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mardi, mai 05, 2015

Jean-Marie Le Pen ne veut plus que sa fille utilise son nom

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Publié par Associated Press le mardi 05 mai 2015 à 06h36. Modifié par Charles Payette à 06h54.
Jean-Marie Le Pen ne veut plus que sa fille utilise son nom
NANTERRE, France - Grosse controverse en France enbtourant la famille Le Pen. Suspendu lundi du parti pour lequel il a travaillé pendant plus de 40 ans, l'ancien chef du Front national (FN), Jean Marie Le Pen estime avoir été trahi par sa fille Marine. Il souhaiterait maintenant qu'elle change son nom pour la poursuite de sa carrière politique.
«J'ai honte qu'elle porte mon nom, at-il dit à Europe 1. Je souhaiterais d'ailleurs qu'elle le perde le plus rapidement possible... Je ne souhaite pas que la présidente du Front national s'appelle Le Pen.»
En voie de perdre tous ses titres
Le bureau exécutif du FN s'est réuni lundi et a décidé de suspendre l'adhésion de M. Le Pen. Un vote aura lieu prochainement sur l'abolition du poste de président d'honneur du parti, que l'ancien chef de 86 ans assume depuis cinq ans.
Dans un communiqué, le parti a indiqué que la majorité de ses dirigeants appuyaient l'idée d'abolir la position de président honoraire, mais la proposition sera tout de même soumise au vote des membres d'ici trois mois lors d'une assemblée extraordinaire.

Propos anti-juifs
Jean-Marie Le Pen a récemment répété que les chambres à gaz lors de la Seconde Guerre mondiale n'avaient été qu'un détail de l'histoire. Il a aussi critiqué le démocratie comme système politique, a vanté le monde blanc et a pris une vibrante défense du maréchal Philippe Pétain, qui avait collaboré avec le régime nazi.

Ses commentaires ont suscité la controverse au sein de son parti, surtout auprès de sa fille, la chef Marine Le Pen, qui cultive des ambitions présidentielles sérieuses en vue de l'élection de 2016.

Dimanche, Mme Le Pen a déclaré en entrevue à la télévision que Jean-Marie Le Pen ne devait plus pouvoir s'exprimer au nom du Front national car ses propos étaient contraires à la ligne fixée. Elle n'avait toutefois pas proposé de sanction.

La chef du FN tente de placer son parti plus au centre afin de le rendre plus attrayant pour l'électorat. Elle a toutefois conservé certains thèmes chers à ses partisans, dont l'immigration et la sécurité publique.

Support à la chef
Avant de rendre sa décision, le bureau exécutif avait déclaré dans une motion qu'il «(désapprouvait) les propos tenus et réitérés par Jean-Marie Le Pen», réitérant toute sa confiance envers la chef Marine Le Pen pour «veiller en toutes circonstances à ce que rien ne puisse la détourner de son objectif de conquête du pouvoir au service de la France et du peuple français.»

Le principal intéressé avait comparu plus tôt, lundi, devant la plus haute instance du parti. En quittant la rencontre, M. Le Pen a affirmé qu'il avait été «désavoué» par son parti. Il a ajouté qu'il n'assisterait pas à la réunion du bureau exécutif en après-midi à laquelle il devait siéger.

«Le président-fondateur du Front national considère qu'il est indigne à comparaître», a-t-il répondu au réseau de télévision français iTele.

M. Le Pen a martelé qu'il n'avait jamais parlé au nom du Front national depuis qu'il a cédé la présidence du parti à sa fille, en 2011. «Nous ne sommes pas un parti soviétique. Nous ne sommes pas tenus d'avoir les mêmes idées sur tous les sujets», a-t-il lancé.

Certains membres du parti s'inquiètent toutefois des conséquences d'une telle décision, puisque M. Le Pen est populaire, surtout dans les régions du sud du pays.

«Par principe, tu ne craches pas sur tes ancêtres, tu t'appuies sur eux (...) Marine veut le pouvoir à tout prix», a regretté Michel Masson.

Attaque au Texas: première revendication de l'État Islamique aux États-Unis

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 05 mai 2015 à 05h57.
Attaque au Texas: première revendication de l'État Islamique aux États-Unis
AP
(Cogeco Nouvelles) - Le groupe État islamique revendique l'attaque de dimanche soir posée dans le cadre d'un concours de caricatures de Mahomet au Texas.

La revendication a été faite aujourd'hui sur la radio du groupe djihadiste qui profère d'autres menaces.
Les deux asssaillants ont été abattus par la police avant d'avoir pu pénétrer dans la salle où se tenait l'événement. Ils ont toutefois blessé légèrement un agent de sécurité.
Selon les médias américains, un des deux islamistes présumés avait fait l'objet d'une enquête du FBI pour avoir exprimé son intention de faire le djihad.

Une couronne ne fait pas le printemps

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CA_Josee-Legault
Le couronnement de Pierre Karl Péladeau étant écrit dans le ciel, le Parti québécois est déjà en mode «post-course». Le quatrième débat officiel de la course à la chefferie l’a confirmé dimanche sans le moindre doute.
Hormis quelques escarmouches entre Martine Ouellet et Alexandre Cloutier pour la «deuxième place», les consensus pleuvaient. Le désistement de Bernard Drainville y était pour quelque chose, mais rien ne provoque autant les courtoisies soudaines dans une course que l’imminence d’un couronnement.
Ce mode «post-course», PKP le résumait lui-même dès son allocution d’ouverture: «Nous allons gagner pour nous préparer pour 2018.» Pour un parti ébranlé par une défaite historique, cet engagement est le seul qui compte pour la plupart des membres du PQ. L’élection de 2018 s’annonce en effet décisive pour la survie même de leur parti.
D’où le message tout aussi clair des militants à leur prochain chef: vous aurez trois ans et demi pour reconstruire le parti, faire monter ses appuis et ramener l’indépendance au centre du débat politique. Point.
Le bouclier
Tourné vers l’après-course, PKP martelait aussi son nouveau message: «J’ai besoin d’un mandat clair et fort pour nous donner cet élément décisif vers le projet de notre pays.»
Décodé, le vrai message est plutôt que face à Philippe Couillard, François Legault et l’électorat, un mandat «clair et fort» projetterait l’image d’un nouveau chef puisant sa propre légitimité dans l’appui massif de ses membres.
Une nette victoire lui servirait en quelque sorte de «bouclier» politique pour la suite. Cette thèse du «bouclier» est pourtant une illusion classique à laquelle bien des chefs, tous partis confondus, ont succombé.
La réalité est que les couronnements et même les votes de confiance les plus éclatants envers un chef ne sont aucunement garants de l’avenir. Les exemples de chefs plébiscités et balayés plus tard par une élection ou par leur propre démis­sion ne manquent pas.
Parlez-en à Pauline Marois. Ni son couronnement en 2007 ni le vote de confiance de ses membres en 2011 dépassant 93% ne l’auront sauvée d’une victoire à peine minoritaire en 2012 et d’une défaite cuisante en 2014.
Ça va jouer dur
Bref, le sort du PQ en 2018 ne dépendra pas de la hauteur du vote que récoltera PKP la semaine prochaine. Il dépendra de ce qu’il fera, ou pas, pour rebâtir son parti et une option fragilisée.
Il dépendra de ce qu’il fera, ou pas, pour enclencher le dialogue avec les candidats défaits à la chefferie, les autres formations souverainistes, dont Québec solidaire, de même qu’avec les orphelins politiques de plus en plus nombreux.
En cette période d’austérité, il dépendra de la direction encore inconnue que son chef prendra sur les questions socia­les et économiques. S’il est vrai qu’à sa création le PQ était une coalition allant de la droite à la gauche, sa première prise du pouvoir fut néanmoins suivie d’un gouvernement résolument social-démocrate. Beaucoup semblent l’oublier.
Le sort du PQ dépendra aussi de la dynamique qui s’installera entre PKP, Philippe Couillard et François Legault. Une seule chose est sûre: ce trio va jouer dur et tous les coups seront permis.