Ken Pereira réfléchit à la politique

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Le syndicaliste évalue actuellement les options lui permettant de faire bouger les choses rapidement




Ken Pereira a confirmé son désir de faire le saut dans l’arène politique. Deux jours à peine après Bernard ‘’Rambo’’ Gauthier, voilà que le lanceur d’alerte et autre figure connue du monde syndical Ken Pereira a confirmé son désir de faire le saut dans l’arène politique.
Le syndicaliste bien connu a confié jeudi lorgner vers la politique active depuis un moment déjà. «On va mettre les choses au clair, oui je songe à la politique. Ça fait quatre ans que je me fais appeler par des partis politiques», a expliqué M. Pereira.
Grogne populaire grandissante
C’est la grogne qui s’étend maintenant un peu partout qui pousserait Ken Pereira a faire le saut. Selon lui, le Québec n’est pas différent des États-Unis ou de l’Europe en matière de ras-le-bol populaire.
«Donald Trump a été créé non pas par la droite, mais par l’incompétence des politiciens qui sont passés avant lui. [...] Si lui est capable de faire un changement, peut-être que ça peut faire boule de neige», estime M. Pereira.
«Le bon char pour gagner»
Pour ce qui est du palier éventuel ou du choix d’un parti, celui qui avait dévoilé au grand jour les stratagèmes frauduleux dans l’industrie de la construction n’est toujours pas arrêté. En fait, Ken Pereira cherche «le poste le plus rapide pour faire avancer les choses».
«Tu veux prendre le bon char pour gagner la course, image-t-il. Je me questionne à savoir quel parti va me donner les meilleures chances de pousser mon agenda, qui est celui de la classe moyenne. [...] Si je rentre, je rentre à 100% et je ne me ferai pas arrêter par quiconque.»
Avec Rambo?
Pourrait-il rejoindre Bernard Gauthier qui s’est lancé mardi? «On vient les deux du même monde. Oui, il est là et le timing n’est pas mauvais, mais moi je ne suis pas Bernard», indique Ken Pereira, refusant de fermer complètement la porte. Une candidature indépendante n’est pas écartée non plus. «Ça aussi c’est bon, mais ça a ses limites. Tu n’as pas de structure, tu pars tout seul.»