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jeudi, décembre 03, 2015

La fille de Robert Bourassa tire à boulets rouges sur Péladeau

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 03 décembre 2015 à 10h23 | Mis à jour à 11h08
Pierre Karl Péladeau... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)
Pierre Karl PéladeauPHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) La fille de Robert Bourassa a dénoncé vigoureusement le refus du Parti québécois d'appuyer une motion qui aurait souligné le 30e anniversaire de l'élection de l'ancien premier ministre, jeudi.
Dans une entrée sur Facebook, Michelle Bourassa a tiré à boulets rouges sur le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, qu'elle tient responsable de la décision.
« Bonne chance à toi à titre de premier ministre, si un jour tu le deviens ! a-t-elle écrit. Les grands hommes n'agissent pas de la sorte ! Jamais mon père n'aurait été aussi mesquin !!!!!! »
Mme Bourassa a rappelé le souvenir de la soeur de M. Péladeau, Isabelle, qui est décédée dans une tragédie routière en 2013. Sa « merveilleuse amie était drôlement plus humaine que toi ! » a-t-elle écrit.
M. Péladeau, qui connaît bien Mme Bourassa, a souhaité répondre de vive voix à son message jeudi matin.
« J'ai énormément de respect et d'estime à l'endroit de son père, a-t-il dit. Je pense que c'est un grand Québécois. C'est un Québécois qui a réussi de très grandes choses. »
Il a cité le développement de la Baie-James comme un exemple du riche héritage laissé par M. Bourassa.
Il a néanmoins défendu sa décision de refuser de débattre de la motion présentée mercredi par les libéraux. Car en soulignant la deuxième élection de M. Bourassa, le PQ se serait trouvé à célébrer sa propre défaite.
« La motion telle qu'elle a été présentée par le Parti libéral hier, si elle avait pris le soin de souligner les réalisations de M. Bourassa, nous lui aurions effectivement accordé notre consentement », a dit M. Péladeau.
Les libéraux, a-t-il précisé, n'ont jamais consulté ses troupes avant de présenter la motion. Une pratique qui est pourtant courante dans des cas comme celui-ci. Cette affirmation est contestée par un porte-parole libéral, qui soutient que le texte de la motion a été envoyé au PQ deux heures avant la séance de l'Assemblée nationale.
Ces explications n'ont guère convaincu le premier ministre Philippe Couillard, qui a qualifié de « dégoûtant » le refus du chef péquiste de souligner le 30e anniversaire de l'élection de M. Bourassa.
« On voit encore une fois la dérive du mouvement indépendantiste, qui est incapable de s'élever, qui est incapable d'aborder le Québec comme un endroit où les gens sont unis, qui est incapable de reconnaître les mérites des gens qui ne partagent pas leurs idées, ce que nous, on a fait à plusieurs reprises », a dénoncé M. Couillard.
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, avait décrit M. Bourassa comme une « idole » mercredi. Mais à l'instar de M. Péladeau, il s'opposait au texte de la motion déposé par les libéraux, qu'il juge « partisan ».
« On ne commencera pas à célébrer toutes les élections du PLQ dans les 50 dernières années, a-t-il dit. À un moment donné, on va passer tout notre temps à célébrer. »
Le chef caquiste a proposé à M. Couillard de présenter une nouvelle motion pour souligner les réalisations de M. Bourassa, jeudi. Cette initiative serait plus rassembleuse que la commémoration d'une victoire électorale, a-t-il dit.

Le refus du PQ d'appuyer la motion sur Robert Bourassa fâche Couillard

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/

Publié le 02 décembre 2015 à 11h34 | Mis à jour le 02 décembre 2015 à 21h30
«C'est inacceptable», a déclaré Philippe Couillard alors qu'il a... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)
LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT

«C'est inacceptable», a déclaré Philippe Couillard alors qu'il a tenté, en vain, mercredi matin, de présenter une motion soulignant l'apport de l'ex-premier ministre du Québec et ex-chef du Parti libéral du Québec à la société québécoise.

<p>Jean-Marc Salvet</p>
(Québec) Philippe Couillard n'a pas caché sa colère après le refus du Parti québécois de consentir à la présentation d'une motion soulignant une élection de Robert Bourassa.
«Qu'on refuse en chambre, aujourd'hui, pour des raisons purement partisanes et de très bas niveau, de reconnaître la contribution de Robert Bourassa à l'histoire du Québec, c'est inacceptable», a déclaré le premier ministre. «C'est un bas-fond politique que j'ai rarement vu. Je dois le condamner.»
Le gouvernement a tenté, en vain, à l'issue de la période des questions de mercredi matin, de présenter une motion soulignant l'apport de l'ex-premier ministre du Québec et ex-chef du Parti libéral du Québec à la société québécoise. C'est du moins ainsi que M. Couillard a présenté le libellé de la motion.
Celle-ci se lisait ainsi : «Que l'Assemblée nationale souligne le 30eanniversaire de l'élection du deuxième gouvernement de Robert Bourassa qui a eu lieu le 2 décembre 1985.»
Lui aussi irrité, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a noté que l'ex-chef du Parti québécois, Pauline Marois, avait déposé le 15 novembre 2011 une motion soulignant les 35 ans de l'arrivée au pouvoir de René Lévesque, en 1976. L'Assemblée nationale l'avait adoptée.
«Nous aurions consenti à une motion mettant en valeur les réalisations de Robert Bourassa», a assuré le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau. «Mais on ne consentira pas à une motion qui salue la défaite du Parti québécois. On ne célébrera pas une défaite du Parti québécois.»
En 2011, il s'agissait de célébrer l'anniversaire de l'élection du premier gouvernement de René Lévesque. Il ne s'agissait pas d'une deuxième élection, a poursuivi M. Péladeau.
Est-ce qu'on va célébrer l'anniversaire de la troisième arrivée au pouvoir du gouvernement de Jean Charest? a-t-il ironisé.
Dans cette histoire, le chef caquiste, François Legault, est sur la même longueur d'onde que M. Péladeau.

L'ex-mari de Michèle Richard arrêté pour fraude

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

Publié le 03 décembre 2015 à 09h31 | Mis à jour à 09h31
Yvan Demers, en 2000.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)
Yvan Demers, en 2000.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

Vincent Larouche
L'ancien mari de la chanteuse Michèle Richard, Yvan Demers, a été de nouveau arrêté par la Sûreté du Québec ce matin pour avoir monté une fraude « à la Ponzi » de près de deux millions de dollars.
Yvan Demers, qui habite Saint-Colomban, dans les Laurentides, avait été condamné dans une affaire de fraude très médiatisée au tournant des années 2000, et ses déboires financiers avec son ancienne épouse vedette avaient encore davantage contribué à le placer sous le feu des projecteurs.
Pour son nouveau stratagème, les enquêteurs de l'Équipe intégrée des crimes contre les marchés financiers croient toutefois que l'homme de 70 ans opérait sous un faux nom, Marcel Hébert, lors de ses représentations auprès des investisseurs.
Un « système de Ponzi » est un montage financier frauduleux dans le cadre duquel les organisateurs versent de petites ristournes à leurs investisseurs à même les fonds procurés par les nouveaux investisseurs qui viennent d'être recrutés, pour faire croire à un investissement rentable, alors qu'il n'en est rien.
Un complice de 38 ans, Jean-François Demers, de Montréal, a aussi été arrêté ce matin. En plus du montage financier frauduleux, ce dernier est accusé de fraude dans le cadre de la vente d'oeuvres d'art réalisée par l'entremise de la Galerie les Règles de l'art, à Saint-Sauveur.
La SQ affirme que certains investisseurs auraient été floués dans les deux dossiers