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dimanche, novembre 06, 2016

A quoi les douleurs dans la partie droite de l’abdomen sont-elles dues ?

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La cause la plus commune de la douleur sur le côté droit de l'abdomen sont les gaz. Cependant, si la douleur s'accompagne d'autres symptômes, il faut consulter un spécialiste.



Cela nous est déjà arrivé: une douleur soudaine dans l’abdomen, lancinante et très gênante. Parfois, elle se concentre sur le côté droit et son origine nous inquiète et nous angoisse un peu. Ici, nous allons vous expliquer quelles en sont les possibles causes afin que vous puissiez en tenir compte lors que voudrez y remédier.

Les causes de la douleur à droite de l’abdomen

Nous avons souffrons tous de douleurs à l’abdomen, avec de plus ou moins grosses fréquences. Mais quand cette gêne est concentrée sur un endroit en particulier et qu’elle se répète plusieurs fois, cela peut commencer à nous inquiéter, surtout si la douleur se trouve sur le côté droit, celui du foie, un organe qui, quand il est touché, suscite beaucoup de craintes. Avant toute chose, nous nous devons de vous rassurer et vous dire que cela peut être dû à de nombreuses autre causes que le foie. Nous allons voir quels sont les facteurs dont il faut tenir compte:

1. Les gaz


Soyez tranquilles car les gaz sont la cause la plus simple et la plus fréquente. La digestion se déroule mal, ou nous pouvons tout simplement être constipés.Tout cela provoque l’accumulation de gaz qui finissent par gonfler l’abdomen. La douleur est alors courante dans cette zone qui se trouve sous les côtes, et le fait qu’elle soit plus gênante sur la côté droit est fréquent. La première chose à faire est d’apprendre à identifier le type de douleur. Vous vous sentez plein? C’est une douleur qui survient après les repas et le matin? C’est une douleur occasionnelle? Si vous répondez oui à ces questions, ne vous inquiétez pas, ce sont sûrement des gaz.

2. Les problèmes de côlon


Les maladies associées à l’intestin peuvent aussi être la cause de douleurs abdominales dans la partie droite. La première cause est quasiment toujours les gaz. Si ce ne sont pas des gaz, il se peut alors que ce soit une inflammation de l’intestin. Quels types de maladies sont associés à l’inflammation des intestins? On peut citer la colite, en passant par l’irritation du côlon et même la grave maladie de Crohn. Toutes ces pathologies affectent la zone du côlon. Afin de pouvoir les dissocier des simples gaz, il est fondamental de savoir si vous avez ou non la diarrhée. Si oui, restez vigilant. Les symptômes de toutes ces maladies sont la douleur abdominale et la diarrhée. Les personnes touchées peuvent aussi ressentir une douleur dans le quadrant supérieur droit de l’abdomen. Ne vous alarmez pas trop non plus étant donné que la colite et la maladie de Crohn peuvent se soigner avec des médicaments qui aident à contrôler les symptômes. L’important est de consulter un médecin.

3. Les reins


La troisième cause qui peut générer une douleur à droite de l’abdomen peut venir des reins. Cela peut être par exemple une infection du rein ou des calculs rénaux. Lors d’une infection aux reins, nous ressentons un forte douleur abdominale, sévère et très intense qui s’étend même jusqu’au dos. Cela est très significatif. Dans ce cas, nous aurons également du mal à uriner, ce qui paraîtra étrange. La fièvre peut aussi monter. Comme vous pouvez le constater, les symptômes sont très clairs. Les premières phases peuvent être plus douces mais les signes sont tout de même assez nets et ne peuvent pas être confondus avec de simples gaz. Ce sont des maladies douloureuses mais il existe des traitements. Si vous souffrez de calculs rénaux, les symptômes disparaîtront rapidement une fois que les petites pierres seront passées.

4. Le pancréas


Le pancréas a la forme d’une larme et est situé à côté du duodénum (la première section de l’intestin grêle). Il se trouve donc entre l’estomac et la colonne vertébrale, entouré par le foie et les intestins, proche du côté droit. Il faut donc en tenir compte. Il se peut que nous souffrions d’une infection du pancréas si nous ressentons une douleur dans la partie droite de l’abdomen. Les symptômes sont similaires à ceux des maladies de la vésicule biliaire. Nous pouvons ressentir une douleur abdominale qui partirait de l’estomac ou du dos. Pour pouvoir le différencier des autres symptômes, concentrez-vous sur la manière dont vous vous sentez après manger. Si vous vomissez ou que vous avez des nausées, il est possible que vous ayez contracté une pancréatite.

5. Les ulcères


Très communs, les ulcères dans l’estomac peuvent provoquer une douleur dans n’importe quelle partie de l’abdomen. Mais les ulcères peptiques ou abdominaux sont justement concentrés sur le côté droit de l’abdomen, il faut le savoir. C’est une douleur qui va et qui vient mais qui se fait plus gênante lorsque nous mangeons des plats épicés par exemple.
Nous espérons vous avoir éclairés sur les causes d’une douleur à droite de l’abdomen. N’oubliez pas que dans la plupart des cas, il s’agit de gaz. Si la gêne lancinante persiste et qu’elle vous empêche d’avoir une vie normale, consultez immédiatement un médecin.

MICI : des troubles en pleine progression

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/intestin/

Peu connues, les maladies inflammatoires chroniques intestinales sont particulièrement invalidantes. Traduisant une réponse anormale des défenses naturelles de l'organisme, ces pathologies seraient même en augmentation. Comment expliquer cette évolution ? Quelques éléments de réponse avec le Pr. Pierre Desreumaux du CHU de Lille.
Depuis 1945, on note une augmentation des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI) qui regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Cette tendance est-elle simplement due à une meilleure détection ? Pas selon le Pr. Desreumaux de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale et spécialiste de ces maladies, qui nous présente les différentes causes envisagées : des hypothèses biologiques à l'influence de l'environnement.
Un système immunitaire trop "susceptible"…
Intestin maladies chroniquesDe la polyarthrite rhumatoïde au psoriasis*, les maladies inflammatoires chroniques se caractérisent toutes par une réponse inadaptée du système immunitaire face à des éléments naturels. Dans le cas des maladies chroniques intestinales, les bactéries habituelles de la flore intestinale déclenchent une réaction disproportionnée des défenses de l'organisme. Se sentant injustement agressé, il va déclencher l'inflammation de la muqueuse intestinale. Un mécanisme qui vise normalement à empêcher la propagation d'agents toxiques, à éliminer les agents pathogènes et à amorcer les premières étapes de la réparation.
Ces inflammations se caractérisent par quatre signes : des rougeurs (due à la dilatation des vaisseaux sanguins au niveau de la zone lésée), la chaleur (due à l'afflux sanguin et à la libération de substances capables de provoquer de la fièvre), la tuméfaction avec la formation d'un oedème, qui va comprimer les terminaisons nerveuses à l'origine de la douleur (en plus de la sécrétion de substances libérées par les cellules lésées).
"Ces maladies frappent le plus souvent entre 20 et 25 ans. Mais tous les âges sont concernés, ainsi 15 à 20 % des patients ont moins de 15 ans. Evoluant par crises entrecoupées de périodes de rémission plus ou moins longue, l'évolution de cette maladie est assez comparable à l'asthme" nous précise le Pr. Desreumaux.
Les MICI en plein décollage
On compte en France 200 000 personnes atteintes de MICI : 120 000 de la maladie de Crohn et 80 000 de recto-colite hémorragique. Entre 5 000 et 6 000 nouveaux cas apparaissent chaque année. Le Pr. Desreumaux nous précise qu'entre 1945 et 1980, le nombre de cas a été multiplié par 8 à 10 dans les pays industrialisés (essentiellement Europe et Etats-Unis). Ensuite, le nombre de cas de maladie de Crohn s'est stabilisé sauf en France et en Belgique où la maladie de Crohn continue à progresser, sans qu'on ne puisse réellement expliquer l'origine de ce phénomène.
"On a observé en France d'importantes disparités régionales. Ainsi, la région du Nord-Pas-de-Calais compte 10 000 patients, c'est beaucoup plus que pour le sud de la France. Cette région cumule trois particularités : la persistance d'une augmentation du nombre de cas de la maladie de Crohn alors qu'elle stagne ou diminue dans les autres pays, l'existence de formes familiales plus fréquentes qu'ailleurs et la survenue de plus de nouveaux cas de maladie de Crohn que de nouveaux cas de recto-colite hémorragique (seule région à constater cette distribution avec la Belgique)" nous précise le Pr. Desreumaux.
On compte également plus de malades dans le Nord de l'Europe que dans le Sud. Une distribution que les chercheurs peinent à expliquer. Cependant, ils constatent aujourd'hui que la plus forte progression concernent aujourd'hui des pays en cours d'industrialisation tels que certains pays d'Asie ou l'Afrique du sud. Une observation qui plaide en faveur d'une influence de l'environnement (mode de vie, habitudes alimentaires…).

Des facteurs génétiques et environnementaux

Comment expliquer que dans certaines régions du monde, ces deux maladies touchent de plus en plus de personnes ? Selon le Pr. Desreumaux, des facteurs génétiques et environnementaux sont à l'oeuvre.

DES FACTEURS GÉNÉTIQUES LIÉS À DES FORMES FAMILIALES

On sait qu'il existe des formes familiales de la maladie de Crohn, dont la fréquence varie de 5 à 35 % selon les pays. Un premier gène de susceptibilité baptisé NOD2/CARD15 a récemment été identifié. Trois principales mutations permettent de distinguer des groupes de patients présentant un risque 40 fois plus important d'être atteint de la maladie de Crohn. "Mais le hic est que ces formes ne représentent qu'un patient sur cinq… Autant dire qu'un dépistage génétique n'est pas pour demain. De plus, ces gènes ne semblent pas liés à des formes plus sévères de la maladie ou à une meilleure réponse à certains traitements. Pour le moment, ces influences génétiques ne peuvent que nous aider dans la compréhension de la maladie et peut-être demain dans la mise au point de nouveaux traitements" avoue le Pr. Desreumaux.

DES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX À EXPLORER

Les plus fortes augmentations du nombre de cas concernent des pays en cours d'industrialisation. Ainsi, de nombreux facteurs sont avancés pour expliquer cette évolution : pollution, alimentation, mode de vie, stress… mais sans preuve jusqu'à ce jour. Le Pr. Desreumaux précise que "seul le tabagisme a été formellement identifié comme favorisant la maladie de Crohn, mais protégeant de la recto-colite hémorragique. Parmi les autres facteurs de risque identifié, il semblerait qu'une appendicectomie avant l'âge adulte protègerait de la recto-colite hémorragique tandis que la malbouffe augmenterait simultanément le risque des deux maladies". Enfin tout comme pour les allergies alimentaires, l'augmentation du niveau d'hygiène pourrait avoir une influence (thèse hygiéniste) : trop de propreté durant l'enfance empêcherait le tube digestif de s'adapter à diverses bactéries et provoquerait à l'âge adulte une réaction excessive. Une hypothèse qui méritera confirmation…
Bien que les traitements aient largement progressé ces dernières années, beaucoup de zones d'ombre subsistent encore autour des MICI. La meilleure compréhension des interactions entre le système immunitaire et la flore intestinale pourraient demain les éclaircir. Un vaste chantier en perspective.
* Les maladies chroniques inflammatoires concernent aujourd'hui différents organes : les articulations avec la polyarthrite rhumatoïde ou les spondylarthropathies, la peau avec le psoriasis et enfin l'intestin avec la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique, regroupées sous le terme de maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).
David Bême

Maladie de Crohn, RCH... des maladies difficiles à vivre

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/intestin/

Maladie de Crohn, recto-colite hémorragique… Ces pathologies mystérieuses sont des maladies inflammatoires de l'intestin. Elles affectent le quotidien de plus de 200 000 personnes. Pour en savoir plus sur le vécu des malades, nous avons interrogé Patrick Riaudet, président de l'association François Aupetit.
Diarrhées, douleurs abdominales, perte de poids, fatigue, fièvre… Les conséquences des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin peuvent considérablement handicaper la vie quotidienne de milliers de patients.

Des maladies encore taboues

Intestin maladiesAtteint depuis 1987 de la maladie de Crohn, Patrick Riaudet est président de l'Association François Aupetit (AFA), association française luttant contre les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI). A travers son parcours mais aussi celui des milliers de membres de l'AFA, on comprend mieux les particularités de ces maladies sur la vie quotidienne. Selon lui, "ces maladies restent souvent taboues. On peut généralement comparer les symptômes à une gastro-entérite qui ne guérit pas. Ainsi, les malades ont du mal à parler de leurs troubles avec leur entourage… Au sein de l'association, les langues se délient plus facilement entre patients".
Au quotidien, les symptômes présents lors de poussées sont entrecoupés de périodes de rémission plus ou moins longues. Les douleurs et les problèmes de transit peuvent ainsi survenir sans crier gare. Mais pour tous les patients, on comprend l'angoisse lors de la moindre sortie au cinéma, au restaurant, dans le métro… Ces craintes induisent des comportements ou des rituels typiques. "Si elles n'exposent pas à un risque vital, ces maladies altèrent considérablement la qualité de vie, surtout pour les formes graves qui représentent plus d'un tiers des cas. Nombre de patients développent certains réflexes : repérer où se trouvent les toilettes, éviter certaines sorties… Le plus dur est de ne pas laisser la maladie vous isoler", nous confie Patrick Riaudet.

Un traitement plus efficace, mais un diagnostic tardif

Silence des patients, mutisme des médecins… Avant de pouvoir être bien traité(e), encore faut-il être correctement diagnostiqué(e). "Le temps entre l'apparition des premiers symptômes et le diagnostic est chez nos adhérents d'environ un an, avec une grande disparité… Certains ont attendu plusieurs années avant d'être correctement diagnostiqués. Pourtant, on sait que plus les MICI sont prises en charge précocement, mieux elles sont traitées," précise Patrick Riaudet. Ainsi, avec l'équipe soignante de l'hôpital Saint-Antoine, l'association AFA a réalisé des brochures d'informations à destination des médecins généralistes sur ces petits signes qui doivent faire penser à une MICI en cas de problèmes du transit persistant : une légère fièvre nocturne, une perte de poids, une fatigue importante…
Mais une fois le diagnostic posé, c'est toute la vie qui est perturbée sur le plan affectif, familial et professionnel. La multiplication des examens et la possibilité de complications (avec la crainte de l'ablation du côlon - colectomie) jette un voile d'angoisse et menace l'image de soi. Mais les traitements permettent à une très grande majorité de malades de retrouver une vie quasi-normale. "Avant traitement, certains patients vivent un enfer au quotidien avec près de 50 selles par jour. Mais aujourd'hui, la prise en charge permet à la plupart des malades de vivre quasi-normalement. Les 5-aminosalicylés, les corticoïdes, les immunosuppresseurs et plus récemment les biothérapies ont considérablement amélioré le quotidien de la grande majorité des malades. Mais n'oublions cependant pas les quelques cas qui n'y répondent pas", avoue Patrick Riaudet.

Les missions de l'Association François Aupetit

Adhérente à la fédération européenne de la maladie de Crohn et de la recto-colite hémorragique (EFCCA) et membre fondateur de l'Alliance Maladies rares, l'association François Aupetit a bien d'autres objectifs :
  • Soutenir la recherche sur ces maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Chaque année, près de 250 000 € sont versées à des projets scientifiques sur ces pathologies.
  • Informer tous les membres de l'association sur les moyens de mieux vivre au quotidien, les perspectives de la recherche médicale, etc.
  • Ecouter les malades via 30 délégations régionales organiser des conférences débats sur la maladie de Crohn ou la recto-colite hémorragique, élaborer des brochures d'informations ;
  • Aider les patients dans leur vie quotidienne : l'association a réussi à négocier avec les AGF une surprime raisonnable en cas de demande de prêt par rapport à ces maladies. Elle propose également la Carte Urgence Toilettes à ses adhérents qui s'avère parfois très utile. Enfin, une assistante sociale est à l'écoute des personnes en difficulté.
Se félicitant d'une subvention exceptionnelle du Ministère de la santé de 20 000 €, Patrick Riaudet continue avec ses 5 000 adhérents à travailler pour une meilleure reconnaissance et un meilleur traitement de ces maladies.
David Bême
Mis à jour le 07 juillet 2014