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vendredi, mai 01, 2015

David Thibault de retour au Québec

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 David Thibault de retour au Québec
PHOTO LE JOURNAL DE MONTREAL, BEN PELOSSE
Cédric Bélanger
David Thibault est de retour au Québec. Le chanteur vedette de Saint-Raymond a atterri à l’aéroport Montréal-Trudeau, jeudi après-midi, quelques jours après avoir pris part à la finale de l’émission The Voice, à Paris.
Il s’est rendu immédiatement dans les studios de Radio-Canada pour prendre part à l’enregistrement de Tout le monde en parle.
Le jeune homme de 17 ans passera quelques jours dans la métropole avant de retourner dans sa ville natale, où il sera fêté, le 7 mai, lors d’un dîner organisé en son honneur, au Centre multifonctionnel Rolland-Dion.

Des écoles privées anglophones prêtes à payer le prix pour tourner le dos à la loi 101



http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

Mise à jour le jeudi 30 avril 2015 à 20 h 04 HAE  La Presse Canadienne
Frustrées par la loi 101, qui réglemente l'admission des élèves, certaines écoles anglophones privées du Québec envisagent de refuser une subvention annuelle du gouvernement provincial pour se privatiser entièrement.
Classe d'écoleCela permettrait à ces écoles d'ignorer complètement la Charte de la langue française et de choisir leurs élèves au sein d'un plus grand bassin, qui comprendrait des familles francophones fortunées.
D'un autre côté, cela changerait possiblement la composition des écoles anglophones privées, car plusieurs de leurs élèves reçoivent des prêts et bourses. Les écoles renonçant à la subvention devront vraisemblablement augmenter leurs droits de scolarité et seuls les plus riches y auraient accès.
Une source proche du réseau des écoles anglophones privées a confirmé à La Presse Canadienne que certains établissements allaient probablement renoncer à la subvention gouvernementale.
Une seconde source a confirmé que plusieurs autres établissements envisageaient de suivre leur exemple.
L'un de ces établissements est l'école pour filles The Study à Westmount. C'est ce qu'a confirmé sa directrice des communications, Susan Orr-Mongeau.
4500 $ par élève sous condition de respecter la loi 101
La plupart des écoles anglophones privées du Québec reçoivent environ 4500 $ par élève du secondaire chaque année. Elles n'ont pas droit à cette subvention pour les élèves du primaire.
En acceptant ce chèque, elles doivent toutefois se plier à la loi 101. Les élèves immigrants et les francophones dont les parents sont allés à l'école en français n'ont pas le droit d'aller à l'école anglaise.
Toutefois, depuis de nombreuses années, des immigrants et des francophones profitent d'une faille dans la loi, qui consiste à envoyer leurs enfants durant un an dans une école primaire anglophone privée. Ils peuvent ensuite continuer d'aller à l'école anglaise.
Le Québec a posé des gestes concernant ces « écoles passerelles », mais la Cour suprême a jugé en 2009 que la loi linguistique du Québec était inconstitutionnelle.
En 2010, un système de points a été mis en place pour juger de l'admissibilité des élèves aux écoles anglophones subventionnées. Les élèves doivent amasser un minimum de 15 points, qui s'obtiennent seulement s'ils fréquentent des écoles classées A.
Le problème, toutefois, est que plusieurs écoles A ont vu leur classement dégringoler à B ou C.
« Le gouvernement a tellement haussé les critères qu'il a rendu carrément impossible pour la plupart des élèves qui fréquentent la plupart des écoles [privées] de se qualifier », a expliqué l'une des deux sources.
« Je peux vous dire qu'il y a des écoles dont le classement a diminué et qui ont demandé [au gouvernement] quelles seraient les conséquences si elles disaient non au financement », a affirmé Christopher Shannon, directeur du collège Lower Canada, à Montréal, une école privée classée A.
Son école ne pense pas, cependant, refuser la subvention.
Une situation encore nébuleuse
La présidente de l'association qui représente les 23 principales écoles anglophones privées du Québec, Holly Hampson, n'a ni confirmé ni infirmé que plusieurs établissements y songeaient.
Elle a indiqué que son organisation représentait moins de 10 000 élèves, sans pouvoir préciser le nombre exact.
Au ministère de l'Éducation, on est « au courant de la situation ». Une porte-parole a affirmé que les responsables l'analysaient.
La rumeur ne surprend pas Brent Tyler, un avocat constitutionnaliste qui a défendu la cause des écoles passerelles devant la Cour suprême. « Un enfant peut compléter toute sa scolarité primaire dans une école et ce ne sera pas suffisant pour aller dans une école secondaire anglaise », a-t-il affirmé.
Selon Me Tyler, la subvention qu'obtiennent les écoles du gouvernement est moindre que ce qu'elles perdent des élèves qui décident d'aller étudier ailleurs.

Manifestations et perturbations dans plusieurs régions du Québec

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Des manifestants au Square Victoria à Montréal contre l'austérité budgétaire
Des manifestants au Square Victoria à Montréal contre l'austérité budgétaire  Photo :  CBC/Ainslie MacLellan
 Les manifestations du 1er mai ont commencé très tôt ce matin à Montréal. Un groupe de manifestants dénonçant les politiques d'austérité du gouvernement du Québec ont bloqué durant quelques minutes, dès 6 h, l'accès au chantier de construction du CHUM au centre-ville.
Certains travailleurs, d'accord avec leurs revendications, ont tout de même déploré leurs actions les empêchant d'entrer au travail. Les policiers sont finalement intervenus, à l'angle des rues Saint-Denis et Viger, et ils ont rouvert pacifiquement le chantier de construction.
Les manifestants s'étaient réunis à la place Émilie-Gamelin, vers 4 h 30, avant de prendre la rue dans le cadre de la journée des travailleurs. L'un de ses groupes s'est arrêté au chantier du CHUM pour y bloquer l'accès. La manifestation, qui a perturbé la circulation dans le secteur, a duré une vingtaine de minutes.
Les manifestants ont repris la rue en se dirigeant vers l'ouest sans fournir d'itinéraire. En l'absence d'itinéraire, les policiers ont déclaré la manifestation illégale.
Une fois délogés du CHUM, les manifestants se sont regroupés au Square Philipps où ils ont fait le plein de participants avant de reprendre la rue. Ils ont pris la direction du Centre international du commerce.
Aucune arrestation n'a encore été effectuée. Les policiers ont précisé qu'ils n'arrêteraient personne tant que les manifestants respecteront le code de la sécurité routière.
Plusieurs autres manifestations sont prévues tout au long de la journée à Montréal et dans différentes villes de la province pour protester contre les mesures d'austérité. Les lieux des manifestations sont souvent tenus secrets. Les grandes centrales syndicales, les étudiants et différents groupes sociaux participent à ces manifestations.
Les profs tenus à l'écart
Les professeurs de cégeps, qui souhaitaient se joindre au mouvement de manifestations du 1er mai, ont vu la Commission des relations de travail (CRT) leur compliquer la tâche. La commission a statué que la journée de grève du 1er mai, votée par les profs de cégeps, constitue un débrayage illégal.
La CSN, qui représente 85 % des professeurs de cégeps, a invité ses membres à respecter l'ordonnance de la commission.
Les professeurs de plusieurs cégeps - Abitibi-Témiscamingue, Marie-Victorin, Rosemont et Saint-Jérôme, notamment - défient toutefois l'ordonnance de la CRT en dépit de la recommandation de la CSN. Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des professeurs du Cégep Marie-Victorin, contre la recommandation de son comité exécutif, a notamment décidé de braver l'ordonnance de la CRT à moins qu'une injonction soit ordonnée.
En Estrie, des manifestants ont bloqué le Cégep de Sherbrooke pendant qu'un blocage, dont l'objectif est tenu secret, est prévu à Québec. La police de Québec n'a reçu aucun itinéraire en prévision de probables manifestations du premier mai.
Des manifestants de l'Est-du-Québec ont également promis de perturber les activités économiques de la région.
Québec défend sa rigueur budgétaire
Pendant que les manifestants dénoncent les mesures d'austérité dans les rues, le gouvernement défend sa rigueur budgétaire. Le gouvernement est convaincu que la majorité de la population appuie ses réformes qui assureront, selon lui, un avenir économique meilleur au Québec.
« On demande des efforts à tout le monde, il est vrai », explique le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux. « Alors, il est normal que certaines personnes, que certains groupes ne soient pas nécessairement totalement en accord avec ce qu'on fait. Il y a une partie de ces gens-là qui vont s'exprimer aujourd'hui. C'est tout à fait légitime de le faire. »
Le ministre Coiteux estime toutefois qu'une majorité de Québécois sont en accord avec les politiques de son gouvernement. « Dans cette société québécoise, je pense sincèrement qu'une nette majorité de la population qui veut que le gouvernement équilibre les finances publiques [et] fasse preuve de rigueur dans la gestion des deniers publics. »