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jeudi, mars 26, 2015

Kevin Bazinet : «J’ai dû quitter mon emploi tellement c’était devenu fou»

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Kevin Bazinet : «J’ai dû quitter mon emploi tellement c’était devenu fou»
PHOTO COURTOISIE/OSA IMAGES
Laurie Bergeron 15
Kevin Bazinet, qui a de bonnes chances de remporter la troisième édition de La Voix (il a égalé le record de 130 points que détenait Yoan, le gagnant de l’an dernier), a dû quitter son emploi à cause de sa soudaine popularité.
Le chanteur de 23 ans travaillait à la rôtisserie St-Hubert de Mirabel. Il a confié au magazine 7 Jours qu’il était devenu impossible de parler à tous ses admirateurs et de faire son travail en même temps.
Kevin a aussi révélé qu’il est célibataire depuis huit mois. «La bonne personne arrivera à un moment donné. Je suis un lover, un grand romantique qui aime être en amour.»

Lettre à la majorité silencieuse

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Amir Khadir Headshot
    Mis à jour: 
Au moment d'écrire ces lignes, quelques milliers de personnes étaient rassemblées à Montréal et à Québec contre l'austérité.
Ça devient une habitude chez les ministres libéraux : gouverner par la menace! Ainsi le tout nouveau ministre de l'Éducation François Blais brandit déjà celle d'annuler la session des milliers d'étudiants qui font grève depuis lundi.
Refrain connu : ses prédécesseurs faisaient la même chose au printemps 2012. L'intimidation n'a pas fonctionné et le PLQ n'a jamais mis la menace en exécution. Et ça n'empêchera personne de manifester contre la folie de l'austérité en 2015. M. Blais sait qu'annuler une session ferait infiniment plus mal à l'économie que quelques jours de grève.
Mais il y a quelque chose de révélateur dans cette attitude autoritaire adoptée par plusieurs ministres qui refusent toute contestation. Cela tranche avec la piètre autorité morale affichée par les mêmes ministres qui se comportent en béni-oui-oui devant les élites affairistes qui dictent la conduite du gouvernement. Pierre Duchesne, alors ministre péquiste, se désolait de l'absence de colonne vertébrale des gouvernements issus du PQ et du PLQ devant le pouvoir des riches affairistes: « Notre démocratie est manipulée par de puissants intérêts, organisés en lobbies d'affaires, qui influencent les décisions publiques. »
Réduits à l'impuissance sur les grands enjeux du pouvoir, les ministres se comportent avec rudesse et autoritarisme envers les citoyens des régions, les étudiants, les syndiqués, les groupes populaires, voire les médecins de famille ou tout autre palier de pouvoir intermédiaire.
Le ministre Barrette fait passer sous bâillon une loi que toute la société rejette et intimide les administrateurs du réseau, comme le directeur du CHUM.
Le ministre Moreau pique une colère et menace toute municipalité qui ose contester ou expliquer les coupes.
Aujourd'hui, c'est au tour de François Blais de bomber le torse pour intimider les étudiants. Mais il est mal placé pour donner des leçons de démocratie, car le PLQ dont il se réclame a bafoué toutes les lois pour arriver et se maintenir au pouvoir à commencer par la fraude systématique pour financer leur caisse électorale.
Où sont les libéraux de la trempe de Claude Ryan?
En 1983, Claude Ryan, ex-chef du PLQ, incitait ses collègues à reconnaître aux associations étudiantes le droit de poursuivre tout objectif que « ses membres veulent démocratiquement lui donner ». Il espérait ainsi fermer « la porte à des injonctions et à des contestations de toutes sortes qui mettront bien plus de désordre et d'instabilité qu'elles n'apporteront de solutions ».
Le désordre et l'instabilité ne sont pas les objectifs des étudiants qui manifestent ou font la grève. Il faut s'en rappeler à l'orée d'un printemps de mobilisation, de manifestations, de piquets de grève.
Il faut surtout rappeler à ceux qui ne se sont pas encore remis du printemps 2012 que la réponse malhabile ou malveillante de la police et des pouvoirs publics pourraient semer bien plus de désordre et d'instabilité que n'importe quelle action violente d'une infime minorité de manifestants en mal de sensation ou en dérive sectaire.
C'est ce que prédisait Claude Ryan et c'est arrivé en 2012.
Alors, si le maire Coderre voulait entendre la sagesse de Ryan, il invaliderait immédiatement le règlement P-6 qui est dépourvu de toute légitimité démocratique et cause tant de débordements à Montréal.
Si les ministres libéraux pouvaient s'inspirer de Ryan, maître à penser de leur chef actuel, ils s'abstiendraient de caricaturer notre jeunesse en ressortant les vieux épouvantails du placard de Jean Charest : la « légalité », « l'intimidation », « la majorité silencieuse ».
La majorité est-elle vraiment silencieuse?
Le gouvernement Couillard prétend toujours compter sur « sa » majorité silencieuse. Bien entendu, cette majorité n'est utile au gouvernement que si elle demeure silencieuse et s'abstient de donner son opinion. Ça pourrait déranger la minorité agissante, qui, elle, a le bras très long. Un bras avec d'innombrables poignées sur lesquelles compter au cœur du pouvoir...
Si on cherche la vraie racaille, pas celle dont parlent les Radio X et compagnie, c'est peut-être là qu'il faut regarder. La vraie racaille porte souvent la cravate : au sommet de tours à bureaux, sièges des firmes d'avocats fiscalistes experts en évitement; PDG de multinationales pharmaceutiques roulant les gouvernements dans la farine; banquiers ou riches industriels dont les filiales ne paient aucun impôt. Ou encore celles qui fréquentent des soirées de financement à 100 000 $! C'est le prix pour participer à la vie démocratique, celle des Club 357c de ce monde.
La majorité silencieuse ne connait pas l'adresse des clubs select du pouvoir. Elle connait plutôt des principes. Comme celui qu'il faut parfois se battre pour autre chose que son nombril. C'est exactement ce genre de principe qui fait bouger les étudiants contre l'austérité libérale. Ils font la grève pour dénoncer la fermeture des régions, les compressions dans les écoles, cégeps et universités, les coupures de programmes tous azimuts. Pour éviter le démantèlement du système public de santé. Pour éviter que les quotas imposés aux médecins n'aggravent les problèmes d'accès.
Notre jeunesse ne débraie pas pour ses propres intérêts. Elle le fait pour nous, en notre nom, la majorité de la population. Pour éviter que nous soyons enfermés par le gouvernement dans le rôle d'une majorité silencieuse de service. Un gouvernement qui sait que notre éveil mettrait en danger les intérêts des bandits à cravate et de l'élite au pouvoir.
Alors moi j'y vais le 2 avril. Je vais marcher avec les étudiants en grève avec Nima et mes filles. Et il y a de fortes chances, me semble-t-il, que des centaines de milliers de gens issus d'une majorité pas si silencieuse que ça, nous aurons devancés dans le cortège pour rendre hommage et accompagner cette jeunesse des printemps, dans la lutte contre l'austérité.

Écrasement d'un A320 de Germanwings : destruction volontaire par le copilote



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GERMANWINGSAndreas Loubitz, le copilote d'origine allemande de l'appareil Airbus 320 de Germanwings qui s'est écrasé dans les Alpes, a actionné la descente dans le but de détruire l'appareil volontairement, selon les informations dévoilées par les enquêteurs jeudi. Les raisons derrière ce geste restent toutefois nébuleuses. On confirme également que le pilote était bloqué à l'extérieur de la cabine au moment de l'écrasement. Le copilote, lui, n'a dit aucun mot. Les enquêteurs peuvent toutefois entendre sa respiration jusqu'à la fin de l'enregistrement.
Alors que l'enquête se focalise sur la personnalité des deux pilotes de la compagnie allemande, des familles étaient attendues dans la journée près du lieu du crash où des corps ont commencé à être récupérés.
andreas loubitz
Le copilote, Andreas Loubitz
Selon une source proche de l'enquête, les enregistrements des voix et sons du cockpit figurant sur la boîte noire retrouvée mardi montrent qu'après un début de vol habituel, l'un des deux pilotes a quitté le cockpit et a été dans l'impossibilité d'y retourner pendant la descente vertigineuse de l'appareil vers les montagnes, qui a duré huit minutes.
"Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement, puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash", a indiqué cette source s'exprimant sous couvert d'anonymat.
Les deux pilotes s'exprimaient en allemand. Et, à la fin du vol, les alarmes indiquant la proximité du sol retentissent, selon la même source qui n'était pas en mesure de dire si c'était le commandant de bord ou le copilote qui avait quitté la cabine de pilotage.
Alors que très peu d'informations ont filtré depuis la catastrophe aérienne sur la personnalité des deux pilotes, le groupe Lufthansa, maison-mère de Germanwings, a indiqué à l'AFP que le copilote avait été engagé "en septembre 2013" par la compagnie aérienne et comptait 630 heures de vol.
Aucune piste écartée 'à ce stade'
Si l'identité de plusieurs victimes parmi les 150 morts originaires d'une vingtaine de pays a été révélée depuis mardi, celle des deux pilotes est restée secrète. La nationalité du copilote n'est pas connue, selon une source proche de l'enquête.
Le procureur de Marseille, Brice Robin, en charge de l'enquête judiciaire sur le crash, doit donner une conférence de presse à 12H30 (heure locale) à l'aéroport de Marignane, près de Marseille.
Ces derniers jours, les autorités françaises avaient indiqué que toutes les hypothèses sur les raisons du crash étaient sur la table, mais que la piste terroriste n'était "pas privilégiée".
Sur l'explication du drame, "à ce stade, on ne ferme aucune hypothèse", avait indiqué mercredi le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) Rémi Jouty. Le BEA est un organisme français spécialisé dans les accidents d'aéronefs.
L'avion n'a pas explosé en vol et a "volé jusqu'au bout" avant de se désintégrer en milliers de morceaux contre la montagne, a précisé Rémi Jouty.
"Si les pilotes n'ont pas empêché l'avion d'aller s'écraser contre les montagnes, c'est que soit ils étaient inconscients ou morts, soit ils ont décidé de mourir, soit on les a obligés à mourir", avait alors résumé un expert.
Hélitreuillage des victimes
Les premiers corps ou restes des 150 victimes du crash ont été hélitreuillés mercredi par les équipes de secours sur le lieu du drame, près de Digne (sud-est).
Jeudi, les opérations de récupération des corps et de recherche de la deuxième boîte noire contenant les données du vol "ont repris", selon la gendarmerie. Des médecins légistes, accompagnés de gendarmes spécialisés en montagne, ont été à nouveau hélitreuillés sur le site du crash.
Plusieurs centaines de personnes, familles ou proches des victimes, sont attendues d'Allemagne et d'Espagne près du lieu de la catastrophe. Elles doivent être accueillies dans les chapelles ardentes dressées dans deux localités proches du lieu de l'accident, Seyne-les-Alpes et Le Vernet. 
Au moins deux grandes tentes en plastique blanc, totalement opaques et closes, étaient dressées jeudi matin devant la chapelle ardente de Seynes-les-Alpes, a constaté une journaliste de l'AFP. 
Mercredi, les dirigeants français, allemand et espagnol François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy se sont recueillis sur le lieu du crash.
L'Allemagne et l'Espagne qui ont mis leurs drapeaux en berne mercredi sont les deux pays les plus touchés par le drame, avec respectivement 72 et 51 victimes.
Au nord-ouest de l'Allemagne, à Haltern, des roses et des bougies jonchaient les marches de l'établissement scolaire où étaient scolarisés 16 adolescents qui ont disparu dans l'accident.
Mercredi soir, plusieurs minutes de silence ont été observées avant des matchs de football du Bayern Munich, du Real Madrid et d'un match amical Allemagne-Australie à Kaiserslautern.
Sur le lieu de l'accident, à 1 500 mètres d'altitude dans une zone difficile d'accès, plus de 300 gendarmes, 280 policiers, une centaine de sapeurs-pompiers, 70 chasseurs alpins, ainsi qu'une dizaine de médecins-légistes, sont mobilisés pour les opérations de recherche et d'enquête.
L'identification des corps prendra "des jours et même des semaines", a prévenu le procureur de Marseille Brice Robin. Interpol a envoyé une équipe de spécialistes, pour aider à cette tâche.