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samedi, février 25, 2017

Trump cible le FBI

http://blogues.lapresse.ca/hetu/

Richard Hétu, collaboration spéciale


Vendredi 24 février 2017 | Mise en ligne à 8h42 


Donald Trump renoue ce matin avec ses gazouillis matinaux, ajoutant le FBI à la liste d’agences gouvernementales dont il s’est fait le critique depuis son élection à la Maison-Blanche.
«Le FBI est absolument incapable de stopper les [auteurs de fuite] en matière de sécurité nationale qui ont depuis longtemps pénétré notre gouvernement. Ils ne peuvent même pas trouver les ”leakers” au sein même du FBI. Des informations classifiées sont données aux médias qui ont un effet catastrophique sur les États-Unis», a-t-il écrit dans deux gazouillis.
Quelle mouche a piqué Trump? Le président a sans doute mal dormi après un reportage de CNN affirmant que le secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus, a demandé aux dirigeants du FBI de contester publiquement ou privément les informations du New York Times et de CNN selon lesquelles des membres de l’entourage de Trump ont eu des contacts avec des agents russes pendant la campagne présidentielle.
Le FBI a refusé la demande de Priebus. Ce dernier s’est défendu d’avoir demandé au FBI de «démolir» les histoires du Times et de CNN, affirmant avoir demandé aux responsables de l’agence de dire la vérité.
Peu importe, si le secrétaire général d’une Maison-Blanche dirigée par un président démocrate avait agi comme Priebus l’a fait en s’adressant d’une façon ou d’une autre au FBI, les républicains du Congrès ne manqueraient pas de lancer plusieurs enquêtes sur une ingérence évidente… après avoir réclamé la démission du secrétaire général de la Maison-Blanche.

Une adolescente disparue de Montréal pourrait être à Toronto

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/faits-divers/

Publié le 25 février 2017 à 11h19 | Mis à jour à 11h19
Émilie Bujold-Allaire... (Photo SPVM)
Émilie Bujold-Allaire
PHOTO SPVM
Une adolescente de 17 ans disparue depuis plus d'une semaine pourrait se trouver dans la région de Toronto, selon les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal. Ceux-ci demandent l'aide de la population pour retrouver Émilie Bujold-Allaire.
La jeune femme du quartier Pointe-aux-Trembles, dans l'est de Montréal, n'a plus été vue par ses proches depuis le 16 février dernier. Ses proches craignent ainsi pour sa sécurité, d'autant plus qu'elle aurait de mauvaises fréquentations. 
Émilie Bujold-Allaire mesure 1,60 m (5'3'') et pèse 59 kg (131 lb). Ses yeux sont pers et ses cheveux sont blonds. Elle pourrait porter un manteau de type anorak et un chandail kangourou avec l'inscription «queen». Elle a aussi des chiffres et des symboles tatoués sur ses mains. 
Les policiers invitent toute personne détenant de l'information au sujet de cette disparition de contacter Info-Crime Montréal au 514 393-1133 ou de composer le 911.

Le chef Pichet rencontre l'ensemble de l'état-major du SPVM

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 25 février 2017 à 14h18 | Mis à jour à 17h24
Le directeur du SPVM, Philippe Pichet.... (PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE)
Le directeur du SPVM, Philippe Pichet.
PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE
Le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Philippe Pichet a rencontré ce matin l'ensemble de son état-major pour mettre en place un «plan d'action» dans la foulée du déclenchement d'une enquête administrative hier par le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux. Le chef Pichet voit d'ailleurs d'un «bon oeil» une telle enquête qui ne s'apparente «pas du tout» à une mise en tutelle.
Le nouveau centre de formation du SPVM, situé... (PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE) - image 1.0
Le nouveau centre de formation du SPVM, situé sur la rue Sherbrooke, où a eu lieu la rencontre.
PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE
Des dizaines de cadres du SPVM ont participé à cette rencontre de quelques heures ce matin dans l'est de Montréal. Le directeur Philippe Pichet tenait «rapidement» à faire le point sur la situation avec son état-major «depuis la sortie du reportage» de J.E. mardi, lequel a levé le voile sur des allégations graves concernant les affaires internes du SPVM.
«Tout le monde se sent très concerné par ce qui arrive présentement : allégations de fabrication de preuves, de faux documents, et tout ça. Tout le monde est vraiment préoccupé. Il y a de bonnes idées qui sont sorties [de la rencontre]. Et dès lundi, on va réunir les idées pour travailler sur le plan», a expliqué le chef Pichet, en entrevue avec La Presse, au nouveau centre de formation du SPVM sur la rue Sherbrooke. Aucun cadre n'a claqué la porte au terme de cette rencontre, a-t-il précisé.
Le directeur assure que le SPVM collaborera pleinement avec le commissaire qui sera nommé sous peu par le ministre Coiteux pour faire la lumière sur les pratiques douteuses au sein des affaires internes de la police montréalaise. «On va être un livre ouvert, on n'a rien à cacher. On va donner ce qu'ils ont besoin. [...] Ce qui est important, c'est de faire la lumière sur la situation et d'éliminer les zones grises», dit Philippe Pichet.
Pas question de quitter son poste maintient le chef de police, qui assure compter sur la confiance du maire de Montréal Denis Coderre. «Vous savez quoi, être directeur de police, c'est bien l'fun quand ça va bien, mais quand ça va mal, ce n'est pas le temps de quitter le bateau. Je vais rester à bord et on va avancer, et on va passer au travers», jure-t-il, avec fermeté.
Le chef Pichet est resté cependant plus vague sur le sort des enquêtes déjà entamées par les affaires internes du SPVM sur des policiers du corps montréalais.  «Ce sont des choses que je suis en train de regarder. Il y a des actions qui vont être prises, et au moment venu, je pourrais les communiquer», indique-t-il, sibyllin.
Alors que Québec solidaire réclame la tenue d'une enquête publique sur le SPVM, Philippe Pichet refuse de se prononcer sur cette question «politique». «Ce n'est pas moi à décider ça», lâche-t-il.