noire croient qu'on peut toujours se fier sur les agents de police pour faire du bon travail au sein de leur communauté alors qu'une forte majorité de blancs le croient.

Environ 50 pour cent des noirs font parfois confiance aux policiers; 20 pour cent n'ont rarement ou jamais confiance.

Plus de 80 pour cent des noirs mais très peu de blancs pensent que les agents de police sont plus portés à faire usage de la force sur une personne noire que sur une de race blanche.

Parmi les répondants, 50 pour cent des noirs et 3 pour cent des blancs affirment avoir eux-mêmes été traités injustement par un policier à cause de leur race.

Environ les deux tiers des Américains estiment que les relations raciales dans leur pays sont mauvaises ou très mauvaises alors qu'à peine 17 pour cent les qualifient de plutôt bonnes.

Par ailleurs, environ 25 pour cent des noirs mais moins de 10 pour cent des blancs craignent d'être victimes un jour d'un crime violent.

Le sondage a été mené au téléphone et sur le Web par la fime NORC auprès de 1223 adultes, dont 311 de race noire, entre les 17 et 19 juillet derniers. La marge d'erreur a été établie à 4,2 pour cent pour l'ensemble des répondants et à 9,1 pour cent pour ceux de race noire.

Le pape François demande clémence pour les divorcés

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Fin juin, Jorge Bergoglio avait déjà fait preuve de pragmatisme en reconnaissant qu'une séparation était parfois inévitable, et même "nécessaire"



Publié le  | Le Point.fr
Le pape François , 15 août 2013
le pape François

Les divorcés remariés « font toujours partie de l'Église » et ne doivent pas être traités comme des excommuniés, a affirmé mercredi le pape François, alors que le sujet s'annonce explosif au synode sur la famille en octobre. Sans remettre en cause le dogme catholique sur le mariage religieux, qu'il appelle régulièrement à remettre à l'honneur, le pape a estimé « qu'un accueil fraternel et attentif dans l'amour et la vérité est nécessaire envers les baptisés qui ont établi une nouvelle relation après l'échec d'un mariage sacramentel ». « En effet, ces personnes ne sont pas excommuniées - elles ne sont pas excommuniées ! - et ne doivent absolument pas être traitées comme telles. Elles font toujours partie de l'Église », a-t-il martelé lors de son audience hebdomadaire dans la vaste salle Paul VI, provoquant des applaudissements nourris. De plus, « il est nécessaire, par amour de la vérité, de bien discerner les situations, faisant par exemple la différence entre qui a subi la séparation et qui l'a provoquée », a insisté le pape.

Divorce « parfois nécessaire »

Fin juin, lors de sa dernière audience générale du mercredi avant une suspension durant tout le mois de juillet, Jorge Bergoglio avait déjà fait preuve de pragmatisme en reconnaissant qu'une séparation était parfois inévitable. « Elle peut même être moralement nécessaire, quand il s'agit de soustraire l'époux plus faible, ou les enfants en bas âge, aux blessures plus graves causées par l'intimidation et la violence, l'humiliation et l'exploitation, mais aussi l'indifférence », avait-il expliqué. « Pas de porte fermée ! Tous peuvent participer d'une manière ou d'une autre à la vie de l'Église », a martelé mercredi le pontife argentin en évoquant la prière, la liturgie, l'éducation religieuse des enfants, le service des pauvres, l'engagement pour la justice... mais pas les sacrements. Pour l'Église, un mariage religieux ne peut être dissous. Aussi, le droit canon, considérant les personnes remariées civilement comme infidèles à leur premier conjoint, les exclut-elles des sacrements, dont la communion. L'excommunication est cependant une sanction plus forte, puisqu'elle implique aussi une exclusion de la communauté.

Remariage, homosexualité ?

La question de la place des divorcés remariés, mais aussi celle des homosexuels ou des unions civiles, divise profondément l'Église, entre des conservateurs, en particulier des pays du Sud, braqués contre tout changement, et une ligne plus moderne, désireuse de réelles ouvertures. La question a fait l'objet de vifs débats lors du synode sur la famille à l'automne 2014, et devrait être encore au centre du second synode en octobre, qui doit élaborer des recommandations pour le pape. Le document de travail de ce second synode, rendu public fin juin, a semblé présenter une synthèse entre les ouvertures prudentes de certains prélats occidentaux et la réaffirmation de la doctrine. Il évoque ainsi la possibilité d'un « chemin de pénitence » ouvrant la voie à un retour à la communion pour des divorcés remariés, mais avec des conditions draconiennes qui pourraient aller jusqu'à l'obligation de faire chambre à part.
Un consensus plus large existe aussi en vue d'une simplification des procédures de nullité matrimoniale, visant à montrer qu'en raison d'un vice de fond ou de forme le mariage n'était pas valide et n'a donc techniquement jamais eu lieu. Dans une interview en mars à une télévision mexicaine, le pape avait mis en garde contre des « attentes démesurées » d'une partie des fidèles avant le synode. Mais lors d'une messe pendant son voyage en Amérique latine en juillet, il a aussi appelé à prier pour « un miracle », afin de « trouver des solutions et des aides concrètes aux nombreuses difficultés et aux importants défis que la famille doit affronter aujourd'hui ».

Procès Sharcq: abandon des accusations contre Christian Ménard

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 04 août 2015 à 20h03. Modifié par Jean-François Cyr le mercredi 05 août 2015
Procès Sharcq: abandon des accusations contre Christian Ménard
MONTRÉAL - Des accusations ont été abandonnées dans le cadre du procès SharQc, a rapporté Radio-Canada, mardi soir.

La Couronne laissé tomber les accusations de complot pour meurtre et de meurtre prémédité pesant contre Christian Ménard.
Le procureur en chef n'a pas dévoilé les raisons qui ont poussé à cette décision, indique la société d'État.

Ce retrait des accusations contre Christian Ménard signifie qu'il ne reste plus que cinq accusés dans ce qui s'annonçait comme un méga-procès.

Le procès devait s'amorcer devant jury, lundi, au Centre judiciaire Gouin, à Montréal. Le report s'explique par le désistement d'un des jurés, pour raisons professionnelles.

Un autre accusé avait plaidé coupable lundi matin à l'accusation de complot pour meurtres. Emery Martin, qui ne faisait pas face à d'autres accusations que celle-là, a été retourné derrière les barreaux en attendant le prononcé de sa peine vendredi prochain.

Vendredi dernier, deux motards avaient plaidé coupable à la même accusation de complot pour meurtres, mais il s'agissait d'accusations réduites dans leur cas. François Goupil, 45 ans, du chapitre de Québec, faisait face à sept accusations de meurtre prémédité, alors que Louis Ruel, 51 ans, du chapitre de Sherbrooke, était accusé de quatre meurtres prémédités.

Deux accusés anglophones subiront un procès séparé dans leur langue à compter de janvier 2016, soit près de sept ans après la rafle.

L'opération SharQc, menée en avril 2009, avait permis de porter des accusations contre plus de 156 personnes, dont 111 membres en règle de la bande de motards. Jusqu'ici, 105 accusés ont évité un procès en plaidant coupable.

En mai 2011, le juge Brunton avait ordonné la remise en liberté de 31 autres accusés en raison de délais déraisonnables, décision qui avait été maintenue en avril 2013 par la Cour d'appel, puis par la Cour suprême en janvier 2014. Un autre accusé a été remis en liberté à la suite d'un abandon des procédures.

Huit des accusés sont toujours en cavale et trois autres sont décédés.