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samedi, novembre 12, 2016

Le parti le plus corrompu est le PLQ, croient les Québécois

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Le parti le plus corrompu est le PLQ, croient les Québécois
Le PLQ ne semble pas avoir la confiance d'une majorité de québecois.
Photo Joel Lemay / Agence QMI

Marc-André Gagnon



LAVAL - Accusé à l'interne d'être déconnecté de sa base militante, le PLQ serait le parti le plus corrompu, croient une majorité de Québécois sondés par la firme Léger.
Près de 60 % des 1010 répondants interrogés entre le 7 et le 10 novembre estiment que le Parti libéral du Québec (PLQ) est celui qui aurait reçu «le plus de contributions illégales pour financer ses activités».
Le départ de Jean Charest et l'arrivée de Philippe Couillard à la tête du Parti libéral ne semble pas non plus avoir changé la donne.
La plupart des gens sondés considèrent que les problèmes de corruption sont aussi (60 %) sinon encore plus importants (16 %) sous le gouvernement Couillard que sous les gouvernements précédents.
La marge d'erreur du sondage commandé par la Coalition avenir Québec se situe à 3,1 %, 19 fois sur 20. Sa diffusion survient alors que François Legault et ses militants sont rassemblés à Drummondville, tandis que Philippe Couillard fait de même avec les siens du côté de Laval.

ENCORE PLACE À L'AMÉLIORATION

Selon le militant libéral Martin Drapeau, qui s'était retrouvé sous les feux de la rampe après avoir réclamé en plein Conseil général, il y a six ans, le déclenchement d'une commission d'enquête sur la corruption dans l'industrie de la corruption, il y a encore place à l'amélioration.
«Plus qu'un parti est au pouvoir, plus qu'il est susceptible de subir des influences de ce que j'appelle moi, le cartel de la corruption. [...] Des gens qui n'ont pas mais aucun au niveau de la politique, qui s‘en foutent [et qui veulent] s'en mettre plein les poches.»
Le militant de la circonscription de Groulx est d'avis que «ces gens-là» méritent d'être expulsés du parti.
M. Drapeau n'a pas mâché ses mots pour qualifier les récentes révélations faites à propos d'anciens administrateurs de la Société immobilière du Québec (SIQ) et proches du Parti libéral.
«C'est quelque chose. C'est un scandale. C'est scandaleux ce qui s'est passé-là. C'est clair. Qu'est-ce que vous voulez que j'en pense de plus. [...] C'est inacceptable.»

COUILLARD TENTE DE RECONNECTER AVEC SA BASE MILITANTE

Après qu'un rapport interne confidentiel dévastateur sur l'état du militantisme au sein de son parti ait fait l'objet d'une fuite dans les médias, en début de semaine, le chef libéral a profité de l'occasion pour rappeler à ses militants qu'il était l'un des leurs.
«Je milite aussi pour ce parti. Je suis l'un d'entre vous», a fait valoir M. Couillard, dans une tentative manifeste de reconnexion avec sa base militante.
À l'aube du 150e anniversaire du PLQ, «continuer à moderniser le Parti libéral du Québec, on doit continuer à faire ça», a-t-il signalé.
«On va y réfléchir ensemble au militantisme», a suggéré M. Couillard, en assurant que le fameux rapport en question, signé par le président sortant de la Commission politique du PLQ, Jérôme Turcotte, était «très bienvenu».
«Nommez-moi un autre parti qui serait capable d'avoir ce débat [...] sur le militantisme. [...] Cette question du militantisme, elle est absolument cruciale», a dit M. Couillard.
Le premier ministre est également revenu que l'élection de Donald Trump à la présidence américaine, qui rappelle l'importance, selon lui, de demeurer branché aux «problèmes réels» de la classe moyenne.