vendredi, mai 13, 2016

Un important chef du Hezbollah tué en Syrie

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 10
La presse libanaise s'est massée devant la résidence où la famille de Mustafa Badreddine (sur l'affiche à l'avant-plan) reçoit les condoléances.
La presse libanaise s'est massée devant la résidence où la famille de Mustafa Badreddine
 (sur l'affiche à l'avant-plan) reçoit les condoléances.  
 
PHOTO : ANWAR AMRO/AFP/GETTY IMAGES
Le Hezbollah libanais a annoncé vendredi que l'un de ses commandants, Moustafa Badreddine, avait été tué en Syrie, ce qui fait perdre au groupe l'un de ses plus importants chefs depuis la mort de son chef militaire en 2008.
REUTERS
« Il avait participé à la plupart des opérations de la résistance islamique depuis 1982 », annonce le parti chiite dans un communiqué, en référence à sa date de création en 1982.
Le Hezbollah précise que les informations initiales indiquent que Badreddine aurait été tué dans une importante explosion dans une des bases du groupe près de l'aéroport de Damas. Le Parti de Dieu enquête sur l'origine de l'explosion, qui pourrait être une frappe aérienne, un missile ou un tir d'artillerie.
Dans son communiqué, le Hezbollah ne précise pas quand Moustafa Badreddine est mort, mais dit qu'il rentrera de Syrie victorieux ou en martyr.
La chaîne de télévision libanaise al Mayadine avait auparavant déclaré que Badreddine avait été tué en Syrie par des frappes aériennes israéliennes.
Israël, qui a frappé plusieurs membres du Hezbollah dans le pays depuis le début du conflit syrien, n'a pas confirmé l'information.
L'année dernière, une déclaration du département du Trésor américain détaillant les sanctions prises à son encontre le décrivait comme responsable des opérations militaires du groupe en Syrie depuis 2011.
Le fils de Moustafa Badreddine, Ali, reçoit les condoléances.
Le fils de Moustafa Badreddine, Ali, reçoit les condoléances. 
 
PHOTO : ANWAR AMRO/AFP/GETTY IMAGES
Badreddine, qui était sous le coup de sanctions américaines, était le beau-frère du commandant militaire du groupe, décédé, Imad Moughniyah. Il a été inculpé par le Tribunal spécial pour le Liban de l'ONU, dans le procès sur l'assassinat en 2005 de l'homme d'affaires et ancien chef du gouvernement Rafic Hariri.
Le commandant avait été condamné à mort au Koweït pour son rôle dans des attentats à la bombe commis en 1983, mais était parvenu à s'échapper des prisons koweïtiennes après l'invasion du pays par l'Irak, alors gouvernée par Saddam Hussein, en 1990.
Pendant de nombreuses années, Badreddine a organisé des opérations militaires contre Israël à partir du Liban et d'autres pays, tout en échappant à la justice des pays arabes et occidentaux qui le recherchaient.
Le communiqué du Trésor américain affirme en outre qu'il a accompagné le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors de réunions stratégiques avec Bachar Al-Assad à Damas.
Le commandant avait conduit des offensives au sol à Qousseïr, en Syrie, en février 2013, lors d'une bataille clé où les combattants libanais ont vaincu des rebelles syriens à quelques kilomètres de la frontière libanaise.
Syrie : l'engrenage de la guerre
Selon les estimations, environ 1200 combattants du Hezbollah sont morts dans le conflit syrien.
Le Hezbollah accuse Israël d'avoir tué en 2008 son chef militaire Imad Moughniyah, mort dans l'explosion d'une bombe à Damas.