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lundi, novembre 21, 2016

L'APEC veut prôner une approche modérée de la mondialisation

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Publié le 20 novembre 2016 à 13h40 | Mis à jour le 20 novembre 2016 à 13h40
Le premier ministre Justin Trudeau discute avec le... (REUTERS)
REUTERS
Le premier ministre Justin Trudeau discute avec le président américain Barck Obama et la présidente chilienne Michelle Bachelet, le 20 novembre au sommet de l'APEC à Lima, au Pérou.

JORDAN PRESS
La Presse Canadienne
LIMA, Pérou
Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et les leaders de la vingtaine d'autres pays qui prennent part au Sommet de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) tentaient de présenter, dimanche, la mondialisation sous une facette modérée, dans la foulée d'une apparente montée des mouvements d'opposition au libre-échange.
Les discussions qui se déroulaient dimanche derrière des portes closes, au Pérou, visaient principalement à fournir une réponse directe au discours protectionniste véhiculé par le président américain nouvellement désigné, Donald Trump, et les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Bien que Donald Trump ne soit pas au Pérou, sa présence se faisait sentir. Le premier ministre australien Malcom Turnbull a lancé à la blague à Justin Trudeau, lors d'une rencontre à l'heure du déjeuner, que de « gros changements politiques » s'annonçaient dans le voisinage du Canada.
Justin Trudeau a hoché de la tête, se contentant de répondre qu'il est possible que de tels développements surviennent.
L'objectif des rencontres de dimanche est de déterminer comment présenter la mondialisation comme une approche économique modérée, a dit le directeur général du secrétariat de l'APEC, Alan Bollard, faisant référence à la croissance économique inclusive et durable.
Apposer des mots sur le principal thème du sommet qui prend fin samedi soir est simple, a noté M. Bollard, ajoutant qu'il est toutefois plutôt complexe de passer de la parole aux actes.
Justin Trudeau et ses homologues auront la lourde tâche de convaincre Donald Trump et ses partisans que le commerce international peut être bénéfique autant d'un point de vue national que mondial.
Le premier ministre canadien ne devrait pas s'adresser aux journalistes avant la conclusion du sommet, dimanche soir.
Le partenariat transpacifique (PTP) s'est retrouvé au coeur des discussions, alors que les ministres canadiens du Commerce international, Chrystia Freeland, et des Affaires étrangères, Stéphane Dion, ont multiplié leurs rencontres avec des homologues, des membres du Congrès américain et des hommes d'affaires.
Le PTP doit inclure 12 États du littoral du Pacifique dont les économies totalisent 40 % du PIB mondial, notamment le Canada, le Mexique, le Japon et les États-Unis.
Donald Trump s'est toutefois engagé à retirer les États-Unis des pourparlers devant mener à la mise en place de l'entente.