Annonce

Aucun message portant le libellé décès. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé décès. Afficher tous les messages

mercredi, mars 30, 2016

Ce libéral fondateur du Bloc québécois

http://www.ledevoir.com/politique/

30 mars 2016 | Hélène Buzzetti - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
Jean Lapierre fera un retour en politique fédérale active en 2004 lorsque Paul Martin est élu chef du Parti libéral du Canada.
Photo: André Pichette La Presse canadienne
Jean Lapierre fera un retour en politique fédérale active en 2004 lorsque Paul Martin est élu chef du Parti libéral du Canada.
Le commentateur et ex-politicien Jean Lapierre s’est éteint mardi sur ces mêmes îles de la Madeleine où, 26 ans plus tôt, il avait concocté l’initiative qui allait le plus marquer sa carrière politique : la fondation du Bloc québécois.
 
Jean Lapierre n’est âgé que de 23 ans lorsqu’il entre pour la première fois à la Chambre des communes en 1979, dans l’opposition. Il est réélu en 1980 sous un Pierre Elliott Trudeau revenu de sa retraite et il obtient son premier poste de ministre d’État (Jeunesse, Santé et Sport amateur) en toute fin du règne libéral, lorsque John Turner prend la direction du Parti libéral (PLC). Il résistera à la vague bleue de Brian Mulroney, qui balaie le Québec en 1984, en conservant son siège de Shefford.
 
Il se fait remarquer par le caractère incisif de ses questions au Parlement. Mais c’est à cause du rôle qu’il joue dans la guerre intestine tiraillant le PLC que Jean Lapierre devient un personnage incontournable de la scène politique fédérale québécoise. Jean Lapierre est un inconditionnel de Paul Martin et… ne piffe pas Jean Chrétien. Aussi, lorsque la course à la chefferie oppose les deux hommes en 1990, il choisit son camp facilement. L’époque est houleuse : Brian Mulroney échoue au même moment à faire accepter l’accord du lac Meech.
 
Le 23 juin 1990, jour de la mort officielle de l’accord, Jean Chrétien est élu chef du PLC à Calgary. Il est embrassé par Clyde Wells, le premier ministre de Terre-Neuve qui a refusé de soumettre l’accord à un vote et qui incarne aux yeux des Québécois son fossoyeur.
 
L’image est forte. Des délégués québécois, dont Jean Lapierre, nouent un brassard noir autour de leur bras. Lui et Gilles Rocheleau claquent la porte du PLC. « J’ai trop de fierté pour m’associer, même une minute, à Jean Chrétien »,dira-t-il. Il écrira même à Jean Chrétien une lettre ouverte pour expliquer sa décision. « Il ne fait aucun doute dans mon esprit que, sans vos basses et tortueuses manoeuvres, nous aurions le 23 juin proclamé le retour du Québec dans la grande famille canadienne. Aujourd’hui, comme tous les Québécois, je suis déçu, je me sens humilié et je sais que vous nous avez trahis. »
 
C’est bien là tout le sens de l’action politique sur la scène fédérale de Jean Lapierre, estime le député bloquiste Louis Plamondon, qui a été avec lui aux premières loges de la création du Bloc québécois. « Souverainiste, il ne l’a été que pour mettre de la pression sur Ottawa pour que le fédéralisme soit renouvelé. Comme le veut la formule populaire, il voulait un Québec indépendant dans un Canada fort ! »
 
Gilles Duceppe abonde. « Il était souverainiste. Il était un peu comme les Québécois : ça change selon le contexte. C’est ce qui s’est passé. »
 
Bloc québécois créé
 
Comme le raconte le livre The Bloc, écrit par la collègue Manon Cornellier, M. Lapierre s’en retourne aux îles de la Madeleine dans la foulée de l’élection de Jean Chrétien et de la mort de Meech. Là, il parle avec des conservateurs ayant claqué la porte de leur parti, en premier lieu Lucien Bouchard. Il planche sur un document fondateur. À son retour, il rencontre le premier ministre Robert Bourassa pour lui faire valoir que c’est dans son intérêt d’avoir un bloc de députés à Ottawa faisant pression pour obtenir des droits pour le Québec.
 
Le 25 juillet 1990, Jean Lapierre est donc présent en compagnie de M. Bouchard à l’événement public auquel est dévoilé le manifeste du Bloc québécois et est annoncée la candidature de M. Duceppe à l’élection partielle dans Laurier–Sainte-Marie. Selon Mme Cornellier, c’est Jean Lapierre qui a l’idée du nom « Bloc », en référence au Bloc populaire qui avait existé un demi-siècle plus tôt pour contester au Québec la conscription.
 
« Lapierre était notre courroie entre Bourassa et Ottawa,se rappelle M. Plamondon. Il était encore libéral dans l’âme. » Jean Lapierre ne portera jamais les couleurs du Bloc à une élection : il quitte la formation en 1993, quelques semaines avant le déclenchement électoral, pour devenir commentateur.
 
Louis Plamondon ne garde de lui que de bons souvenirs, autant du politicien habile que de l’analyste politique équitable. « Il donnait une chance à tout le monde. Il n’était pas partisan.[…] C’est un type qui pouvait se promener au congrès du Parti québécois et tout le monde le saluait pareil. C’est le politicien le plus habile que j’ai rencontré. »
 
Gilles Duceppe se souvient de lui comme « le collègue dont j’étais le plus proche ». « Je lui avais parlé d’un camping où j’étais allé en 1972 et il m’avait dit : “Maudit ! J’ai ramassé les vidanges là !” On avait neuf ans de différence. » Il estime que le rôle de Jean Lapierre au Bloc « était important. Il connaissait mieux la Chambre et il amenait un équilibre plus progressiste que ceux qui venaient de chez les conservateurs ».
 
Jean Lapierre fera un retour en politique fédérale active en 2004 lorsque Paul Martin est enfin chef du PLC. « Quand il avait des amis, il était fidèle à ses amis »,a relaté Michel C. Auger sur les ondes de Radio-Canada. Aussi, même si des gens lui avaient dit qu’il ne pouvait retourner en politique après être passé du PLC au BQ, Lapierre aurait répondu : « Oui, c’est correct, mais Paul veut que j’y aille, alors je vais y aller. »
 
Jean Lapierre se fera élire dans Outremont, deviendra ministre des Transports et surtout lieutenant québécois alors que fait rage le scandale des commandites. Jean Lapierre sera réélu en 2006, mais partira l’année suivante pour retourner à ses micros.
 
Mardi, plusieurs politiciens actifs ont voulu souligner son départ. L’ancien premier ministre Jean Chrétien a déclaré que « Jean Lapierre s’est distingué par son grand attachement à la vie publique. Il était trop jeune pour nous quitter ».
 
Le premier ministre Justin Trudeau a déploré une « grande perte pour le monde politique ».Un héritage salué aussi par le chef du NPD, Thomas Mulcair, pour qui le pays s’ennuiera« des chroniques hautes en couleur de ce communicateur né qui, la plupart du temps, réussissait à dicter l’enjeu politique du jour ». Le conservateur Gérard Deltell s’est souvenu de celui qui « était le confessionnal de tous les politiciens, de quelque palier que ce soit ».Quant au maire de Montréal, Denis Coderre, il a décrit Jean Lapierre comme un« passionné » qui a redéfini le mot « incontournable ».

samedi, août 22, 2015

L’ex-ministre péquiste Jocelyne Ouellette s’est éteinte

http://www.ledevoir.com/politique/

22 août 2015 |Sarah R. Champagne | Québec

Jocelyne Ouellette a été l’une des deux seules femmes à siéger au conseil des ministres à la suite des élections de 1976.
Photo: Archives Le DevoirJocelyne Ouellette a été l’une des deux seules femmes à siéger au conseil des ministres à la suite des élections de 1976.

L'ancienne ministre péquiste Jocelyne Ouellette est décédée jeudi, « à la suite d'un courageux combat contre le cancer », à l'âge de 71 ans. C'est son frère, Yves Villeneuve, et son amie de longue date, Laurette Laurin, qui en ont fait l'annonce...

vendredi, avril 24, 2015

Décès du sénateur Pierre Claude Nolin à l'âge de 64 ans

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 24 avril 2015 à 08h01. Modifié par Jean-François Cyr à 08h51.
Décès du sénateur Pierre Claude Nolin à l'âge de 64 ans
Photo: archives PC, Adrian Wyld
Pierre Claude Nolin avait été nommé au Sénat par le premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney, en 1993.
MONTRÉAL - Le président du Sénat du Canada, Pierre Claude Nolin, est décédé en début de soirée, jeudi, à l'âge de 64 ans.
La cause de son décès n'a pas encore été révélée mais il était connu que M.Nolin luttait contre une forme rare de cancer depuis 2010. Dans les heures ayant précédé sa mort, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, le sachant très malade, a émis sur le fil Twitter un message d'encouragement.

Pierre Claude Nolin avait été nommé au Sénat par le premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney en 1993. Il en est devenu le président en novembre dernier, un choix unanime des sénateurs conservateurs, libéraux et indépendants.

M.Nolin, qui avait une formation d'avocat, était respecté et perçu comme un homme indépendant d'esprit.

Son décès survient pendant le procès du sénateur suspendu Mike Duffy, qui fait face à 31 chefs d'accusation de fraude, de corruption et d'abus de confiance. Les procès de deux autres sénateurs, Patrick Brazeau et Mac Harb, en lien avec des accusations semblables, devraient s'amorcer dans quelques mois, tandis que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) continue d'enquêter sur la sénatrice Pamela Wallin.

Pendant ce temps, le Vérificateur général est à compléter un audit sans précédent des dépenses de tous les sénateurs et il devrait annoncer ses conclusions en juin.

Lorsqu'il a amorcé ses fonctions de président, Pierre Claude Nolin a fait part de ses intentions de se comporter de manière non partisane et de tout faire pour défendre et restaurer la réputation de la Chambre haute.

M. Nolin était également le président du Comité permanent de la Régie interne, des budgets et de l'administration, qui établit les règles relatives aux dépenses des sénateurs et au remboursement de dépenses.

À l'occasion de sa dernière sortie publique en avril, alors même qu'il luttait contre la maladie, M. Nolin avait promis de resserrer ces règles et de rendre les sénateurs plus imputables encore en ce qui a trait à l'argent qu'ils dépensent.

Pierre Claude Nolin faisait valoir que le Sénat tend vers plus de transparence et de responsabilisation des sénateurs, des principes qui lui sont personnellement chers. Ainsi, les exigences concernant les rapports de dépenses des bureaux sénatoriaux seront augmentées; la publication d'une ventilation plus détaillée des dépenses sera entre autres demandée.

Le sénateur Nolin a aussi déclaré que les règles actualisées prendront en compte les conclusions du vérificateur général, qui doit faire le point en juin sur son évaluation exhaustive de toutes les dépenses des sénateurs canadiens.

Même s'il était un fidèle conservateur, qui a fait ses premiers pas à titre d'organisateur pour Brian Mulroney au Québec, M. Nolin avait un côté indépendant. Il a maintes fois voté contre son parti et a critiqué les intentions du premier ministre Stephen Harper de transformer la Chambre haute en sénat élu.

En 2002, il a aussi présidé un comité spécial du Sénat qui recommandait la légalisation de la marijuana.

Le 20 novembre 2014, ses collègues du Sénat l'ont choisi à l'unanimité pour devenir président intérimaire après la retraite de Noel Kinsella. Six jours plus tard, sur la recommandation de Stephen Harper, le gouverneur général le nommait président.