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mardi, mars 15, 2016

Les primaires d'aujourd'hui seront déterminantes pour l'avenir des États-Unis

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le mardi 15 mars 2016 à 06h26. Modifié par Charles Payette à 07h08.
Les primaires d'aujourd'hui seront déterminantes pour l'avenir des États-Unis
Donald Trump/Gage Skidmore
WASHINGTON - Donald Trump pourrait jouer son va-tout, aujourd'hui, à l'occasion des élections primaires qui pourraient lui permettre d'accroître son avance au risque de diviser encore plus le parti républicain.
L'élection la plus cruciale se déroulera en Ohio où le politicien populiste tentera de défaire le populaire gouverneur de l'État, John Kasich. M. Trump a traité son adversaire de «bébé» tandis que celui-ci a laissé entendre que la violence entourant les rassemblements du meneur de la course républicaine représentait un «côté sombre» de la société américaine.

La primaire en Ohio pourrait être déterminante puisque celui qui arrivera en tête du scrutin dans cet État s'adjugera la totalité de ses délégués en vue du congrès du parti en juillet.

Des primaires se dérouleront aussi en Illinois, au Missouri, en Caroline du Nord et en Floride. Plus du quart des 1237 délégués nécessaires pour espérer obtenir l'investiture seront à l'enjeu. En Floride, là aussi, le vainqueur obtiendra la totalité des délégués.

Le sénateur Ted Cruz affirme qu'il est le seul qui est en mesure d'empêcher Donald Trump d'obtenir une majorité de délégués. Son collègue floridien Marco Rubio espère que les électeurs de son État feront mentir les récents sondages et lui donneront des raisons de demeurer dans la course. M. Rubio a déclaré lundi qu'il «étonnera le pays» en enlevant la victoire en Floride, malgré l'avance en apparence insurmontable de M. Trump dans cet État.

M. Cruz a déclaré que donner l'investiture à Donald Trump permettra aux démocrates de demeurer encore quatre ans à la Maison-Blanche.

«Nous allons faire élire Hilary Clinton et détruire le pays si Trump devient le candidat du parti?», a-t-il dit.

Le meneur a tenté de détourner l'attention après les événements de vendredi à Chicago où des bagarres ont opposé des partisans, des opposants et les forces de l'ordre. Samedi, un manifestant a tenté de monter sur l'estrade où parlait le candidat mais il a été maîtrisé par les membres du Service secret avant de parvenir à ses fins.

«On n'a rien provoqué. Nous voulons la paix. Nous ne voulons aucun trouble?», a soutenu M. Trump, dimanche. Celui-ci a été parfois interrompu par des manifestants sans que cela ne déclenche des bagarres. D'autres manifestants ont tenté de perturber un rassemblement de M. Trump, lundi, mais ils ont été tenus au silence par des partisans de l'homme d'affaires.

Démocrates

Du côté démocrate, Hillary Clinton compte déjà sur une avance de plus de 200 «superdélégués» et pourrait bloquer la voie à son rival Bernie Sanders en balayant les États les plus importants, mardi.

Alors que les délégués seront octroyés de façon proportionnelle, l'appui que récolte l'ancienne secrétaire d'État parmi les délégués d'office — dirigeants et élus du parti — pourrait la placer dans une position enviable pour obtenir l'investiture.

Selon les estimations de l'Associated Press, Mme Clinton compte 1231 délégués, plus de la moitié du nombre nécessaire à la nomination. M. Sanders en a 576.

Bernie Sanders a causé la surprise en remportant la victoire au Michigan, la semaine dernière. Un des principaux stratèges du sénateur du Vermont, Tad Devine, a dit qu'il ne voyait aucun scénario permettant de prédire un retrait de M. Sanders avant le congrès du parti en juillet.

dimanche, mars 13, 2016

Deux autres discours de Trump perturbés en Ohio et au Missouri

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

 Mise à jour le samedi 12 mars 2016 à 21 h 01 HNE  Radio-Canada avec Associated Press, Agence France-Presse et Reuters
Donald Trump lors d'un discours en Ohio
Donald Trump lors d'un discours en Ohio  Photo :  GI/Ty Wright

Après Chicago, deux autres discours du candidat à l'investiture républicaine Donald Trump ont été perturbés samedi par des manifestants près de Dayton, en Ohio et à Kansas City, au Missouri.
D'abord, en Ohio, un protestataire a tenté de monter sur la scène où le milliardaire livrait son discours. Quatre agents des services secrets se sont aussitôt précipités pour entourer et protéger Donald Trump.
L'homme, vêtu d'un t-shirt noir et d'un jeans, a été maîtrisé et emmené hors de la salle et l'orateur a pu poursuivre son discours.
« J'étais prêt à me défendre contre lui », a lancé M. Trump, défiant, mais visiblement ébranlé.
Un manifestant arrêté lors d'un discours de Donald Trump en OhioUn manifestant arrêté lors d'un discours de Donald Trump en Ohio 
Photo :  William Philpott / Reuters
Puis, la sécurité renforcée à Kansas City n'aura pas réussi à prévenir d'autres perturbations.
Seulement quelques minutes après le début du discours de M. Trump, des dizaines de manifestants ont été expulsés de la salle. À l'extérieur, la police du Missouri a même utilisé des vaporisateurs à base de poivre de Cayenne afin de les maîtriser, d'après des images circulant sur les réseaux sociaux. 
À l'intérieur de la salle, les militants semblaient être dispersés partout dans les gradins. Même le milliardaire semblait surpris du nombre de contestataires.
M. Trump a été interrompu plusieurs minutes, mais il n'a pas cessé de parler pour autant. Il a ridiculisé les manifestants, les traitant de « petites voix faibles » et les encourageant à « retourner à leur maman ».
Il a répété aux gardiens de les « sortir », ajoutant qu'il n'était pas pressé et qu'il avait tout son temps. M. Trump a cependant dit aux agents de sécurité de ne pas blesser les manifestants.
Des protestataires ont interrompu le discours de Donald Trump à Kansas City le samedi 12 mars 2016.Des protestataires ont interrompu le discours de Donald Trump à Kansas City 
le samedi 12 mars 2016.  Photo :  Dave Kaup / Reuters
Un autre rassemblement de M. Trump, prévu dimanche à Cincinnati, a été annulé. L'équipe du candidat républicain affirme que les services secrets n'ont pas réussi à sécuriser le site à temps.
Par ailleurs, Ted Cruz a remporté 9 des 12 délégués en jeu samedi lors de l'élection primaire au Wyoming. Avec 460 délégués Donald Trump, demeure toutefois en tête, suivi de M. Cruz (369), Marco Rubio (153) et John Kasich (54).
La faute à Sanders
Donald Trump affirme que les échauffourées qui ont mené à l'annulation d'un rassemblement, vendredi à Chicago, ont été provoquées par les partisans du candidat démocrate Bernie Sanders, qu'il a qualifié de communiste.
Les manifestants ont mené une « attaque planifiée », a lancé le candidat, lors de son discours à Dayton.
Bernie Sanders a répliqué en accusant M. Trump d'être un candidat qui promeut la haine et la division. « Donald Trump démontre aux Américains qu'il est un menteur pathologique. Évidemment, je suis conscient que certains de mes partisans étaient présents lors du rassemblement de Trump à Chicago, mais notre campagne n'a pas organisé ces manifestations. »
Des rassemblements de plus en plus houleux
Plusieurs républicains accusent Trump d'avoir créé un climat de confrontation avec ses déclarations incendiaires, notamment sur l'immigration et l'islam. Le candidat républicain et gouverneur de l'Ohio, John Kasich, l'accuse de « jouer sur les peurs de la population ».
M. Trump rejette ces accusations et affirme que ses discours enflammés ne sont pas à l'origine de ces perturbations.
Des manifestants ont interrompu à plusieurs reprises le discours de Donald Trump lors d'un autre rassemblement, vendredi à Saint Louis, dans le Missouri. Une trentaine de personnes y ont été arrêtées. M. Trump a alors raillé les manifestants, les incitant à « retourner chez eux et à trouver du travail ».
Mercredi, un partisan du milliardaire, John McGraw, 78 ans, a été inculpé après avoir frappé un manifestant noir lors d'un rassemblement en Caroline du Nord.
Le 23 février, Donald Trump a aussi déclaré qu'il aimerait « donner un coup de poing dans la figure » d'un manifestant.
Barack Obama déplore les violences
Les politiciens qui aspirent à diriger les États-Unis ne devraient pas diviser les Américains, a déclaré le président américain samedi. Ceux qui tiennent ce type de discours polémique ne méritent pas le soutien du public, a-t-il ajouté, sans directement mentionner l'incident à Chicago. Barack Obama demande aux candidats de mettre fin aux insultes, aux violences et aux divisions fondées sur la race ou sur la foi.
« Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c'est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d'autres Américains », a demandé le président américain.
La démocrate Hillary Clinton a pour sa part reproché à M. Trump d'avoir un comportement de pyromane. « Si vous jouez avec le feu, vous allez causer un incendie incontrôlable. Cela ne s'appelle pas gouverner. C'est jouer au pyromane politique », a-t-elle dit.
La Floride, l'Illinois, le Missouri, l'Ohio et la Caroline du Nord votent mardi pour les primaires.