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vendredi, février 26, 2016

Débat républicain: Trump attaqué sur l'immigration

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/

Publié le 25 février 2016 à 11h56 | Mis à jour le 26 février 2016 à 08h43
Donald Trump, entouré de Marco Rubio et Ted... (Photo David J. Phillip, AP)
Donald Trump, entouré de Marco Rubio et Ted Cruz.

Agence France-Presse
HOUSTON
Programme flou, incohérent : les rivaux républicains de Donald Trump ont décoché leurs flèches aiguisées jeudi lors d'un débat télévisé tendu et confus, au cours duquel l'exubérant milliardaire a rendu coup pour coup.
Ce dixième débat entre les candidats du «Grand Old Party» avait un relief particulier avant le «Super Mardi», rendez-vous du 1ermars où le vote simultané dans 11 États pourrait déterminer dans une large mesure qui portera les couleurs républicaines lors de l'élection présidentielle de novembre.
«Quel est votre projet? Quel est votre projet?» : avec une virulence qu'on ne lui connaissait pas, Marco Rubio a dénoncé les approximations du magnat de l'immobilier.
Mais le jeune sénateur de Floride, qui espère s'imposer comme le candidat de l'establishment, s'est aussi ouvertement moqué de son adversaire qu'il a accusé de n'avoir quelques formules toutes faites à offrir, retournant avec habileté un reproche qui lui avait été adressé il y a quelque semaines.
«Et maintenant il se répète : "Nous allons rendre l'Amérique forte. Gagner, gagner, gagner"», a-t-il ironisé.
Fort de ses trois victoires consécutives (New Hampshire, Caroline du Sud, Nevada), et de son statut de grand favori des sondages, l'homme d'affaires s'en est tenu à son argument favori : je gagne, le reste est sans importance.
Mais il a aussi montré des signes d'agacement, comme lorsqu'il a été interrogé sur sa fortune.
Le sujet est revenu sur le devant de la scène avec les déclarations de l'ex-candidat du parti Mitt Romney qui a affirmé que sa déclaration de revenus cachait peut-être «une bombe».
Exaspéré par les questions sur ce thème, il a esquivé : «Je sais que c'est bon pour l'audience, mais c'est un peu ridicule quand même», a-t-il répondu lorsqu'un journaliste revenait sur le sujet.
Tour à tour hâbleur, moqueur ou menaçant, le milliardaire a trouvé - au fil des mois - un style qui séduit une partie de plus en plus large - et diverse - de l'électorat républicain.
Il évoque désormais ouvertement l'hypothèse de rafler rapidement le nombre de délégués nécessaires pour décrocher l'investiture du parti à la convention de Cleveland, dans l'Ohio (nord), en juillet.
Sur la diplomatie aussi, les échanges furent vifs, bien que parfois très éloignés de la géopolitique.
«Je suis un négociateur», a lancé M. Trump affichant sa volonté de trouver une issue diplomatique au conflit israélo-palestinien.
«Ce n'est pas un contrat immobilier!», a rétorqué, du tac au tac, Marco Rubio.
«Quelqu'un peut-il m'attaquer?»
Mais c'est sur l'immigration que les échanges ont été les plus vifs.
«S'il construit le mur (entre les États-Unis et le Mexique) comme il a construit les Trump Towers, il va avoir recours à des clandestins!», a lancé le sénateur de Floride au favori des sondages.
«Taisez-vous, taisez-vous», a rétorqué ce dernier. «J'ai embauché des dizaines de milliers de personnes dans ma vie, vous n'avez jamais embauché personne».
M. Rubio est soucieux de donner une image de fermeté après avoir été accusé d'avoir fait volte-face sur ce sujet. Fils d'immigrés cubains, il avait soutenu en 2013 au Sénat un ambitieux projet de régularisations.
L'homme d'affaires de 69 ans a une nouvelle fois martelé sa volonté de construire un «grand» mur à la frontière avec le Mexique, dénonçant les propos de l'ex-président mexicain Vicente Fox.
Ce dernier s'est mêlé au débat jeudi en assurant qu'il n'entendait pas «payer pour ce putain de mur» et en appelant les hispaniques vivant aux États-Unis à ne pas suivre ce «faux prophète».
« L'un est imposteur, l'autre est un menteur », a fini par lâcher le candidat Trump à l'encontre de Marco Rubio et Ted Cruz, les deux seuls qui semblent encore en mesure de viser la victoire finale.
Le neurochirurgien retraité Ben Carson et le gouverneur de l'Ohio John Kasich, qui porte un message moins sombre que ses rivaux sur l'état de l'Amérique, ont eu beaucoup de mal à se faire entendre.
«Quelqu'un peut-il m'attaquer s'il vous plaît», a lancé le déconcertant neurochirurgien en fin de débat, semblant rire de son propre sort.
Un sondage Quinnipiac, publié quelques heures avant le début du débat, avait douché les espoirs de ceux qui, au sein du parti républicain, espèrent encore faire barrage au milliardaire.
Selon cette étude, Trump l'emporterait haut la main dans l'État de Marco Rubio, la Floride. Il raflerait 44 % des voix parmi les électeurs républicains contre 28 % seulement pour le sénateur Rubio.
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mercredi, novembre 11, 2015

Débat républicain : Donald Trump attaqué sur la Syrie et l'immigration

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

 Mise à jour le mercredi 11 novembre 2015 à 2 h 41 HNE  Reuters
Jeb Bush, Marco Rubio, Donald Trump et Ben Carson
Jeb Bush, Marco Rubio, Donald Trump et Ben Carson  Photo :  Jim Young/Reuters

Les prétendants à l'investiture républicaine pour l'élection à la Maison-Blanche s'en sont pris mardi, lors de leur quatrième débat télévisé, aux positions de Donald Trump sur la Syrie et sur le président russe, Vladimir Poutine, les jugeant simplistes et irréalistes. Jeb Bush est même allé jusqu'à dire que le magnat de l'immobilier ne comprenait pas « comment marche le monde réel ».
Donald Trump est en tête de la course pour les primaires républicaines depuis des mois, même s'il a récemment été rejoint par un autre prétendant, Ben Carson. Trump a salué l'action de Vladimir Poutine contre le groupe armé État islamique et a déclaré qu'il le soutenait « à 100% » à cet égard, ajoutant que les États-Unis ne pouvaient pas continuer d'être le gendarme du monde.
Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride, a accusé l'homme d'affaires de ne pas comprendre les données du conflit syrien, estimant qu'il « se trompe dans ce domaine ».
« Nous ne serons pas le gendarme du monde, mais une chose est certaine, nous ferions mieux d'être les leaders mondiaux. »— Jeb Bush
Pour Jeb Bush, Donald Trump considère la question syrienne comme un jeu de société. « C'est comme une partie de Monopoly ou d'un jeu de ce genre. Mais ce n'est pas de cette façon que le monde réel fonctionne! » a-t-il lancé.
Tir groupé sur Trump
Lors de cet exercice de deux heures, Jeb Bush a su se démarquer, après avoir été éclipsé durant les trois débats précédents et avoir vu les intentions de vote en sa faveur reculer chez les républicains.
Cette bonne performance pourrait lui permettre de prendre un nouvel élan dans cette imprévisible campagne pour les primaires du Grand Old Party. Le prochain grand rendez-vous sera le débat entre prétendants à l'investiture le 15 décembre, à Las Vegas. Mercredi, Jeb Bush doit se rendre dans l'Iowa, l'État où se déroulera le 1er février le premier scrutin des primaires.
« Jeb Bush s'est bien amélioré. Au minimum, cela lui donne du temps pour se relancer, tenter de progresser », a déclaré Fergus Cullen, ancien président du Parti républicain dans le New Hampshire.
D'autres candidats à l'investiture ont pris pour cible Donald Trump et ses prises de position, notamment sa sympathie pour Vladimir Poutine.
« M. Trump devrait savoir que nous ne devons parler à personne en position de faiblesse », a fait valoir Carly Fiorina.
« Je n'ai jamais rencontré Vladimir Poutine, mais j'en sais assez sur lui pour comprendre que c'est un bandit », a déclaré le sénateur de Floride Marco Rubio.
Trump a également été attaqué sur ses projets concernant l'immigration, qui prévoient la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique ainsi que l'arrestation et l'expulsion d'immigrants sans papiers.

mardi, juin 16, 2015

Dire oui à l'immigration suffira-t-il à régler le problème démographique du Québec?

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/national/

Mise à jour le lundi 15 juin 2015 à 23 h 36 HAE

Épreuve des faits - Le premier ministre Philippe Couillard croit qu'il faut relever les quotas d'immigration pour assurer l'équilibre démographique de sa province. Mais recevoir plus d'immigrants est-il la solution?
Un texte de Denis-Martin ChabotTwitterCourriel
« On a une réalité démographique au Québec qui est implacable, qui est la diminution de la population active depuis 2013-2014. Soit on se met à faire plus d'enfants nous-mêmes, soit on fait venir des gens d'ailleurs. Les choses étant ce qu'elles sont, on va continuer à attirer plus d'immigrants. »— Philippe Couillard, lors du congrès du Parti libéral du Québec

Vérification faite : non, recevoir plus d'immigrants ne résoudra pas le problème démographique de la province. Car encore faut-il arriver à retenir ces immigrants, ce qui n'est pas le cas au Québec à l'heure actuelle. Même si la capacité d'accueil existe, cela ne suffit pas.
Depuis cinq ans, le Québec a reçu environ 52 000 immigrants par année, atteignant ainsi ses objectifs. De ce nombre, environ les deux tiers sont issus de l'immigration économique, c'est-à-dire les immigrants qui se destinent soit à occuper un emploi, soit à gérer une entreprise ou à investir.
Mais tous ces nouveaux arrivants ne restent pas toujours. Plusieurs quittent la province au bout de quelques années.
L'Institut de la statistique du Québec rapporte que la province perd chaque année de 15 000 à 20 000 immigrants, soit 30 % de son objectif, au profit d'autres provinces ou d'autres pays.
Pour consulter ce graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici. 
Il faut dire que le taux de chômage des immigrants au Québec se situait à plus de 11,6 % en 2013, date des plus récentes données, comparativement à 6,9 % pour les personnes nées au Canada.
Des avocats spécialisés en immigration disent aussi que beaucoup d'immigrants peinent à faire reconnaître leurs qualifications par les ordres professionnels.
Ils doivent en plus composer avec de longs délais d'attente pour l'obtention des papiers du gouvernement fédéral, qui varient de 11 à 60 mois, selon les pays d'origine.
En réussissant à garder un plus grand nombre d'immigrants, le Québec résoudrait plus rapidement son problème démographique.