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samedi, janvier 14, 2017

Une manifestation anti-Trump se prépare à Washington

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Publié le 14 janvier 2017 à 07h37 | Mis à jour à 07h37
Une affiche appelle les contestataires à manifester lors... (PHOTO PAUL J. RICHARDS, ARCHIVES AFP)
Une affiche appelle les contestataires à manifester lors de la cérémonie d'investiture du président Donald Trump prévue le 20 janvier, à Washington.
PHOTO PAUL J. RICHARDS, ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
Des centaines de milliers d'Américains se préparent à marquer leur rejet de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche par des manifestations dans tous les États-Unis, mais surtout en convergeant vers Washington pour un rassemblement historique.
Une minorité d'entre eux - quelques milliers - veulent croire qu'ils parviendront à perturber la cérémonie d'investiture du président désigné le 20 janvier, où quelque 800 000 partisans du milliardaire sont attendus sous la haute surveillance de 28 000 membres des forces de l'ordre.
Mais le grand rendez-vous des contestataires sera le lendemain, samedi 21, pour une « Marche des femmes » qui a elle été autorisée par les autorités.
Cette initiative trouve sa genèse dans un simple appel posté sur Facebook qui a fait tache d'huile. Il émane de Teresa Shook, une avocate à la retraite vivant jusque-là dans un anonymat paisible à Hawaii.
Consternée par le résultat de la présidentielle, cette grand-mère avait suggéré à ses contacts Facebook : « Et si les femmes défilaient massivement à Washington autour de l'investiture ? ».
Ayant obtenu 40 réponses à son appel, Mme Shook était allée se coucher. À son réveil, le nombre avait bondi à 10 000. L'effet boule de neige ne faisait que commencer.
Sur la page dédiée à l'événement sur le réseau social, près de 190 000 personnes ont désormais annoncé leur intention de participer à la marche, 253 000 supplémentaires se disant intéressées.
Difficile de savoir combien de manifestant(e)s effectueront réellement le déplacement, un froid glacial n'étant pas à exclure à cette époque.
Réseaux sociaux mobilisés
Mais certains signes laissent penser à une vaste mobilisation. Notamment l'ampleur prise par l'initiative sur les réseaux sociaux avec des hashtags comme WhyImarch, womensmarch ou NotMyPresident.
Le ralliement de diverses célébrités est une autre indication. Les chanteuses Katy Perry et Cher, l'actrice Scarlett Johansson ont annoncé leur participation.
Au moins 1200 autocars ont demandé la permission de stationner au stade RFK de la capitale fédérale le 21 janvier, bien davantage que pour l'investiture la veille.
La « Marche des femmes » se garde de se présenter comme un rassemblement anti-Trump : selon un communiqué vendredi, il s'agit d'un « mouvement impulsé par les femmes rassemblant des personnes de tous les sexes, âges, races, cultures et étiquettes politiques », au nom de l'« humanité partagée », la « résistance » et la « liberté ».
Dans le détail, l'initiative est soutenue par des dizaines d'organisations progressistes dont les valeurs sont à l'antithèse de celles du vainqueur de la présidentielle.
On y trouve des défenseurs des droits civiques, des immigrés, des musulmans, des militants de l'environnement, de l'avortement, de la contraception, des drogues douces, des féministes, des pacifistes, des homosexuels, des Amérindiens, bref un mélange de citoyens inquiets.
La marche est désormais officiellement soutenue par Amnestie internationale et Planned Parenthood, le plus grand réseau de planification familiale du pays.
Les Afro-Américains devraient se faire entendre, avec la présence de Black Lives Matter, une association spécialisée dans la dénonciation des abus policiers. Jugeant Black Lives Matter trop radical, certains ont exclu de participer à la Marche des femmes.
Donald Trump peut par ailleurs s'attendre à se voir rappeler ses propos sexistes qui ont défrayé la campagne présidentielle.
Protester en tricotant
Une initiative baptisée Pussyhat project fédère des adeptes du tricot et du crochet pour confectionner des chapeaux de maille rose avec des oreilles de chat pour les manifestantes.
Le terme « pussy » désigne en anglais l'animal domestique, ou le sexe féminin, Donald Trump ayant employé ce terme vulgaire dans une vidéo qui a choqué.
Du fait du court délai de préparation, la « Marche des femmes » s'est révélée être un véritable défi logistique, à la fois pour les organisateurs et les autorités de la capitale fédérale, déjà sur les dents.
Elle devrait débuter sur Independence Avenue à 10 h du matin près du Capitole et se dérouler sur 2 kilomètres le long du National Mall, l'esplanade bordée par les principaux musées et mémoriaux de Washington.
Les organisatrices annoncent environ 300 « marches soeurs » dans d'autres villes du pays dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle, ainsi qu'au-delà des frontières des États-Unis.
Des poètes et écrivains dans une trentaine d'États d'Amérique et plusieurs villes du globe ont eux annoncé des lectures publiques en dénonciation de Trump. Dans une pétition, des centaines d'artistes et critiques d'art s'engagent eux à faire grève le 20 janvier.

Lisée soutient qu'il se passe «vraiment» quelque chose au PQ

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Publié le 13 janvier 2017 à 18h23 | Mis à jour le 13 janvier 2017 à 18h23
«Ça brasse. Ça a toujours brassé (au PQ),... (Photo Édouard Plante-Fréchette, archives La Presse)
«Ça brasse. Ça a toujours brassé (au PQ), mais ça brasse dans le bon sens» désormais, a soutenu le chef élu en octobre, convaincu que les orientations du parti souverainiste n'ont jamais été aussi claires.
PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Jean-François Lisée va profiter du conseil national du Parti québécois, qui se tient tout le week-end à Québec, pour imprimer sa marque sur sa formation politique et lui donner une nouvelle impulsion.
«Il se passe vraiment quelque chose au Parti québécois. Il se passe vraiment quelque chose de neuf au Parti québécois» présentement, selon M. Lisée, qui donnait une conférence de presse vendredi, en marge de l'assermentation des deux nouveaux députés péquistes élus lors de l'élection complémentaire de décembre dernier, Marc Bourcier, dans Saint-Jérôme, et Catherine Fournier, dans Marie-Victorin.
«Ça brasse. Ça a toujours brassé (au PQ), mais ça brasse dans le bon sens» désormais, a soutenu le chef élu en octobre, convaincu que les orientations du parti souverainiste n'ont jamais été aussi claires.
Pour la direction du parti et M. Lisée, le conseil national sera l'occasion d'annoncer leurs couleurs et de présenter la proposition principale aux membres, document qui devrait servir d'armature au futur programme du PQ lors des prochaines élections générales d'octobre 2018.
La proposition principale, qui reprendra les positions de M. Lisée sur une foule de sujets, permettra surtout au chef de réécrire l'article un du PQ, en affirmant clairement que dans un premier mandat un gouvernement Lisée ne tiendrait pas de référendum sur la souveraineté.
Avant de devenir la nouvelle vitrine du parti, le document devra cependant être entériné par les membres lors du congrès national de la formation souverainiste (l'instance suprême), qui se tiendra en septembre.
C'est vraiment à ce moment-là qu'on saura si oui ou non M. Lisée a réussi à orienter le parti dans le sens qu'il désire, notamment sur les grands enjeux qui ont souvent déchiré le parti dans le passé, qu'on pense à la question linguistique.
À ce propos, M. Lisée dit vouloir se montrer conciliant et éviter de braquer les membres en créant des divisions et des «chicanes».
Essentiellement, le PQ misera sur la langue de travail, si bien que la proposition principale stipulera qu'il faut étendre l'application de la Charte de la langue française (loi 101) aux entreprises comptant de 25 à 49 employés.
Ce sera là une «mesure structurante» pour la francisation du Québec, a soutenu vendredi le chef péquiste, qui se veut «zen» en matière de défense de la langue française, voire «décomplexé», mais surtout pas «chicanier».
Il est d'avis que son attitude correspond exactement à l'humeur actuelle des militants péquistes, «qui veulent faire les choses autrement».
Il renonce donc à l'idée d'enlever le statut de ville bilingue à celles qui n'ont plus le nombre requis de citoyens anglophones et met de côté l'idée de forcer les militaires francophones basés au Québec à envoyer leurs enfants à l'école française.
M. Lisée ne veut pas davantage contraindre les étudiants francophones et allophones à fréquenter le cégep en français, une proposition qui avait divisé le parti lors du congrès de 2011.
Ce week-end, le nouveau chef du PQ prendra la parole devant les membres, les députés, l'exécutif et les présidents d'association samedi matin, puis dimanche midi, au terme de l'événement.
Vendredi, lors de l'assermentation des deux nouveaux députés, la présence de l'ancien chef et ancien député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a été remarquée. Il s'agissait d'une des rares sorties publiques de M. Péladeau depuis son départ de la vie politique, en mai, pour des raisons familiales.

Libre-échange: les jeunes péquistes en porte-à-faux avec leur chef

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EXCLUSIF
Publié le 14 janvier 2017 à 05h00 | Mis à jour à 07h01
Ariane Cayer, présidente du Comité national des jeunes du PQ.... (Photo Jocelyn Riendeau, archives La Voix de l'Est)
Ariane Cayer, présidente du Comité national des jeunes du PQ.
PHOTO JOCELYN RIENDEAU, ARCHIVES LA VOIX DE L'EST
Les jeunes péquistes se mettent en porte à faux avec Jean-François Lisée sur un enjeu économique majeur à l'occasion du premier Conseil national du Parti québécois depuis l'élection du nouveau chef. Il lui demande de s'opposer à l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne.
Or Jean-François Lisée s'est toujours dit favorable à cette entente, qui a été signée l'automne dernier, mais qui reste à être ratifiée par les Parlements pour être mise en application. Le leader péquiste demande cependant à Ottawa d'augmenter les compensations promises aux producteurs laitiers et fromagers avant que le gouvernement du Québec n'adopte le décret d'application de l'accord - condition essentielle pour sa mise en oeuvre.
Or, dans une proposition qui sera soumise aux militants péquistes réunis en conseil national ce week-end, le Comité national des jeunes du PQ (CNJPQ) demande carrément le rejet de l'entente. « Il est proposé que le Conseil national donne le mandat à l'aile parlementaire de se positionner contre l'Accord économique et commercial global », peut-on lire dans le cahier de propositions, obtenu par La Presse.
Lors d'un entretien vendredi soir, la présidente du CNJPQ, Ariane Cayer, a soutenu que l'aile jeunesse est en faveur du libre-échange, mais elle considère que l'accord Canada-Europe doit être rejeté. Non seulement parce qu'il risque de « nuire à notre industrie laitière », mais aussi parce qu'il permettrait à des entreprises de « poursuivre des États s'ils décident de changer leurs législations économiques ou environnementales ». La position du PQ demande des « éclaircissements », a-t-elle dit, cherchant à minimiser le différend. « Vous dites que M. Lisée serait en faveur [de l'accord] mais demanderait des compensations plus élevées, alors que nous on est en défaveur parce qu'il ne nous plaît pas », a-t-elle dit. 
La direction des communications de M. Lisée, Antonine Yaccarini, a confirmé que M. Lisée est « pour l'entente, mais que les compensations du fédéral doivent être suffisantes ». Quant à la proposition du CNJPQ, « ce sera discuté », s'est-elle limitée à dire.
COMPENSATIONS « RISIBLES »
L'automne dernier, Jean-François Lisée qualifiait l'accord de « très bon pour le Québec », parce qu'il permettra une hausse des exportations. Il faisait d'ailleurs la promotion du libre-échange avec l'Europe sous le gouvernement Marois, alors qu'il était ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur.
Par contre, comme il l'indiquait en novembre, il juge insuffisantes, « risibles », les compensations proposées par Ottawa aux producteurs de lait et de fromage du Québec. Le gouvernement fédéral a mis sur la table 350 millions de dollars en cinq ans pour compenser la hausse de l'importation de fromages européens prévue à l'accord. L'Union des producteurs agricoles du Québec chiffre plutôt les pertes causées par l'entente à 1,5 milliard sur la même période. Jean-François Lisée a proposé la création d'un forum d'économistes choisis par Ottawa, Québec et l'UPA afin de fixer une compensation « juste » avant que le gouvernement Couillard n'adopte le décret d'application.
Si le premier ministre Philippe Couillard exige une compensation plus généreuse du fédéral, il n'entend pas retarder pas pour autant l'adoption du décret, qui doit survenir sous peu.